HELLRIPPER : Metal from The Highlands

Attention, jeune talent encore une fois ! Après leurs jeunes collègues de label SARCATOR (avec qui ils ont déjà tourné et retournent ce printemps 2026 en Europe), voici donc HELLRIPPER en interview exceptionnelle sur METAL OBS TV !! Ce one man band de speed/thrash/black metal fut lancé à l’origine par son jeune leader James McBain (en charge du chant, tous les instruments dont une batterie programmée, seul bémol ici) un jour grisâtre de 2014 dans les Highlands des environs d’Aberdeen en Ecosse (UK). Après un EP et déjà 2 albums studio (Coagulating Darkness en 2017 (autoproduction) ; The Affair of the Poisons (Peaceville Rec.-2020) ; Warlocks Grim & Withered Hags (Peaceville Rec.-2023), voici déjà le 4ème brûlot de HELLRIPPER, nommé Coronach disponible le 27/03/2026 sur  @centurymedia . Et quelle tuerie !! Emprunt d’influences old school, Coronach est un habile mélange artistique et technique des genres (heavy, speed, black, thrash, blues, folk), sans limite, avec des idées bouillonnantes et un univers lyrique sombre inspiré par le folklore local de l’Ecosse. Rencontre avec son passionnant frontman à la veille d’une énorme tournée européenne débutée en mars 2026 et qui passera notamment à Paris (Glazart) le 18/04/2026 et un peu partout en Europe ! Merci beaucoup à James McBain. [Entretien réalisé par Zoom avec James McBain (chant, instruments) par Seigneur Fred – Photos : DR]

->> Single « Mortercheyn » par HELLRIPPER, extrait de l’album Coronach (Century Media Records)

Coronach - HELLRIPPER
HELLRIPPER
Coronach
Speed/black metal
Century Media Records

Des combos mêlant malicieusement speed/thrash et black metal, ce n’est pas nouveau et on en ramasse à la pelle comme les feuilles mortes à chaque automne, et ce, depuis les années 1980, décennie faste où ce style musical naquit. En effet, c’est sous l’impulsion des BATHORY, VENOM, DESTRUCTION, SODOM, etc., avide de toujours plus de violence et avec la folle envie de diaboliser le heavy/speed metal de la bande à Lemmy Kilmister, MOTÖRHEAD, qui en influença plus d’un outre-Manche et à travers le monde. HELLRIPPER perpétue cet héritage très noblement, mais il n’en est cependant pas à son premier méfait, Coronach constitue mine de rien son déjà quatre effort solo ! Car oui, il s’agit à l’origine d’un projet musical solitaire, ce one-man-band ayant naïvement été lancé un jour grisâtre de 2014 dans la chambre du jeune James McBain depuis Aberdeen, à l’est des brumeux Highlands écossais… Après un EP The Manifestation of Evil, et un premier LP Coagulating Darkness, tous deux autoproduits, HELLRIPPER se fait vite remarquer par les voisins anglais, jadis ennemis, pour un deal qui se conclut avec Peaceville Records sur le second album The Affair of the Poisons en 2020. Le projet évolue sérieusement, les concerts viennent, mais pandémie oblige, ils sont entrecoupés d’un nouvel album studio, Warlocks Grim & Withered Hags, réalisé seul par son leader, en attendant des jours meilleurs. Il sort en 2023, puis Century Media met le grappin alors dessus.

En mars 2026, le résultat s’appelle Coronach et c’est une franche réussite, mais pas exempte de quelques défauts (de jeunesse) cependant ici ou là, histoire d’accorder une marge de progression chez notre jeune ami James McBain, véritable petit génie en termes de composition, d’écriture, et de performer ! Car en live, HELLRIPPER est un véritable groupe combinant différents courants de metal donc, et qui envoie sévère, à l’image de leur vidéo clip pour le single « Hunderprest » ! Sous son intro pachydermique à la batterie rappelant faussement l’intro du tellurique «  »The Heaviest Matter of the Universe » de GOJIRA, très vite HELLRIPPER déboule avec son style bien à lui, c’est-à-dire speed/thrash/black metal, à la fois old school et frais…

Alors oui, vous allez dire que c’est pas très original, sonne déjà entendu, et l’ombre des vieux de la vieille comme BEWITCHED ou DESASTER plane sur les Highlands, ou plus près de nous les Français de HEXECUTOR ou les jeunes Suédois de SARCATOR. Mais si vous y regardez bien, et surtout écoutez bien, chacun a trouvé son style, forgé sa route, avec son approche lyrique, et développé sa technicité, et tout cela nivelle plutôt vers le haut un genre musical vieux d’une quarantaine d’années, alors un peu de dépoussiérage de printemps, parfois ça ne fait pas de mal. Pour le cas HELLRIPPER, la voie choisit est celle mêlant folklore local écossais, comme en témoigne le mystérieux et blacky « Mortercheyn » (aux relents Darkthroniens sur la fin), ou alors la superbe et longue chanson-titre épique qui conclut les hostilités de Coronach de fort belle manière. Ecoutez/visionnez la lyric vidéo ci-après… Comment alors ne pas penser aux pères fondateurs BATHORY, aussi bien sur sa période folk/viking metal de Hammerheart ou Blood on Ice, et en même temps à sa période thrash (Requiem et Octagon), mais aussi un peu ENSLAVED ou EINHERJER, sauf que là encore, James McBain explose de créativité et fait son propre truc, sans se poser trop de question, ni se mettre trop de barrière. Les mélodies de guitares sont superbes, les chœurs très réussi, et les riffs vraiment accrocheurs.

Ainsi, l’artiste écossais n’hésite pas à proposer une intro grandiloquente et classieuse au piano, juxtaposée à un speed/black metal violent et explosif sous fonds de screams sur « The Art of Resurrection », ou alors des morceaux totalement taillés pour la scène ce printemps 2026 en Europe, comme « Kinchyle (Goatkraft and Granite) » avec ses hymnes heavy/speed metal, ou encore le tonitruant « Hunterprest ». Sur « Sculptors Cave », ça groove sur le manche de la six-cordes, avec ce rythme majoritairement up tempo, où l’on pourrait presque déceler des influences à la CHILDREN OF BODOM ou nos amis toulousains d’APHAENAMER, c’est vous dire le haut niveau, même si côté soli, on est en deça tout de même. Et HELLRIPPER nous surprend encore sur des breaks plutôt surprenants, déjà entrevus chez ses camarades de label SARCATOR avec lesquels HELLRIPPER a déjà tourné (et retourne cette année 2026). L’exemple parfait serait encore une fois « Kinchyle (Goatkraft and Granite) » et le break à la guitare folk en plein milieu du morceau. Simple mais bluffant !

Après, comme dit plus haut, tout n’est pas parfait, et il y a quelques défauts de jeunesse, mais comment en vouloir à notre ami écossais ? Disons que parfois, c’est moins original et surprenant, comme le méchant « Blakk Satanik Fvkkstorm » qui sonne très cliché, notamment dans son vidéo clip. Mais l’effet prime et on ne peut s’empêcher de headbanguer comme un diable avec le perfecto ou la veste à patches, et une mousse à la main ! Mais HELLRIPPER n’a que faire et se fait plaisir encore une fois, sans se poser de question, et il a bien raison. Le dernier bémol ou petit reproche réside enfin dans l’usage à une boîte à rythmes ici. Eh oui, il s’agit d’une batterie programmée, certes, avec des sons d’une batterie acoustique, mais bel et bien programmée ici, car notre Sir James McBain ne peut pas non plus tout accomplir dans ce travail formidable qu’il nous offre déjà ici à travers cet opus très réussi qu’est Coronach ! Et en live, de toute façon, il y a un vrai batteur, de vrais musiciens qui l’entourent, alors pas d’inquiétude !! Alors ruez-vous pour le voir en concert, car ce sera une fête de tous les styles de metal avec des vrais gens passionnés ! [Seigneur Fred]

Publicité

Publicité