Les Parisiens de Fatima, en habitués de Metal Obs TV, démontrent une belle régularité avec la sortie de leur déjà cinquième opus intitulé Primal. C’est donc avec un plaisir renouvelé que nous avons pu nous entretenir avec le trio de stoner rock/doom psychédélique toujours aussi sympathique, humble, et avenant ! A noter entre-temps, un passage remarqué au Mennecy Festival en septembre 2024… [Entretien vidéo réalisé par Zoom avec Antoine (guitare, chant), J-C (batterie) et Maxime (basse) par Norman « Sargento » Garcia – Photo : DR]

Primal - FATIMA
FATIMA
Primal
Stoner rock/doom psychédélique
Black Robes Records

Primal est donc la cinquième galette pour nos amis de Fatima qui commence à asseoir une certaine notoriété sur la scène grunge stoner française, mais pas que… Concernant l’origine du nom du groupe, nous vous invitons à visionner notre précédente interview filmée en 2024 pour la sortie d’Eerie (FATIMA : Space men – Metal Obs’ Magazine). Choisissons plutôt d’aller à l’essentiel ici, d’abord en précisant que le trio parisien a cette fois choisi de faire appel à Guillaume Doussaud (Headcharger, Burning Heads…) au Swan Sound Studio (les 2 précédents albums ont également été enregistrés sur ce site) pour ajouter encore plus de substance à leur son, ce dernier étant masterisé par la main experte de Thibault Chaumont (Klone, Birds In Row…).

« Sassquatch » est un superbe premier morceau, bestial, frontal et massif, tandis que sur « Mammoth Graveyard », on retrouve ces ambiances orientales chères au groupe, et bien sûr cette superbe voix, une sorte de mix entre les défunts et légendes Layne Stanley et Kurt Cobain (R.I.P.). La piste « Killer Wart Hog », laisse d’ailleurs entrevoir sur un instant une ligne vocale plus mélodique et non hurlée très intéressante, accentuée sur « Dog Ham », un morceau très mélodique ou la douceur vocale côtoie une section rythmique plus lourde (quel plaisir de distinguer la guitare-basse), et ce côté musique orientale toujours bien prononcé. Un bien bel hymne que nos animaux de compagnie ne risquent par contre de ne pas apprécier (rapport au titre de la chanson). C’esl le moment choisi par le groupe pour accélérer le tempo avec  « Chilled Monkey Brains », sur lequel on retrouve l’urgence prégnante du grunge (cf. le Bleach et son « Love Buzz » de Nirvana), vite rattrapé par un low tempo bien lourd propre au stoner.

« Gazelle Horns » est de son côté plus subtile et limite envoûtant, tout en jouant sur la longueur. La complémentarité du chant et de la section ryhtmique font merveille sur ce morceau, avant de se terminer par un bel envol instrumentale. Puis « Primal » et ses quasi 6 minutes font encore étalage, preuve si il en est, d’un excellent songwritting du trio, cette chanson transportant littéralement l’auditeur et étant bien plus sophistiqué que ne le laisse présager son titre.

Enfin, « Waters Of Babylon », seul titre qui ne fait pas directement référence à un animal sur sur cet album, achève avec calme et sérénité un disque sur lequel la grande maîtrise et la maturité ressortent indéniablement. [Norman « Sargento » Garcia]

Publicité

Publicité