Si l’intro de la première plage « Begin The Sacrifice » de Lonely God aurait presque pu être tirée du dernier album de LINKIN PARK de par sa mélodie en voix claire, FIT FOR A KING évolue cependant dans un registre plus foncièrement metal, enfin surtout metalcore ici. Les arrangements et ce côté fusion/électro, le chant clair de Ryan Kirby, et la structure du morceau, avec un format couplet/refrain qui peut finir par lasser dans ce genre musical très prisé, auraient pu tout à fait convenir à la bande de Mike Shinoda et Emily Armstrong. Mais cessons les comparaisons superficielles et apparences trompeuses. Très vite, l’ambiance devient plus agressive (« The Temple », le très heavy « Extinction ») et sombre, à l’image du single « Witness The End » en duo vocal avec Chris Motionless (MOTIONLESS IN WHITE), à la limite du black metal(core) même !! Enfin de black metal(core) chrétien dans ce cas pour être plus précis. Les choses s’énervent donc, et nos Américains de Dallas (Texas) se déchaînent, la chanson-titre parle d’ailleurs d’elle-même (« Lonely God »). Il n’y a pas trop de prise de risque ici, on est en terrain balisé, et aucune intervention divine n’aura lieu chez nos coreux chrétiens, même si les choses sont plus variées que ce que l’on aurait pu croire (le plus contrasté « No Tomorrow », l’atmosphérique « Shelter », et le moment fort de l’album avec ce duo vocal détonnant sur « Lonely God »).
Pour autant, Lonely God se veut d’une solidité à toute épreuve, comme sur leurs enregistrements passés. Et un cap a été passé dans la maturité des compos et le façonnage de leur son signé Daniel Braunstein (SPIRITBOX). On pourrait citer ainsi le puissant « Monolith », ou la ballade de rigueur plutôt réussie « Between Us ». Et que dire du court mais brutal « Blue Venom » alors que la fin du disque approche ? Bien sûr, on est un cran moins lourd et abyssal que leurs holomogues et homonymes de FIT FOR AN AUTOPSY ici. En outre, sur un morceau comme « Technium », FIT FOR A KING se frotte à l’indus (post metalcore pourrait-on dire ?) pour un résultat, là encore, détonnant ! Enfin, c’est « Witness The End » aux paroles inspirées par la mini-série Netflix Midnight Mass, qui conclut avec brio cette petite bombe de metalcore plus que correcte au final parmi les copieuses sorties estivales du genre. [Seigneur Fred]
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