FINAL SHODOWN / WHO I AM / WASTELAND : LIVE REPORT @Le Temps Machine – JOUE-LES-TOURS (FR) LE 18-10-2024

Il fallait vraiment ne pas rater cette release party du groupe tourangeau de deathcore Final Shodown au Temps Machine le 18 octobre dernier pour leur nouvel et monstrueux EP intitulé G.O.D. (autoprod.) à découvrir live en compagnie d’invités, quatre ans après la sortie de l’EP Illusion. La soirée s’annonce déjà bien chaude, avec deux autres groupes en préambule dans la petite salle de la banlieue de Tours au rez-de-chaussée (celle à la boule à facettes), Wasteland et Who I Am. Et quelle énergie et sympathie de la part de ces acteurs de l’underground hardcore/metal français ! [Live report : texte & photos : Morbidou, avec la complicité de Seigneur Fred]

Le rendez-vous attire déjà environ 180 métalleux et surtout coreux, qui se sont pressés pour cette soirée. Pas un public de cornes du diable sombre, mais plutôt family jump coreux bien cool ! N’étant pas en avance, on échange quelques mots avec Mathilde du Temps Machine, puis on se presse pour découvrir la salle et les potos présents, et faire connaissance. Il y fait déjà bien chaud, merci Wasteland pour la préchauffe alors que le bar occupant un mur latéral de la salle fait son office. Navré par contre, nous manquerons leur set ! Il fut a priori question de brutal death metal, le groupe parisien s’étant ajouté tardivement à l’affiche du soir. Grâce au featuring en fin de set de Final Shodown, nous pûmes néanmoins voir plus tard chanter le frontman cagoulé en appui de Tonton Guich (chanteur des stars du soir).

Gilou (ex-NECROPSY, ex-HAPPY FACE) invité ce soir par Tonton Guich (FINAL SHODOWN)

Le back drop annonce “Kill my bane, break the chaine”. La couleur est donnée avec Who I Am, cela s’annonce hardcore dans le pit, bien punk dans l’esprit pour ce jeune groupe d’Angoulême ! On assiste aux balances avec le grand Gilou au microphone (ex-Necropsy, ex-Happy Face), invité ce soir, et « retraité » comme il dit. L’ancien chanteur de Happy Face, qui laissa sa place dans les années 2000 à Guillaume justement, actuel chanteur et frontman de Final Shodown, nous réserve donc une belle surprise… Au cours des huit morceaux courts interprétés ce soir, claqués aux riffs d’aciers, on prend du brise nuque en pleine tronche pendant une grosse demi-heure, à décoller la cire des oreilles heureusement protégées ! Le vocaliste arpente sans relâche la scène souvent en jumpant, son chant est écorché, typique hardcore. La batterie, plutôt en avant, est métronomique. On a du groove et des breaks, parfois même quelques riffs heavy se frayant un passage. Le public répond bien présent, ça communique de la scène ! L’ambiance monte clairement de plusieurs degrés, toujours dans le respect et la bonne humeur.

WHO I AM

On est à présent bien dans l’ambiance avec les balances de Final Shodown, et une bonne bière entre potes en attendant (à consommer avec modération). C’était quelle bière déjà ? Après on s’en fout, car on est venu à pied ce soir… La tête d’affiche de ce soir repart, et soigne ensuite son entrée en scène. Tatoué, le chanteur Guillaume nous présente les artilleurs, en particulier le « nouveau » guitariste, qui s’est fadé tout l’apprentissage des morceaux en peu de temps. Final Shodown devient donc officiellement ce soir un quintet. « Avec deux guitares maintenant ! », comme il dit, ça va faire mal nous on dit ! Après une petite intro à la Sepultura (dont est le frontman est gros fan), ça y va, et pas pour « faire un slow » comme dit le chanteur. On s’en doute ! (rires) On découvre ainsi le nouvel EP G.O.D. (disponible ici sur Bandcamp).

FINAL SHODOWN

Gilou, à côté de nous, est aux anges avec la batterie pachydermique de Danny, le chant profond écorché de Guillaume, et les riffs écrasants des deux gratteux. On est là dans le brutal deathcore, voire grind et djent/mathcore, mesdames et messieurs ! On sent la rythmique « creeping » qui vient du sol, c’est tellurique, et ça nous remonte dans les entrailles. Plus que de la musique, c’est de l’émotionnel, du ressenti. Mais comme c’est la fête, entre amis, tous le monde monte, et remonte sur scène, avec au total trois featurings. Gilou lâche le rideau à gauche de la scène et monte avec son imposante carrure. On garde sa place, à la sortie, sur le côté de la scène. Quel plaisir de le revoir envoyer son chant profond, minimaliste, un grondement primordial tellement années 90 ! (morceau « Influencer », tiré du nouvel EP G.O.D.). Clément du groupe d’ouverture Wasteland revient ensuite sur scène avec son chant death (« Doomed to fail ») pour un featuring live. C’était prévu et nous en avons parlé. Et Gurvan de Who Am I, qui avait pour mission, donnée par Guillaume, de faire du gangsta mauvais comme la teigne (sur le morceau « 1% »). Merci les gars pour ces interventions intéressantes, à retrouver justement sur le nouvel enregistrement court en studio. Après les featurings, Final Shodown n’a plus que pour deux morceaux ce soir à jouer. C’est passé vite cette soirée. On commence à sourire, se dire au revoir, enfin surtout le groupe ! Car l’assistance survoltée et bien chaude ne lâche pas l’affaire. Les instrus sont posés, voilà c’est fini. Ouah !! C’était bon et intense. Le chanteur Guillaume revient nous voir  en s’exclamant : « C’est la 1ère fois qu’on va faire un rappel ! Vous voulez quoi ? ». Le peuple crie alors : « Gilou, Gilou,… », c’est donc reparti pour un dernier tour avec le morceau « Influencer » où l’intéressé revient en invité comme sur l’EP. Quelle soirée hardcore/metal, que dire de plus ! Merci aux groupes.

FINAL SHODOWN (featuring Gilou)

Pour conclure, une soirée énergique, chaude (voire transpirante), cool et très familiale finalement. Le feu montait à chaque set… avant des accalmies détendues en petits comités, se répartissant entre le bar, la salle et l’espace merchandising installé confortablement dans le hall d’entrée, avec quelques animations sympas. Quel plaisir goûtons-nous de 15 à 70 ans ! Et de se retrouver entre potes connus, ou à connaître, pour ce type de soirée ! Le spectacle vivant recrée du lien social, qui plus est ici à Joué-les-Tours. La scène assez basse (4 marches) favorise vraiment la communion avec le public et les slams, ce petit espace permettant un wall of death dans le pit bien énervé, et même… des slams, donc, de la scène en portée public : bon à 180 gus, faut s’organiser avec la fosse pour pas s’affaler la tronche! Le top ! Bravo à l’orga (Emile et Melissa… de RIIpost Asso) et au Temps Machine ! Bravo aux groupes, aux équipes, pour la musique, le son et leur proximité ! En bonus en plus, l’humour polyglotte de Guillaume, très disponible malgré le programme, et qui occupe son rôle de frontman à la perfection, assurant tour à tour des morceaux en anglais, en espagnol, voire plus ! (rires) Jetez-vous sur le nouvel EP G.O.D. Enfin, bravo au public tellement festif et complètement en communion ! [Morbidou]


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