MOTOCULTOR FESTIVAL 2026 : Live report (1ère partie) @Carhaix (FR) du 13 au 14/08/2026

La dix-septième édition du Motocultor 2026 s’est achevée tard dans la nuit du 16 août à Carhaix, et ce pour la quatrième fois consécutive, sur le site des Vieilles Charrues. La clôture revenait à la tête d’affiche suédoise ARCH ENEMY qui se produisit sur la scène principale (Dave Mustage) dans la joie et la bonne humeur, à l’image de sa nouvelle chanteuse américaine tout sourire, Lauren Hart (ex-ONCE HUMAN) alors que nous les avions vus il y a deux semaines à peine dans la petite salle parisienne de La Maroquinerie. Cette édition du Motocultor s’est achevée aussi dans la chaleur (toute relative, nous sommes en Finistère) et la poussière. Comptant près de 61 000 spectateurs (sur la durée totale de l’évènement), soit une légère baisse de fréquentation par rapport au record historique atteint l’an dernier (62 500 personnes en 2025), nous avons passé une nouvelle fois d’excellents moments durant ces quatre jours de festivités. Il faut dire que l’affiche était tout bonnement énorme, allant des tôliers de JUDAS PRIEST, KILLERS ou VOIVOD, à des petits jeunes qui n’en veulent comme PILORI ou MONDE DE MERDE, en passant par les brutes de CRYPTOPSY, UNLEASHED, AORLHAC, ou bien encore MASS HYSTERIA, WITHIN TEMPTATION, ou les très rares GODSMACK (troisième venue française)…). Mais le but d’un festival réside aussi dans la curiosité et la découverte musicale, avec d’excellentes surprises ou (re)découvertes justement (HRAFNGRIMR, EIHWAR, ou MASTER BOOT RECORD, CASTLE RAT), malgré encore quelques imperfections d’organisation et une colère qui grondait chez les bénévoles du festival breton… Si le festival ne rentrera probablement pas encore dans ses frais (c’était encore le cas encore dans son compte de résultat déficitaire), voici notre habituel compte-rendu du festival Motocultor ! Et merci à tous les organisateurs et les spectateurs, et bien sûr les bénévoles sans qui rien de tout ça ne serait possible, et on sait de quoi on parle, étant nous-mêmes bénévoles à METAL OBS. [Live report : textes et photos : Seigneur Fred, Morbidou, et Miju ; vidéos : Seigneur Fred]


JEUDI 13/08/2026

Pour une fois, nous arrivons très tôt à l’accueil du festival (vers 12h30) sur le site des Vieilles Charrues (occupé à un tiers de sa capacité). Bizarre… Aucune queue à l’horizon, que ce soit devant l’entrée du camping et du festival en lui-même (les portes n’ouvrant qu’à 14h00 au public), ni devant la billetterie et bureau presse/VIP. Etonnant !! Trafic fluide donc !

Miracle !! Trafic fluide avant l’ouverture ! Comme quoi il faut toujours arriver plus tôt… (quand on peut)

Le calme avant la tempête en quelque sorte… Alors on en profite pour discuter avec les premiers arrivants, et nous tombons alors sur Nono, le responsable de l’établissement nocturne, le fameux Macumba, et son coéquipier, bien connus des campeurs adeptes d’after au Hellfest mais aussi au Motocultor ! Ces derniers se remettent difficilement de leur soirée animée la veille au camping où l’affluence n’avait jamais été aussi grande la veille d’ouverture de l’évènement breton. Du coup, la discussion se transforme vite en interview improvisée au micro de METAL OBS TV. Merci à eux ! Résultat : cela nous met directement dans l’ambiance festive du Motoc’ !! C’est parti pour 4 jours de festivités à Carhaix !

Allez, trêve de plaisanterie à présent. Il est 15h15, l’heure de passer aux choses sérieuses ! Rendez-vous pour cela avec le combo de metalcore américain UNEARTH. Il leur incombe donc d’ouvrir les hostilités sur la Dave Mustage (scène principale du festival). En plein soleil, les Yankees de Boston emmenés par leur chanteur Trevor Phipps depuis 1998 ne vont pas sourciller et interprètent leur brûlots metalcore de manière très directe et musclée, sans quasiment aucune lumière sur scène, en plein jour. Non sans mal, un premier circle pit se forme sur le sol sec de Kerampuilh. On aura même droit en fin de set à quelques anciens morceaux, nous rappelant qu’UNEARTH n’est plus un groupe si jeune, étant passé de mode par rapport à la nouvelle vague metalcore plus moderne et hybride (électro, indus, djent, pop, etc.)… On les avait d’ailleurs véritablement découverts en France en 2007 dans la boue à Clisson lors de leur première venue au Hellfest, à l’époque pour défendre leur troisième galette III : In The Eyes Of Fire (Metal Blade Records-2006).

Parallèlement, il y a FAUXX, duo français composé d’un membre de TAGADA JONES, le batteur Jean-Baptiste Tronel (alias « Job ») qui œuvre ici dans un genre indus metal détonnant sur la Bruce Dickinscène de nouveau couverte pour cette dix-septième édition du Motocultor. Les connaisseurs, mais aussi les néophytes, apprécient visiblement.

Entre-temps, nous croisons du beau monde…

Les bénévoles du Motoc’ sont au taquet !
Et le boss aussi ! (Yann Le Baraillec), et ce, malgré les complaintes de certains bénévoles…

Et bien sûr de beaux festivaliers prêts à faire la fête, ils sont d’ailleurs encore superbement maquillés et costumés cet été 2026 !! L’ambiance promet au Motocultor !! Et ça qu’on aime à ce festival breton où il fait déjà très chaud. Heureusement certain(e)s ont déjà tout prévu, même le parasol…

La violence et la chaleur montent d’un cran à Kerampuilh avec les Yankees de 200 STAB WOUNDS dont nous étions curieux de voir la prestation tant leur label Metal Blade Records nous en parlent régulièrement comme un nouveau petit phénomène de death metal US originaire de Cleveland (Ohio).

Progressivement, leur set monte en puissance sur la Supositor Stage, après une intro uniquement instrumentale. Et peu à peu, leur musique devient de plus en plus massive et heavy, avec un petit côté BOLT THROWER mais avec un son plus actuel, bien entendu. Le chant mené par l’un des deux guitaristes et frontman, Steve Buhl, se veut entre death et black, assez old school. Si les riffs sont assez basiques et vite redondants, ils demeurent terriblement efficaces, et les soli ne sont pas en reste pour autant. Une bonne claque alors que l’on commence à mordre la poussière dans le pit du Motocultor.

Chef, un petit verre, on a soif !!
Jolie basse, et joli caleçon !
Au feu !!! Ah non, fausse alerte, juste de la poussière générée par le pogo des festivaliers…

Pendant ce temps-là, c’est BATTLESNAKE qui séduit un public friand de heavy metal des années 1970’s et de glam rock. Cette nouvelle sensation venue d′Australie arbore des costumes de scène improbables entre aubes blanches de communiant et cornes de diable serties de diamants. Musicalement, ils mixent un genre hybride avec des mélodies du hard FM des années 80’s avec la puissance d′un heavy typé 70’s, le tout avec efficacité et modernité finalement. Intrigant et très réussi !

Les Finnois de WOLFHEART nous ont gratiné de leur death metal en plein soleil !

Puis, place à WOLFHEART annoncé tardivement sur l’affiche du festival. Son leader Tuomas Saukkonen (également actif dans DAWN OF SOLACE, CROWEN, mais aussi BEFORE THE DAWN pour lequel nous nous étions entretenus en 2025) est peu affable au micro et semble plutôt en mode pilotage automatique tout au long du set des Finlandais. Vagelis Karzis prend le rôle de frontman finalement. Côté rendu sonore, c’est tout à fait correct et on apprécie le fait que la poussière vole moins, leur death metal plus ou moins mélodique (ça reste très heavy tout de même et pas si mélodieux que ça) en plein jour a du mal à nous charmer. Et on a dû mal à distinguer les mélodies dans ces guitares baritons ou 7 cordes comme son Tuomas affectionne tant depuis quelques années déjà. Les voir sous une scène intérieure en chapiteau, ou en tournée régulière constitue le meilleur moins d’apprécier leur musique live selon nous, avec des lumières dignes de ce nom. Rappelons quand même leur dernier opus en date (2025) : Draconian Darkness II. Il s’agit d’un EP qui fait suite à Draconian Darkness, premier du nom, et qui marqua l’arrivée du groupe scandinave au sein de l’écurie Reigning Phoenix Music (RPM pour les intimes), après plusieurs années passées chez Spinefarm Records puis Napalm Records. Affaire à suivre…

Après cela, nous croisâmes des fans de PILORI et fiers de l’être ! Et ils ont bien raison, au vu de la qualité de leur blackened deathcore/crustcore et du show à venir des Normands que l’on attend avec impatience…

Les fans de PILORI sont au rendez-vous !

La violence va ensuite monter d’un cran au Motocultor, avec d’une part, le groupe français PILORI, originaire de Rouen, qui récolte un bel accueil sur la scène voisine couverte (Massey Ferguscène) avec son excellent blackened grind/crustcore (notre interview de son chanteur Greg à retrouver ici), tandis que la grosse sensation américaine de brutal death metal moderne SANGUISUGABOGG prend d’assaut la Supositor Stage.

Ça slamme pour moi !!

Et là, ça va cogner sévère, dans un registre encore plus brutal et bien plus lourd que leurs compatriotes du même état de l’Ohio, 200 STAB WOUNDS, présents à ce même endroit une heure avant. Malgré la chaleur et la poussière, le public breton en redemande. On ne peut que leur et vous recommander leur dernière bombe Hideous Aftermath (Century Media Rec.) paru à l’automne 2025. Par moment, il y a comme un côté indus/synth wave qui amplifie leur son et notamment les infrabasses. C’est énorme, même si l’on est moins friand de ces sonorités plus contemporaines dans le mixage de SANGUISUGABOGG qui marquera les esprits et les oreilles. Grosse double tuerie, avec un son vraiment trop fort cependant pour les Américains au nom imprononçable (certainement à plus de 100 décibels) !!

SANGUISUGABOGG

Puis certain(e)s préféreront le show des Français de CELKILT accompagnés pour l’occasion du BAGAD AR MEILHOÙ GLAZ QUIMPER, à défaut cette année de véritable formation de folk metal comme ELUVEITIE ou IN EXTREMO ou encore SUBWAY TO SALLY, déjà vu au Motoc’. Difficile de résister à leur appel des guitares électriques, violon, cornemuses et autres instruments folk ici en plein Massif Armoricain. Succès garanti !

PILORI
CELKILT

D’autres (re)découvriront le neo metal de la fin du début des années 2000 avec le quatuor canadien KITTIE, originaire de London (Ontario) toujours mené par la paire des soeurs Lander, Morgan (guitare/chant) et Mercedes (batterie). Malgré un petit retard à l’allumage suite à un problème de retour sur le poste de la guitariste soliste Tara McLeod, les musiciennes vont enchaîner les titres aux rythmiques solides (la batteuse Mercedes en étant pour quelque chose, en plus de son chant occasionnel aux chœurs) et refrains catchy, mais elles tarderont à communiquer avec le public.

Hello KITTIE ! (ceci est un test de lecture pour jeunes presbytes)

En effet, sa leader Morgan Lander (sœur de la batteur Mercedes) qui alterne chant clair et growls, ne présentera son groupe qu’au bout de trente minutes de show, entrecoupé d’un bref « merci » en français, s’il-vous-plaît, sachant que KITTIE est originaire de la partie anglophone du Canada. S’il est assez rare de voir KITTIE en concert dans l’Hexagone, on aurai aimé un peu plus de spontanéité et de communication. Bref, on apprécie leur show parfaitement rodé sur cette tournée européenne durant laquelle nous entendrons le vieux single « Spit » extrême de leur premier album du même nom paru en 2000, à l’ère du new metal sur une scène bien plus masculine qu’aujourd’hui. Malgré les années et avec un total de 7 albums dont un Fire brûlant et très réussi, sorti quant à lui en 2024 (Sumerian Records) dont elles interpréteront plusieurs extraits.

Morgan Lander (KITTIE)
Les fans de KITTIE sont ravi(e)s, et nous aussi !

Après le massacre sonore de SANGUISUGABOGG, on retourne voir encore du très lourd et méchant avec les Suédois de BLOODBATH sur la Supositor Stage qui connaissent bien le Motocultor pour y avoir déjà joué. On baigne alors dans le gros death metal suédois d’obédience horreur et gore à la AUTOPSY, etc. Enfin suédois, pour la section instrumentale uniquement, car au poste de chanteur, c’est notre vieil amis anglais Nick Holmes, toujours aussi cynique et statique, qui est au micro mine de rien depuis 2014, ayant succédé à un certain Mikael Åkerfeldt (OPETH), puis Peter Tägtgren (HYPOCRISY, PAIN, LINDEMANN). Et côté musiciens, il y a encore du beau monde puisque l’on retrouve toujours avec autant de plaisir Anders « Blackkheim » Nyström à la guitare (ex-KATATONIA, ex-BEWITCHED, DIABOLICAL MASQUERADE, etc.) et Martin « Axe » Axenrot derrière les fûts (ex-OPETH, HELLBUTCHER, ex-WITCHERY, ex-BLASPHEMOUS). A la basse, il nous semble qu’il s’agit de Joakim Antman des excellents LIK. Un bon show qui met un peu de temps à décoller, peut-être à cause de la non challance habituelle du chanteur de PARADISE LOST que l’on reverra d’ailleurs le lendemain avec son groupe principal. Mais l’horaire de passage de BLOODBATH en début de soirée, alors que le soleil cogne encore, n’a pas le meilleur effet, avons. Si cela avait été sous chapiteau comme dans le passé ici au Motocultor avec des lights adaptées pour l’ambiance « film d’horreur ». Le son est tout à fait correct néanmoins, et on attend un prochain album studio de BLOODBATH.

BLOODBATH : c’est comme le Port-Salut, c’est écrit dessus !! Mais avec du sang…
GAEREA

D’autres spectateurs iront voir pendant ce temps-là GAEREA et constater la mue du groupe portugais, désormais établi aux Pays-Bas, du moins pour son leader Guilherme (oups, on n’a pas le droit de dire son prénom désormais !). Fini le black metal, enfin presque, la transition ayant été amorcé sur l’album Coma (Season of Mist-2024), puis complètement sur le petit dernier Loss (Century Media Rec.-2026) aux refrains plus mélodiques et aux sonorités et atmosphères typées dorénavant post black metal/metalcore moderne. Après, de deux choses l’une : GAEREA en 2026, soit on aime, soit on déteste, mais l’évolution est admirable. Et en live, leurs concerts restent toujours des moments de tension et d’expression pour son chanteur cagoulé et ses compagnons, dont la guitariste Sonja Schuringa (ex-DICTATED), à sa droite, qui, cette fois, n’a pas cassé sa guitare juste avant de monter sur scène comme il y a trois ans ici-même au Motocultor. Si les lumières ne sont pas exceptionnelles, le lieu fermé du chapiteau de la Massey Ferguscène sied mieux dans tous les cas à GAEREA, plutôt qu’en extérieur.

Rencontre avec le guitariste Marc de CRISIX
dans les coulisses du Motoc’

Dans les coulisses du Motocultor, quelle bonne surprise ! Nous croisons le grand et sympathique guitariste espagnol Marc Busqué des excellents CRISIX, qui s’est déjà produit ici-même au Motocultor il y a quelques années, et à notre avis, il se pourrait fort bien que nos thrashers barcelonnais reviennent à Carhaix enflammer le pit breton… D’ici là, il faudra peut-être sortir un nouvel enregistrement studio, alors qu’ils sont sans label…

Place maintenant à l’un des poids lourds du heavy/new metal US des années 1990/2000 : GODSMACK.

GODSMACK

Tout aussi rare que KITTIE, voire plus (GODSMACK ne s’est produit que 2 ou 3 fois jusqu’à présent en France : en 1ère partie de METALLICA pour la tournée St Anger en 2004, et au Hellfest Open Air en 2015, puis 2019 !!), il était donc hors de question de manquer Sully Erna et sa bande de passage ici en Bretagne. Mais petit coup de gueule : durant l’après-midi, les fans furent d’abord refroidis malgré la chaleur qui sévit ce premier jour. En effet, la séance de dédicaces fut annulée au dernier moment, idem pour MUNICIPAL WASTE. Motifs pour les premiers : la chaleur. Motif pour les seconds (et retardataires) : panne de moteur de leur van… Grande fut la déception ! Bien sûr, la tournée européenne s’achevant bientôt en soutien de leur dernier album en date Lightning Up The Sky (BMG-2023), nous allons avoir droit à un show bien rodé et parfaitement huilé, à l’américaine quoi, de la part de GODSMACK. Et donc sans surprise si l’on a déjà vu l’un des concerts sur YouTube !! On sait donc à quoi s’attendre, un enregistrement live (Live At Mohegan Sun (2026)) étant même sorti récemment pour ce qui devait être leur tournée d’adieu !

Sully Erna (GODSMACK)

La set-list alterne chansons plus récentes et commerciales du dernier album, et anciens morceaux devenus des classiques comme Voodoo » (extrait de l’album éponyme de 1998), « Awake » (tiré de l’album du même nom en 2000), ou « Faceless » (issu de l’album du même nom, 2003). Puis nous avons droit à la battle de batteries, entre celle du titulaire Mike Mangini (ex-MEGADETH) arrivé au sein de GODSMACK en 2024 se mettant sur le côté et tournant sur elle-même, et une autre arrivant à côté en parallèle, au centre de la scène, sur laquelle s’installe alors le frontman Sully Erna pour jouer d’abord des percussions, puis vraiment de la batterie en donnant le change lors d’une bataille au batteur Mike Mangini, puis en jouant ensemble, parfaitement synchronisé en face-à-face. Tout y passe alors : intro, lancer de baguettes, participation du public, meddley de diverses reprises cultes telle qu’AC/DC, AEROSMITH, METALLICA, etc. Du classique, mais ô combien efficace !! Le concert de GODSMACK s’avère tout simplement génial et fédérateur. Les lumières sont superbes !! Avec une animation continue du logo du nom du groupe et des flammes derrière en fond en guise de backdrop. Bref, un show à l’Américaine comme convenu !

Fidèle au poste, le bassiste Robbie Merrill se meut sans cesse avec son instrument sur la gauche de la scène, tout au long du concert, ne faisant qu’un avec sa cinq cordes. Son jeu apporte d’ailleurs beaucoup de groove aux compositions inspirées à la fois par le heavy metal traditionnel américain (époque Load et Reload de METALLICA), le grunge et post grunge (ALICE IN CHAINS) et le nu metal dans certains rythmiques et autres gimmicks à la guitare. La moitié des musiciens ayant jeté l’éponge (le guitariste d’origine Tony Rombola, et le batteur Shannon Larkin (ex-UGLY KID JOE)), ils ont été remplacés depuis sur cette tournée auréolée de succès et qui finalement a tellement inspiré son chanteur/guitariste Sully Erna qu’il a décidé de prolonger l’aventure GODSMACK, un nouvel album studio étant même déjà en préparation…

Deux salles, ou plutôt deux scènes, deux ambiances à présent : vous avez le choix entre le thrash metal old school de la Bay Area des vétérans de DEATH ANGEL sur la Supositor Stage, ou bien le doom/post sludge metal des Belges d’AMENRA, déjà vus ici au Motocultor… Pour nous, ce sera les deux mon capitaine, car l’une comme l’autre, ce sont d’excellentes formations chacune dans leur genre que l’on voit, certes, assez souvent en France, mais d’un qualité rare. Nous assisterons donc, comme bien souvent, à la moitié du set de chacune. Ainsi, pas de jaloux !

Mark Osegueda (DEATH ANGEL)
Colin H. Van Eeckhout (AMENRA)

On se demande à quand un nouvel album de DEATH ANGEL, Humanicide datant de 2019, soit avant la pandémie, ça commence à dater… Il y eut l’EP Under Pressure (toujours chez Nuclear Blast) en 2020 suivi d’un album live, mais on aimerait du sang frais, ou plutôt du thrash frais à présent…

DEATH ANGEL (c’est comme le Port-Salut, c’est écrit dessus !)

A noter sur la gauche de la scène où se produit AMENRA, la présence de la bassiste d’Amy Tung Barrysmith, tout vêtue de noir dans une robe. Membre de session live au départ pour les tournées européennes et américaines du groupe depuis 2025, elle est désormais titulaire. Côté DEATH ANGEL, on apprécie de revoir le chanteur increvable et si polyvalent Mark Osegueda que l’on avait déjà vu l’an passé sur la scène voisine au côté de KERRY KING pour un excellent concert. A lui tout seul, il incarne le thrash metal US avec sa fougue.

AMENRA

23h15 : Place à la légende rock progressif ou tout simplement OVNI : PRIMUS. S’ils n’interprétèrent pas le célèbre générique du dessin animé culte SOUTH PARK ce soir, au bout d’un moment on constate que cela tourne un peu en rond, malgré la dextérité de son bassiste, un peu à la ZZ TOP et le côté décontracté. C’est relativement technique, progressif, très dansant (les festivaliers bougent) mais au bout d’un moment, on s’ennuie… A noter, en fin de show, les gars de PRIMUS firent venir en fin de soirée sur scène le chanteur Mark Osegueda (DEATH ANGEL, KERRY KING) au micro pour une reprise énormissime de célèbre « Holy Diver » de DIO (R.I.P.). Quel chanteur cet Osegueda ! Et il est partout !

Les Claypool (PRIMUS)

Enfin, MUNICIPAL WASTE est enfin prêt pour en découdre sur la Supositor Stage. Ils sont relativement concentrés et effectuent eux-mêmes leur sound check avant cela. Le public grossit peu à peu, et commence à fatiguer quelque peu à cette heure avancée de la nuit (vers 2h00).

MUNICIPAL WASTE

Dans le même temps, avec son metal électro/indus, le groupe teuton OOMPH!, plutôt rare live dans l’Hexagone, va faire danser les festivaliers entre 00h30 et 01h30. Le Macumba accompagnera enfin les plus téméraires des campeurs et campeuses à la sortie du site jusqu’au bout de la nuit… !

OOMPH!

Mais attention, nous ne sommes qu’au début du festival, il faut parfois savoir se ménager pour apprécier tous les concerts à venir… [Seigneur Fred]

Bonne (1ère) nuit !

->> Résumé de cette 1ère journée en vidéo ci-après avec nos réactions encore à chaud :

VENDREDI 14/08/2026

Les festivaliers son heureux à l’entrée du festival !

En cette deuxième et toujours chaude journée, le programme s’annonce très chargé sur les quatre scènes du Motocultor, et le soleil tape toujours (légèrement moins que la veille toutefois). On commence directement par le metalcore moderne et ambitieux de nos voisins belges d’ICE SEALED EYES sur la Dave Mustage. Et ça le fait ! En plein zénith, ça cogne dans tous les sens du terme. On parle ici de thall metal, une fusion hybride de metalcore, djent, metal progressif et deathcore. Assurément, une belle découverte car c’est aussi ça le but d’un festival, rappelons-le : la découverte !

Débarque alors les Frenchies de GRAVITY sur la Massey Ferguscène qui vont mettre une bonne première claque à l’ombre sous chapiteau alors que la chaleur sévit cette nouvelle journée en fin de compte. Auteure de déjà quatre albums (dont Momentum chez No Need Name paru en 2023), cette formation montpelliéraine de deathcore/metalcore expérimentée (formée en 2009 tout de même) est menée par la frontwoman Emilie qui va même lancer un braveheart à l’heure du repas ou la sieste pour certains. GRAVITY est un groupe à surveiller de très près…

GRAVITY live @MOTOCULTOR FESTIVAL 2026
GRAVITY

Puis, en nous baladant et chinant sur les stands de l’Extrême Market, qui croisons-nous sur celui des Acteurs de l’Ombre Productions ?? Notre amie ch’ti Agathe, alias « Diffamie » de GALIBOT (vous savez nos nouveaux chouchous black metalleux des temps modernes au concept rendant hommage à leurs aïeux qui ont souffert dans les mines de charbon au siècle dernier ?). N’hésitez pas à jeter un ch’ti œil à nos 2 interviews en ligne : pour leur réédition de Euch’ Mau Noir Bis (février 2025) ; et pour leur dernier brûlot Catabase (mai 2026). Mais une question nous traverse l’esprit que nous poserons d’ailleurs en off à la principale intéressée ?

Après leurs camarades de HOULE l’an passé ici-même sur la Supositor Stage du Motocultor, (dont nous croiserons leur chanteuse, décidément, Adèle alias « Cafard »), à quand GALIBOT aussi en concert au Motocultor ?? Notre petit doigt nous dit que ça ne devrait pas tarder…

Notre fidèle compagnon de route Morbidou, s’attarda entre-temps, quant à lui, sur quelques œuvres antistatiques humaines, à la sortie de l’Extrême Market…

->> Résumé de cette 2ème journée en vidéo ci-après avec nos réactions encore à chaud :

Publicité

Publicité