Diesel Dust est un combo lyonnais pratiquant un rock sudiste qui a commencé à sévir dès 2006. Au fil des années, les Français ont alterné entre albums et EP. Il aura fallu attendre dix longues années après 2nd Life pour arriver à ce troisième véritable opus, un EP Between Before And After étant sorti entre-temps en 2022. La faute à des changements incessants de line up, notamment au niveau du chant, qui conduisirent son leader, le guitariste Raphaël « Raph » Porcherot, à mettre le gang en mode pause malheureusement. Mais le temps semble avoir été bénéfique, et avec Just Another Day…, Raph et sa nouvelle formation, excepté le fidèle Nicolas « Nico » Ciolfi, harmoniciste et membre fondateur toujours présent. Ce nouvel enregistrement s’avère une véritable pépite sudiste qui prouve que le genre est encore bel et bien vivant dans l’hexagone. Fortement influencé par Lynyrd Skynyrd, Molly Hatchett ou encore Blackfoot, nous avons affaire ici à du très bon, voire même de l’excellent.
Il suffit d’écouter le superbe « Black Hills » qui est d’ailleurs le titre ayant été choisi comme single pour être immédiatement plongé dans cette ambiance country rock du sud et la culture car ici tout nous rappelle les USA, et un monde révolu bercé par la culture la culture amérindienne avant que celle-ci soit écrasée par l’homme blanc. Il suffit de regarder la pochette et les différentes illustrations du livret pour comprendre… Musicalement, l’une des particularités est cette omniprésence de l’harmonica qui donne une couleur blues particulière à tous les morceaux, comme sur « N.I.C.O (Now I Carry On) », clin d’œil appuyé à Nicolas « Nico » Ciolfi. Cela nous entraine dans une plongée au cœur des années 1970/80 (« We Will Never die », « Between Love And Hate », « Dixie Highway »). Les parties de guitares brillent par leur virtuosité et le mixage met à l’honneur celle-ci, tout autant que l’harmonica évoqué précédemment, et la belle voix grave de son frontman. Jetez une oreille sur le superbe « Just Another Day », dédicace émouvante à un ami disparu trop tôt, avec son final de solos endiablés qui n’est pas sans rappeler l’immense « Freebird » de qui vous savez si vous appréciez le hard rock sudiste… (Lynyrd Skynyrd pour les néophytes). C’est juste alors exceptionnel ! L’émotion est alors palpable, comme également sur « My Father’s Gone », magnifique morceau en hommage au père de Raphaël « Raph » Porcherot. Effet garanti. Du southern rock comme on aime, et comme on en fait plus vraiment, accompagné de textes prenants. Chapeaux bas, messieurs, ou plutôt Stetson bas, cowboys. [Pascal Beaumont]
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