THUNDER
Dopamine

THUNDER
Dopamine
Hard rock
BMG

Parce qu’il n’est pas un groupe comme un autre, Thunder sort un double album, un vrai coup d’éclat. La bande à Luke Morley donne son avis sur notre société de plus en plus dépendante de la dopamine (l’hormone du plaisir immédiat), une « addiction générée par les réseaux sociaux » selon certains professionnels. On entre ainsi dans le vif du sujet avec « Western Sky » et «  One Day We’ll Be Free Again », deux titres taillés pour la scène. Exploration western sur l’acoustique «  Even If It Takes A Lifetime » alors que « Black » est un morceau aux accents glam ’70s. Danny Bowes pose sa voix sur la ballade « Unraveling », un message d’espoir dans ce monde asocial. « The Dead City » est un rock énergique porté par des riffs de guitare déjà emblématiques. Sur « Last Orders », Morley et Bowes se partagent les vocaux, l’un des grands moments de Dopamine dont le premier CD se clôture avec « All The Way », chanson idéale pour chauffer les festivals cet été. Sur le deuxième disque, Thunder sort davantage de sa zone de confort. Après « Dancing In The Sunshine » véritable hymne à la bonne humeur, ça swing sur « Big Pink Supermoon » grâce à la complicité du saxophoniste Andrew Griffiths tandis qu’ « Across The Nation » nous plonge dans le rock sudiste avec des soli ravageurs de Morley et Matthews ainsi qu’une rythmique endiablée de la paire Childs-James. Le mélancolique « Just A Grifter » intègre des éléments folk avec accordéon et violons alors que « I Don’t Believe The World » est une vraie pépite aux inspirations gospel. Enfin, le groupe londonien nous invite encore dans son univers teinté de blues, de rock et de r’n’b sur les trois dernières plages (« Disconnected », « Is Anybody Out There ? » et « No Smoke Without Fire »). Après l’excellent All The Right Noises en 2021, les vétérans de Thunder continuent de se renouveler en réalisant, avec panache et authenticité, ni plus ni moins qu’un classique du hard rock britannique. [Philippe Saintes]

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