
Chris Savourey est un guitariste reconnu de la scène hard rock ayant débuté dans les années 1990, avec une carrière derrière lui bien remplie. Ses influences sont à chercher du côté de Phil Lynott, Yngwie J.Malmsteen, Randy Rhoads, Michael Schenker ou John Sykes. C’est en 2002 avec Heavenly et l’album Coming From The Sky (où l’on retrouvait un certain bassiste Frédéric Leclercq (ex-DRAGONFORCE, actuels KREATOR et LOUDBLAST, SINSAENUM…) qu’il s’est vraiment fait remarquer bien qu’ayant déjà à cette époque trois albums solos à son actif parus chez Brennus : un disque éponyme en 1994, End Of Millenium en 1996, et Dreamland en 1998. Il joua alors aussi au sein des fameux Broken Edge. Il partira alors en tournée avec Heavenly, en special guest de Stratovarius, alors au sommet, pour l’album Infinite ce qui leur permettra de jouer en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en République tchèque. Un vrai périple pour notre ami Chris. Par la suite il participa à de nombreuses formations comme Northwind, Karelia, Born Again et plus récemment Bad Kingz, multipliant ainsi les projets. Cette fois-ci, quatre ans après Take Me Into Your Kingdom(2022) avec Bad Kingz, Chris Savourey a la bonne idée de nous proposer 1966, son quatrième effort solo, 29 ans après Dreamland 1997 ! Accompagné d’Alex Sire à la basse et aux claviers qui s’est aussi chargé du mixage, de Fred Boubet à la batterie et d’une pléiade de chanteurs/chanteuses plus talentueux les uns comme les autre, Frank Moodog (“Hold My Hand“, “The Downside“, “Rise Again“), Tomas Baptista, Rose Carter, Lukky. Sur 1966, il nous a concocté dix titres 100 % hard rock dans la plus pure tradition, totalement influencés par les seventies et eighties ! Un voyage intemporel à travers les méandres du temps pour notre plus grande joie. Metal Obs TV a choisi de lui ouvrir sa lucarne pour nous présenter sa galette, la guitare à la main ! [Entretien vidéo réalisé par Zoom avec Chris Savourey (guitares) par Pascal « heavy » Beaumont – Photos : DR]
->> Single « Triumph » par CHRIS SAVOUREY, extrait de l’album 1966 (FTF-2026)
Le guitariste français Chris Savourey fête ses 60 ans cette année 2026, et ses 32 ans de carrière, alors quoi de mieux pour célébrer tout ça qu’ un nouvel album solo intitulé sobrement 1966, titre correspondant tout bonnement à son année de naissance. Il s’agit en fait du quatrième depuis son opus éponyme paru en 1998. Quel le temps passe vite ! Et la nostalgie s’empare de nous encore une fois… C’est d’ailleurs un peu ce que l’on ressent à travers les dix morceaux de hard rock proposés ici. Son talent indéniable a cette fois été mis au service de différent chanteurs qui officient sur un, voire plusieurs morceaux, en fonction de leur compétence vocale. Accompagné d’Alex Sire à la basse et aux claviers qui s’est aussi chargé du mixage, de Fred Boubet à la batterie, et d’une pléiade de chanteurs plus talentueux les uns comme les autres : Frank Moodog (“Hold My Hand“, “The Downside“, “Rise Again“), Tomas Baptista (“Walk On Lady“, “Triumph“, “Smoke Rising“), Rose Carter (“Break What’s Left Of Me“, et Lukky (“Feel Alive“, “Another Day“) qui se charge d’assurer les parties vocales sur une bonne partie des morceaux.
Le résultat est un disque 100 % hard rock, dans la plus pure tradition qui prouve que le style est bel et bien vivant, et a su passer l’épreuve du temps. On est d’ailleurs face à une forme de revival du style dernièrement. Une pépite comme on aimerait en avoir plus tant le talent de Chris transpire sur chaque chanson que ce soit en lead ou en matière d’écriture. “Field Alive“ ou “Hold my Hand“ nous plonge par exemple dans l ’ambiance très seventies/eighties d’un hard rock qui ne cesse de perdurer pour notre plus grand plaisir…
Tout comme “Triumph“, le premier single sur lequel la voix de Tomas Baptista fait des merveilles. “Another Day“, autre single très roots où Lukky s’en donne à cœur joie. Les voix sont toutes dans les même tonalités ce qui donne une unité à l’ensemble, tous chantant à l’unisson finalement. Les parties de guitare lead sont impressionnantes toujours mélodiques et inspirées avec ce feeling. Pas de démo ici. Tout comme “Smoke Rising“ que l’on croirait tout droit sorti d’un disque de Deep Purple avec son vieil orgue Hammond d’origine (des années 1940 !), une belle réussite. La semi-ballade “Break What’s Left Of M“ est particulièrement appréciable également. Au micro, Rose Parker s’impose et se met au service de la chanson qui semble avoir été écrite pour elle, elle y met toute son âme et l’émotion est garantie avec un feeling qui vous emporte, un investissement total pour un très bon titre. Une vraie pépite. Avec “Walk On Lady“, Chris nous prouve qu’il reste avant tout un grand fan d’AC/DC devant l’éternel tout, comme de Thin Lizzy “Triumph“, “Rise Again“.

1966 est donc un album de hard rock qu’on croirait tout droit sorties des seventies, très bien ficelé grâce au talent indéniable de Chris Savourey et des musiciens qui l’accompagnent et qui nous plonge dans un monde que l’on croyait révolu. Mais en 2026, avec un artiste tel que ce guitar hero français, ce genre musical perdure et ne cesse de se développer. Il ravira les anciennes générations mais aussi les nouvelles qui pourront découvrir la musique de leurs ancêtres, le rock n’a pas de frontière ni d’âge, ça reste intemporel. La pochette est d’ailleurs totalement dans cet esprit ! Merci Chris pour ce moment qui nous ramène aux fondamentaux Deep Purple, Thin Lizzy, AC/DC, Whitesnake, Michael Schenker, Randy Rhoades, et toutes ces formations de légendes qui nous ont bercé pendant des décennies. Toi, tu continues et contribues à le faire ! Et rien que ça, c’est du bonheur. [Pascal Beaumont]
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