Quoi de neuf du côté de la Touraine ? Bon, on s’attendait à une petite baffe avec cet EP de la part de nos amis Tourangeaux depuis la dernière fois que nous avions croisé son chanteur Guillaume au festival Riip Fest devenu incontournable sur la scène hardcore/metal en région Centre-Val de Loire. Son frontman nous avait déjà parlé du travail en cours et ça semblait être du sérieux, mais là c’est carrément un parpaing en pleine tronche que nous envoie Final Shodown ! Cinq nouveaux morceaux avec deux invités : Gil de Oliveira (ex-Necropsy, ex-Happy Face) sur « Influencer » ; et Gurvan du groupe de hardcore Who I Am( originaire d’Angoulême), accompagné de trois titres bonus d’anciennes compos réenregistrées et mises au goût du jour pour l’occasion. Quelle générosité, quatre ans après justement leur précédent EP Illusion. Ok, on avait eu droit au split EP Lockdown Sessions en 2021 avec Child of Waste and FreeHowling mais vous savez ce que c’est, on en veut toujours plus ! On était donc plus qu’impatient de les entendre, surtout qu’il faut bien l’avouer, côté live, ça commençait déjà à devenir très prometteur, à force de les voir à droite, à gauche, en concert et briser des nuques dans les pits de l’underground tourangeau…
Déjà, G.O.D. est doté d’une production sonore tout simplement énorme. Musicalement, les rythmiques telluriques et des riffs très heavy accordés extrêmement bas d’une lourdeur à faire pâlir les trois guitaristes américains de Fit For An Autopsy (interview à retrouver ici) !! Eh oui, désormais, plus besoin d’aller outre-Atlantique pour faire du bon deathcore à faire saigner vos oreilles. Si son chanteur nous avait parlé aussi de quelques influences djent, voire mathcore, le bougre n’avait pas menti l’an dernier. Avec ses intros construites sur une rythmique pachydermique dignes du dernier Immutable de Meshuggah comme sur la chanson-titre ou bien la nouvelle version de « Smoke and Mirrors » (featuring leur pote Bonzo), c’est un véritable rouleau compresseur qui vous passera sur le corps dans le pit. Outre l’effet immédiat, on sent que les influences sont digérées chez Final Shodown. Reste plus qu’à exploser à l’ouïe et aux yeux de tous, prêts à conquérir les scènes de France et de Navarre, et pourquoi pas plus ? Tout bonnement divin et monstrueux, ce G.O.D. de Final Shodown risque de laisser des traces dans l’Hexagone et ailleurs. [Seigneur Fred]
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