Cinq longues années auront été nécessaires à Existance, combo français, pour nous concocter cette cinquième galette nous projetant directement dans un heavy metal traditionnel fortement influencé par les années 80. Pour autant, Wildfire est dotée d’une production actuelle qui fait toute la différence en 2026. Il faut dire que depuis Wolf Attack (Black Viper Records) en 2021, Existance a encore et fortement progressé d’une manière impressionnante en raison de nombreux shows donnés à travers l’Europe, une tournée en ouverture de Udo (s’il-vous-plaît !), et des premières parties prestigieuse comme pour Helloween ou Megadeth. Tout cela leur a permis d’affûter les guitares et le chant allié à un duo basse/batterie impeccable. La formation de l’Oise nous revient donc en force sous les feux de la rampe avec une signature chez Verycords (MASS HYSTERIA, AKIAVELL, NO ONE IS INNOCENT, ULTRA VOMIT, MANIGANCE…) pour son nouvel opus. Et ce Wildfire nous surprend d’emblée par sa qualité intrinsèque, les musiciens ont muri en expérience c’est évident et cela se ressent immédiatement dès l’écoute du premier titre (qui n’est autre que la chanson-titre). Celle-ci vous propulse dans une autre galaxie !
La production excellente de François Merle, le guitariste de Manigance, met en avant la basse et la batterie tenues respectivement par Julien Robillard et Gerry Carbonelle. Une basse que l’on entend particulièrement bien tout au long des neufs morceaux proposé ici. Un heavy metal direct, puissant, toujours mélodique sans artifice dominé par le chant de Julian Izard qui se charge aussi d’une bonne partie des solos de guitare alliés à son comparse de toujours, Antoine Poiret, qui l’accompagne de manière magistrale à la six cordes, bref, un duo redoutable ! On est ainsi vite séduit et conquis par la puissance qui se dégage des morceaux de Wildfire. Pas de doute, ce nouvel enregistrement studio devrait prendre toute son ampleur sur scène de façon magistrale, là où la formation excelle ! Quelle ambiance avec le morceau phare “ Wildfire“ et sa longue intro, sa sirène (clin d’œil à H-Bomb, Julian étant le fils de Didier Izard chanteur du mythique gang français) qui nous propose un heavy mélodique avec ce break à la basse et ses solos alliés à la voix de Julian qui sait monter dans les aigus quand il le faut sans en faire trop, un refrain accrocheur et une intro parfaite pour les shows futurs de la formation.
Les rythmiques sont implacables, d’une puissance impressionnante comme sur “Ocean’s Cry“ et son côté Iron Maiden très efficace, idem pour “Riding Fast“, le premier single virevoltant de puissance allié à un refrain taillé pour la scène et que dire du très speed “Brighter Days“, second single accompagné d’une vidéo ! “Eternal Flame“ vous envoute littéralement avec son chorus très accrocheur qui vous scotche les neurones et se grave à jamais dans votre ADN ! Quel solo et quel son ! On baigne dans les eighties avec son gimmick infernal au milieu du morceau. Idem pour “See The Light “ qui lui aussi s’avère imparable. “Against the World“ vous prend avec son riff démentiel vous donnant envie de headbanguer. “Love Affair“ qui débute comme une balade et devient très vite heavy tout en restant très accrocheur au niveau du refrain et de la mélodie qui s’avère addictive, une belle réussite encore. “Angel Of Darkness“ vient clore en beauté l’album avec ces sept minutes au compteur, un morceau plus ambitieux qui montre aussi les capacités techniques d’Existance, qui nous offre ici un titre plus complexe. Cela promet pour la suite de leurs aventures musicales… On en redemande ! Pas de doute, le quatuor français a plus d’un tour dans son sac US hérité des eighties, et réussi à nous surprendre tout en restant ancré dans le style heavy metal et cette décennies, âge d’or du genre. Avec Wildfire, Existance passe clairement un cap important, plus professionnel encore, l’expérience live aidant. Ce disque prouve à tous qu’ils font partie des formations françaises incontournables ! Bravo les gars !!!! [Pascal « heavy » Beaumont]
Publicité