La jeune formation danoise SWARTZHEIM donne un véritable coup de fouet à la scène thrash crossover avec la sortie de leur premier véritable album intitulé Wounds. Il s’agit d’ailleurs de l’un de nos albums préférés du mois de décembre pour cette année 2025 qui s’achève… Aussi, nous ne serions donc pas étonnés de voir le quintette figurer parmi les combos sur qui compter dans les années à venir comme DOOMSDAY, GROVE STREET, ou FUGITIVE par exemple. Après, c’est tout le mal qu’on leur souhaite en tout cas ! [Entretien réalisé par ZOOM avec Jeppe Halse Fugleberg (chant) par Norman « Sargento » Garcia – Photo : Cécilie Frost]

->> Single « Wounds » par SWARTZHEIM, extrait de l’album Wounds (autoprod.)

Wounds - SWARTZHEIM
SWARTZHEIM
Wounds
Thrash metal crossover
Autoprod./Bloodblast Distribution

Le jeune groupe danois formé en 2018, au nom difficilement prononçable et tirant son origine de la mythologie nordique (Swartzheim serait une déformation de « Svartalfheim », le domaine des Elfes Noires, repris notamment dans le Marvel Thor : Le Monde des Ténèbres…), nous offre un second album en trompe-l’œil. Il s’agit en fait de leur premier véritable album car il se compose pour moitié d’anciens titres réenregistrés pour l’occasion et apparaissant sur l’EP Sympathy sorti en 2023, ainsi qu’une intro et une outro dispensables, si ce n’est d’instaurer une atmosphère plutôt glauque… On est donc plus prêt d’un EP qu’un véritable long format. Voilà donc pour les présentations et pour la forme, dirons-nous. L’essentiel n’est pas là puisque les morceaux qui figurent sur Wounds, qu’ils soient « anciens » ou plus récents, sont tout simplement excellents, on dirait même plus, fracassants ! Et pour y parvenir, les scandinaves ont reçu les conseils du renommé Arthur Rizk (Kreator, Power Trip…), rien que ça. Le premier titre, éponyme, nous fait directement penser à Arkangel (BE) mais aussi à d’autres combos européens comme Stampin’ Ground (UK), Sentence (les Italiens, pas les Finlandais, bien sûr), ou bien From The Dying Skies (IT). C’est dire à quel point « Wounds » ravage tout sur son passage. Idem pour « No One To Blame » et son riff emprunté au early Metallica, puis puis son solo trash qui sent bon les 80’s voire les 90’s. Oui, en plus de ses racines hardcore, Swartzheim puise, et avec gourmandise, dans le trash, celui des Exodus, Anthrax et Slayer, mais aussi le crossover de Suicidal Tendencies et bien évidemment de Power Trip, pour qui le quintette voue une grande admiration (et pour qui ils ont déjà ouvert).

Le travail de sape continue avec « Sympathy » (ah ces solos!) et « Discarded », dont l’intro ressemble à s’y méprendre, et là ce n’est qu’un pur hasard, à celle de « La Peau » de No One Is Innocent… « Spitting Nails » et « Artillery », en mode rouleau compresseur, démontrent tout l ‘énergie décuplée par le compo qui s’éclate, ça c’est une certitude, tandis que sur les deux derniers morceaux, « Execute » et Thrown Away », Jeppe Halse Fugleberg tente d’élargir sa palette vocale. Sa performance est d’ailleurs énormissime et à saluer sur l’ensemble de l’album. On retrouve par ailleurs les influences Arkangel (que le groupe ne connaît pas à priori!) et Stampin’ Ground sur « Execute », où les guitares s’en donnent à cœur joie, et toujours cette sensation d’urgence sur « Thrown Away ». Quelle claque en tout cas à l’écoute de Wounds, qui, une fois n’est pas coutume pour le style, nous semble vraiment trop court (30 minutes). Dans tous les cas, ça fait du bien par où ça passe. Et on ne doute pas un instant que ces Danois reviendront vite faire parler la poudre. Alors on leur souhaite de transformer dans un avenir proche ce premier essai vraiment enthousiasmant. [Norman « Sargento » Garcia]

->> Chronique vidéo de l’album Wounds de SWARTZHEIM dans notre revue mensuelle de décembre 2025 (TOP 5 albums de METAL OBS) à retrouver ci-après :

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