Beltane, qui se veut être une saison claire dans la mythologie celte et pouvant être définie comme un rite de passage entre l’obscurité et la lumière. Ce nom définit également le second chapitre d’une trilogie intitulée Grand Œuvre signée du trio français BRÜLE (avec deux trémas, attention à l’orthographe !!). Avec son héritage tiré des plus grands groupes de doom ou de heavy rock des seventies (BLACK SABBATH, PENTAGRAM, puis plus tard CATHEDRAL, etc.) la formation plus prometteuse y célèbre l’occultisme avec sincérité et brio… [Entretien réalisé par Zoom avec Arno Bechet (chant, guitare) par Norman « Sargento » Garcia – Photos : Lena Filliastre]
Alors que le précédent album L’Œuvre Au Noir avait été masterisé par Esben Willems, le batteur de MONOLORD (à retrouver très bientôt également en interview ici et sur METAL OBS TV !), c’est cette fois Arno Bechet qui s’occupe de tout, enfin presque puisque l’enregistrement a été confié à Mathieu Lesieur au studio Record It. A la basse, on retrouve Jean-Marc « Juan » Prats (dit J.J. Paterson), et une certaine Carla Boccand, plus jeune et moins expérimentée que ses compagnons, mais qui fait un sacré et subtil boucan derrière ses fûts !
Le premier single dévoilé par le groupe s’intitule « Thélème », pour ce qui sera d’ailleurs le seul titre en français de l’album, hommage obligé à François Rabelais puisque la chanson s’inspire d’un lieu qu’il a lui-même imaginé : l’Abbaye de Thélème. Le principal riff remplit son rôle de rouleau compresseur, le chant clair, en français donc, plutôt aigu, fonctionne bien avec un refrain qui rentre bien dans les têtes, pour un rendu final bien heavy, yeah !!
« Eyes Of God » se veut lui plus plaintif, tourmenté et lent, mais est vite rattrapé par un riff des plus efficace, encore une fois, avant de laisser place à une courte fin contemplative. « I Am The Black Hole » démarre lui d’une façon « toolienne », le morceau se veut également plutôt lent et lourd, la basse de Juan transperce les oreilles jusqu’à ce final épique. « The Wild Hunt » revient pour sa part à une ambiance plus sombre, et reste dans une mouvance heavy, alors que « Hollow Child » et ses plus de six minutes repart de plus belle sur un tempo plus relevé.
Arrive enfin le second single « Enter The Cult », qui à lui seul condense toutes les bonnes choses décelées précédemment, entre lourdeur, riff heavy assassin et mélodie entêtante. C’est à « War Machine », dernier single en date, qu’il revient alors de clore Beltane. Titre le plus long avec ses 7 minutes 30, cet ultime sabbat est là comme pour signifier que la recherche de la lumière passe par un un long chemin jalonné d’embûches… Bref, une conclusion typique doom ! Alors après l’écoute de cet occulte objet sonore, une seule question se pose, comme dirait Arno B. : « Alors, plutôt fuzz ou distorsion » ? (sourires) [Norman « Sargento » Garcia]

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