Formée seulement en 2021 au Texas (Austin et Houston) et malgré un récent changement de line-up, STABBIING, la bande à Bridget Lynch, n’est pas là pour faire semblant et compte bien s’imposer vite sur la scène brutal death metal US pourtant saturée (dans tous les sens du terme !!). Après avoir déjà publié 1 démo à leurs tous débuts, puis un EP Ravenous Psychotic Onslaught et un 1er album intitulé, Extirpated Mortal Process, STABBING récidive en 2026 avec son second nouvel album Eon of Obscenity. Et c’est de la bombe, bébé, ça bastonne à tous les étages !! Si le propos musical ici et le thème des tueurs en série n’ont rien de vraiment original, n’empêche que ça fait mal par où ça passe, et les growls de la chanteuse Bridget Lynch (fille cachée de Bridget Jones et David Lynch ?? On lui a déjà fait la blague en off après l’entretien, lol !) impressionnent sacrément tout ! Et elle a vraiment ce petite quelque chose en plus. Surtout qu’elle a déjà œuvré au micro en intérim live en 2023 au sein de SUFFOCATION, en remplacement au pied levé du chanteur titulaire américain Ricky Myers qui d’ailleurs vient donner de la voix sur un des morceaux d’Eon of Obscenity (track #!!7 « Nauseating Composition ») !! Donc pour vous dire ça envoie du steak !! On en parle à travers ce sympathique entretien après une journée marathon de promotion. Merci à elle ! [Entretien par Zoom avec Bridget Lynch (chant) par Seigneur Fred – Photos : DR]
->> Single « Eon of Obscenity » par STABBING, extrait de l’album Eon of Obscenity (Century Media Records)
Attention chéri(e), ça va trancher !!! Voilà STABBING avec son second assaut Eon Of Obscenity ! Et croyez-nous, ça envoie du steak en matière de brutal death metal ! Alors qu’un récent changement de cogneur derrière les fûts est survenu dans le line-up, la bande à l’impressionnante growleuse Bridget Lynch (pour ceux et celles qui croiraient encore que les femmes ne peuvent point growler) récidive et accouche d’un monstre de violence comprenant onze déflagrations, et ce, trois ans après leur premier LP Extirpated Mortal Process (Comatose Music) qui donnait déjà un bon aperçu du sujet. Ici, tous les curseurs et potards ont été montés d’un cran pour rentrer dans le tas direct, sans préliminaire, à l’image du premier single « Inhuman Torture Chamber » dont les riffs de l’unique gratteux taillent d’emblée dans le vif, appuyés par une rythmique qui tabasse et enchaînent les multiples breaks, alors que notre amie chanteuse (en interview ci-dessus) s’éructe et à s’en perforer le larynx, car tout est question de technique finalement et de travail, comme cette dernière nous l’a expliqué… Pour l’originalité des propos sur ce second méfait, on repassera (actes de boucherie en tout genre, serial killers, etc.), mais qu’importe le flacon, après tout, pourvu qu’on ait l’ivresse, en l’occurrence ici celle de la violence. Par contre musicalement, ça tient bien la route, c’est extrêmement carré, et on plaint l’ex/nouveau batteur Rene Martinez (il était parti en 2023) qui va devoir assurer ces parties de batterie dorénavant.
Si la batterie justement est peu triggée et sonne relativement naturel, autour d’elle le bassiste et le guitariste enchaîne les riffs et rythmiques méchamment, même si parfois ça manque un peu d’originalité là encore dans les riffs, et bien sûr, point de solo ici, même si l’on aurait pu ou bien aimer avoir droit à quelques soli de guitares à la manière des regrettés Californiens de BRAINDRILL ou des Teutons de NECRPHAGIST, histoire de pimenter la chose en termes de technicité. Et c’est justement là que rentre en jeu l’atout principal de STABBING : la technique vocale de sa frontwoman. Que ce soit sur des passages rapides sous fond de blast beats (« Masticate the Subdued »), ou sur des mosh parts écrasants de suffocation comme sur la fin du morceau « Reborn to Kill Once More » ou mieux encore, la chanson « Nauseating Composition » incluant un beau featuring de Ricky Myers de, tiens donc, SUFFOCATION justement !! Car oui, Ricky et Bridget se connaissent bien puisque cette dernière l’a déjà remplacé au pied levé sur des concerts de SUFFO en 2023, donc vous voyez, rien que ça, c’est une preuve de garantie de qualité au niveau vocal et elle a déjà fait ses preuves auprès du public pas toujours facile, surtout aux Etats-Unis où ce genre musical continue à se développer, notamment sur la scène underground. Bon hormis ça, un interlude instrumental puissant sans elle (« Ruminations« ) et des morceaux plutôt alambiqués et complexes dans leur structure (« Eon of Obscenity », « Their Melted Remains », etc.), avec cette basse qui vrombit, ces breaks qui déboîtent tout, et ces harmoniques de guitare entre deux accords éclairs relativement répétitifs, tout ce que l’on peut dire est que l’on a pour son argent, et qu’on a hâte de partager ça en live dans le pit si le quatuor américain arrive à ternir la cadence sur scène car au final, Eon of Obscenity tient sacrément la route et STABBING peut écraser la concurrence grâce à l’appui de son puissant label Century Media Records. Mais à l’avenir, il faudra un peu plus d’originalité dans le style pour arriver à nous captiver à chaque publication. [Seigneur Fred]

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