VITAMIN X : Ride The Apocalypse

Quand on lance Ride The Apocalypse , on se surprend à revenir presque 40 ans en arrière, à une époque où DRI, CRO MAGS, ou SOD mixaient le meilleur de deux mondes : le thrash metal et le punk/hardcore ! Un souffle frais passa alors sur la musique extrême ! Encore un groupe nostalgique, me direz-vous ? Alors oui, existant depuis 1997, VITAMIN X n’invente pas la poudre sur son septième album, mais sait sacrément bien la faire parler ! Riffs assassins, basse frappant directement le plexus solaire – écoutez donc l’intro de « Devolution/Devilution » -, chant hargneux et chœurs agressifs, solos courts mais tellement jouissifs, le tout boosté par une batterie qui frappe fort et dur ! Toute cette énergie au service de morceaux courts, mais ô combien efficaces, qui réveillera le mosheur qui sommeille en vous, celui qui headbanguait et ravageait son salon en écoutant Speak English or Die ! Et si on vous dit que Ride The Apocalypse a été masterisé par Joel Grind (TOXIC HOLOCAUST, MUNICIPAL WASTE) et un superbe artwork signé Andrei Bouzikov (MUNICIPAL WASTE) pour achever le tout ! Clairement, ce nouvel album propose dix-sept titres d’une puissance dévastatrice : plus rapides, plus intenses et plus lourds que tout ce que le groupe néerlandais a fait jusqu’à présent. Tous ceux qui ont écouté les premiers mixages sont unanimes : c’est le meilleur album de VITAMIN X à ce jour. Un grand merci aux musiciens, dont le guitariste Marco, arrivé à l’improviste à la fin de cette sympathique réunion… [Entretien réalisé par Zoom avec Marco (chant) et Marc (guitare) par Dave Saint Amour – Photos : DR]

Ride The Apocalypse - VITAMIN X
VITAMIN X
Ride The Apocalypse
Thrash metal crossover
Svart Records

Quand on lance Ride The Apocalypse , on se surprend à revenir presque quarante ans en arrière, à une époque où DRI, les Cro Mags ou SOD mixaient le meilleur de deux mondes : le thrash metal et le punk/hardcore ! Un souffle frais passa alors sur la musique extrême ! Encore un groupe nostalgique, vous direz-vous ? Après tout, depuis plusieurs années, on assiste à des revivals de toute sorte : death metal old school, true black metal se réclamant des « tous débuts », New Wave of French heavy metal (si ! si !), thrash metal originel que l’on croirait tout droit sorti de la Bay Aera, neo metal issu des nineties… Bref, tous les styles y passent. Et ne dit-on pas que c’est dans les vieilles marmites….

Alors oui, Vitamin X n’invente pas la poudre mais sait sacrément bien la faire parler ! Riffs assassins, basse frappant directement le plexus solaire – écoutez donc l’intro de « Devolution/Devilution » -, chant hargneux et choeurs agressifs, solos courts mais tellement jouissifs, le tout boosté par une batterie qui frappe fort et dur ! Toute cette énergie au service de morceaux courts, mais ô combien entraînants , qui réveillera le mosheur qui sommeille en vous, celui qui headbanguait et ravageait son salon en écoutant Speak English or Die ! Le quatuor néerlandais démarre pied au plancher avec « Chop, Chop », qui a fait l’objet d’un vidéo clip bien délirant tourné à Tokyo , notamment sur le carrefour de Shibuya et dans un club nippon où le légendaire calme des Japonais vole en éclat lors d’un slam diving effrénée et c’est parti pour dix sept morceaux et vingt-huit minutes d’un thrash hxc crossover de haute volée, cochant toutes les cases du genre musical, autant dire qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer ! Un titre comme « Wanna Be Me » dure quarante-sept secondes, mais aucune n’est superflue, intro et outro comprise ! Ride The Apocalypse condense en moins d’une demi-heure toute l’histoire d’un style, nous rappelant à chaque break pourquoi on aime ça ! Et pourquoi on en redemande !

Il est vrai que le gang néerlandais n’est pas un néophyte, œuvrant depuis le début du millénaire sur la scène, Ride The Apocalypse constituant leur septième effort à leur discographie déjà bien fournie ! Des mecs expérimentés qui ont trainé leur musique dans de nombreux festivals comme le Hellfest, l’Obscene extreme, le Maryland Deathfest, Riip Fest, tout un tas d’endroits hautement recommandables quand on aime la musique saturée ! N’hésitant pas à « aérer » leurs morceaux par des moments plus calmes (tout est relatif) comme sur « Fear », « Bite the hand that feeds », « WAR » ou « Sociopath », Vitamin X, dont le nom évoque rien que moins que l’ecstasy, ne se vautre pas dans la gaudriole ! Fervent straight edge, le quatuor n’hésite pas à mettre en avant ses idées politiques, forcément anarchistes et contre toute forme d’oppression ! Hxc et punk jusqu’au bout ! On ne va pas se vendre pour une platée de lentilles ! Alors oui, tel ou tel riff vous fera peut être penser à GBH, à Wermarcht, à MOD , mais c’est fait avec un tel savoir faire , servi par un mastering infernal de Joel Grind (Municipal Waste, Toxic Holocaust, on est en terrain connu), et surtout avec un telle passion que l’on pardonnera ces petits emprunts… C’est brutal, entraînant, rentre dedans et surtout c’est clairement taillé pour la scène ! Evidemment la pochette participe aussi à la fête : un squelette surfant sur la planète, bandana sur le crâne dans une mer qu’on imagine bien polluée ! C’est clair, précis, à l’image de la musique de Vitamin X ! Efficacité maximum de la part d’Andrei Bouzikov (qui a également bossé avec tiens donc, Municipal Waste…) et qui devrait donner de fort beaux T-shirts côté merchandising.

Bref, les fans de la vague crossover des années 80 seront aux anges , tant les codes sont respectés avec une redoutable efficacité ! Les autres ? Laissez-vous tenter par des morceaux directs , sévèrement charpentés et des refrains qu’on hurlera avec la foule dans la fosse, tout en montant sur scène pour slammer comme si on avait vingt ans !!! Osons le dire : voici une vraie cure de vitamine pour thrashers adepte du crossover !!! Notre prescription : écoute matin, midi et soir jusqu’à rémission des symptômes !!! [Dave Saint Amour]

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