MADAM : Du rock et de la bagarre !

Originaire de Toulouse, le trio de rock 100 % féminin a fait un carton plein lors de la sortie de leur premier album Thanks For the Noise en 2024 (Break a Leg Records). Avec ses riffs énervés et son énergie débordante, Madam nous embarque dans son univers plein de bagarre et d’amour. Après avoir affiché complet à la Boule Noire, au Rex ou au Metronum, et une tournée en tour bus avec Sidilarsen, en France puis en outre-Manche à l’automne dernier, l’une de ses trois musiciennes a pris le temps de répondre à nos questions pour nous prouver qu’en effet, le « rock’n’roll is not dead » ! Il ne faudra donc absolument pas les louper lors de leur prochaine tournée début 2025 qui sillonnera les quatre coins de la France. [Entretien réalisé avec Gabbie (guitare/chant) par Nel666 – Photos : DR]

Comment décririez-vous Madam à quelqu’un qui ne vous a jamais écouté ?
Madam : c’est trois meufs qui se connaissaient pas qui on décidé de faire du rock ensemble. On a eu la chance d’avoir une alchimie humaine et musicale très rapidement, et tout ça, ça donne du rock bagarre et content. Je finirais par dire que notre musique se découvre en concert, parce que c’est ce qu’on aime par dessus tout, c’est des moments de partage. 

Après deux EP, vous avez sorti votre premier album Thanks For The Noise en avril 2024. Comment décririez-vous l’accueil qu’a reçu l’album ?
On est contentes parce qu’on a eu le retour qu’on attendait du genre : « on retrouve votre énergie du live ». Comme je te disais, ce qu’on aime nous c’est être sur scène, c’était important de retrouver ça dans ce premier album. Aussi, on a senti une différence sur les concerts, il y a plus de monde, les gens connaissent les paroles. Tout le monde a l’air content, on l’est aussi. (sourires)

Comme il s’agissait d’un premier long enregistrement en studio, aviez-vous des appréhensions particulières avant la sortie de l’album ?
Je crois qu’on avait surtout énormément hâte que ça sorte. On était en pause depuis six mois pour enregistrer et préparer la sortie, on n’en pouvait plus ! On avait qu’une seule hâte, c’était de retrouver la scène.

Quelles sont vos principales inspirations et comment ont-elles influencé votre album ?
On parle de moins en moins de nos inspirations parce qu’on écoute toutes des choses vraiment différentes et c’est pas ce qu’on a en référence quand on créé. Je suis pas sûre qu’on ait quoi que ce soit en tête, y’a juste un petit bout d’idée qui fait son apparition, on travaille dessus, on s’oublie, on se retrouve. On teste ça en live, on ressent le morceau, et si ça marche pas on recommence. Ou on jette ah ah, ça arrive parfois ! (rires)

La sortie de votre album vous a permis de gagner un public fidèle et plus de reconnaissance, comment vous avez vécu ça ?
On se rend pas vraiment compte je crois. Et de temps en temps il y a un électro choc. Ça peut être une situation, un concert complet, n’importe, et on se dit alors : « à quel moment ça a switché là ? ». (rires)

Comment gérez-vous les critiques que vous recevez en général ?
On est pas trop confrontées à des critiques, les personnes qui suivent le groupe sont des gens qui y sont attachés. Parfois un ou deux commentaires énervés font leur apparition, et on se moque un peu de ces gens qui ont rien d’autre a faire qu’être en colère contre des potes qui font de la musique ensemble ! Ceci dit, quand y’a des critiques constructives et c’est dit avec intelligence, c’est toujours cool !

A l’automne dernier, vous avez achevé une tournée en tour bus avec les Sidilarsen, comment avez-vous vécu cette expérience ?
C’était un moment tellement beau ! On savait qu’ils étaient chouettes, pourtant c’est dur de savoir a quoi s’attendre quand on part trois semaines non stop à seize enfermé(e)s dans un bus ! Mais c’était trop bien, les concerts étaient fous, on a rencontré plein de monde, le tour bus c’est une expérience incroyable. Mais par dessus tout il y a eu ce coup de cœur humain avec toute l’équipe de Sidilarsen, ça n’a pas de prix.

Depuis la sortie de votre album Thanks For The Noise, vous avez enchaîné les grosses dates/gros festivals. Comment gérez-vous le stress que cela peut engendrer ?
Je crois qu’on est autant stressées sur les petits que les gros concerts, donc je dirais qu’on gère le stress de la même manière que d’habitude, ah ah ! (rires) On essaie de se retrouver entre nous, on dit qu’on se « connecte », on écoute de la musique, on se dit qu’on s’aime et qu’on va leur péter la gueule. Puis on part a la bagarre ! (rires)

Gabbie, c’est toi qui réalises les clips du groupe, je crois. Comment ça se passe dans ta tête ? Les idées de clips te viennent généralement lors de l’écriture du morceau ou plutôt après ?
La plupart du temps c’est assez dur ! C’est pas quelque chose de très naturel chez moi, souvent je me retrouve dans des états de stress assez intenses quand il faut trouver et concrétiser une idée de clip. Mais j’aime tellement la fin du processus : monter les images que tu as imaginées, voir que le puzzle fonctionne, regarder la vidéo finie et se dire que ça valait la peine !

Vous dites souvent que vous êtes un « groupe de concert » plutôt qu’un groupe de studio, qu’est-ce qui vous plaît autant dans la scène ?
Le fait de donner vie à nos morceaux, de les partager, de danser avec les gens, les faire rire, sauter. Le partage en fait, vraiment !

Quelle est la chanson que vous préférez jouer sur scène et pourquoi ?
Je crois que c’est « Dance » ! C’est la chanson de fin de set, les gens sont survoltés. Ça chante, ça danse, on a vu plusieurs wall of death cet été (2024) sur cette chanson ! Dingue !

Quelle a été votre meilleure expérience en tant que groupe cette année et pourquoi ? 
J’hésite entre deux choses ! Notre sortie d’album au Metronum déjà. C’était à la maison, on avait fait une date complète à Toulouse moins d’un an avant, et on est quand même arrivées à faire sold out dans cette belle salle. Ça fait partie des moments où on réalise le chemin alors parcouru ! La seconde c’est le MAMA. On est allées à Paris pour ce festival pro, dans une salle magnifique (La Machine du Moulin Rouge). On nous avait prévenues que c’était un festival particulier dans le sens où le public est presque entièrement constitué de pros (programmateurs, médias,…). Mais bon, on y est allées comme on y va d’habitude, et en deux morceaux ça sautait, ça dansait, ça chantait. C’était un beau moment de partage !

Très prochainement à l’automne (Ndlr : entretien réalisé en octobre 2024, avant cette tournée britannique), vous avez quelques dates en Angleterre, puis vous vous produirez aux quatre coins de la France début 2025. Quand vous avez commencé la musique, vous attendiez-vous à toucher un public aussi large ?
On en avait tellement envie ! De là à y arriver .. c’est vraiment un rêve de gosse de jouer là bas, à Londres surtout. Puis aller dans un nouveau pays, c’est repartir à zéro c’est toujours une sensation intense, agréable. 

Enfin, comment vous voyez le futur pour Madam et qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ?
On le voit avec plein de concerts, on adorerait aller jouer loin ! Souhaitez nous une petite tournée aux US, au Japon, ou en Corée ! (ou les trois…) (sourires)

MADAM : Thanks for the noise
Garare rock
Break a Leg Records


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