Amateurs de punk black’n roll, la dernière putride offrande de MIASMES débarque pour vous dans toutes les bonnes crèmes, et elle s’annonce tout bonnement violente, taillée pour le live et sans aucune concession ! Prévu pour une sortie le 18/09/2026 sur le label français qu’on ne présente plus, Les Acteurs de l’Ombre, Violence, Blasphème et Pourriture constitue déjà le second album du trio français MIASMES. Originaire de la région Centre-Val-de-Loire, son line up est composé de C. à la batterie, K. à la guitare, ainsi que G. au chant et à la basse. Il sort trois ans après un premier long effort Répugnance, plutôt bien accueilli par le public et les critiques qui fut précédé d’un EP en 2022, Vermines, qui donnait alors déjà un bon avant-goût du chaos et de la violence à venir. Et cette nouvelle galette au son cru et aux compos putrifiantes et politiquement incorrectes est disponible en vinyle (une édition noire et une autre verte) et en CD, ne laisse clairement aucun répits à l’auditeur. D’ailleurs on a vraiment plus que hâte de voir nos trois musiciens le défendre en live.
Ce que nous offre MIASMES avec ce nouvel album, ce n’est pas moins que 34 minutes de brutalité et de jouissive violence, pour fans de poésie version TOXIC HOLOCAUST. Nos trois cavaliers de l’Apocalypse arborent un black metal furieux, souvent rapide et sans artifices, dans un style qui emprunte autant aux plus féroces groupes scandinaves de black metal (on pensera à MARDUK et IMPALED NAZARENE, pour les titres Nihil, Possédé et Vomi avec leurs blast de batterie ultra rapide, et à AURA NOIR pour la neuvième piste, « Horde ») qu’à MOTORHEAD et au heavy metal, en plus sombre (notamment sur « Déchéance », avec ses riffs d’introduction très heavy, avec les solii de guitare de K. de la cinquième piste de l’album, « Cendres », ou sur « Catharsis » et ses riffs bien rock’n roll). Par ailleurs, références à Lemmy K. s’il en ait, la basse de G. est particulièrement mise à l’honneur dans cet opus, avec un son qui claque, presque crasseux (on pensera par exemple à Vomi, avec son combo basse-batterie imparable), et bien groovy (sur « Possédé » par exemple). Un véritable régal, et un rendu très énergique lorsqu’il est combiné aux blasts de batterie martiaux de C. et aux riffs furieux de la guitare de K.
La reprise du titre « In the name of the tragedy » de MOTORHEAD, issu de l’album Inferno de 2004, en guise de conclusion de l’album, est d’ailleurs une forme de synthèse de ce que proposent nos trois musiciens, avec une réinterprétation de ce classique du groupe britannique, rapide, furieuse et directe, comme si la bande à Lemmy se défoulait sur un black metal rageux, avec une terrible envie de bagarre et de pogos. Les morceaux sont plutôt courts (entre 1’49 pour « Vomi », un titre qui pourrait très bien figurer sur un album de grindcore, et 4’31 pour le titre le plus long, « Cendres ») sans structures compliquées, mais pas forcément dénués de nuances puisqu’on retrouve des embardées plus lentes et souvent plus lourdes en mid-tempo sur certains morceaux (comme sur « Nihil » par exemple). Les refrains se limitent parfois à un seul mot, scandé avec fureur par G., comme sur le très énergique « Nihil », et ils devraient, à coup sûr, être repris avec autant d’énergie par les fans en live.
Avec un titre d’album si explicite et pourtant si concis, Violence, Blasphème et Pourriture s’inscrit dans une voie originale tracée par MIASMES depuis sa création, style qui tranche réellement avec la plupart des groupes actuels de la scène française, et ceux notamment de leur propre label, Les Acteurs de l’Ombre. Point de concept sur cet album, point de mise en scène alambiquée en live (nous avions pu les découvrir en avril 2025 lors de la Première Edition du Berry Metal Fest dans une mise en scène dépourvue d’artifices), et point de fioriture. MIASMES mise sur son approche violente, très directe, et ce, jusque dans les paroles, souvent équivoques, concises, presque rédigées en vers parfois (mais sans le faire exprès, dixit son chanteur/bassiste G en entretien (à venir)). L’ensemble est marqué par un esprit résolument underground, proche de l’esthétisme punk nihiliste, avec des thématiques sombres (anticléricalisme, notamment, sans jamais tomber dans l’occultisme et ou le satanisme) abordées frontalement et non sans une certaine passion pour la provocation.
Le monde qui est dépeint est fait de crasse, de brutalité, de désespoir et de pourriture, et il est abordé avec un réalisme implacable. Je vous invite vivement d’ailleurs à jeter un œil attentif aux paroles, écrites en Français et souvent à la première personne, dans un style direct et très imagé (on pensera au titre « Vomi » et son vers « Je pisse sur ton Dieu » digne des plus belles provocations des années punk). La pochette de l’album, tout de noir et blanc vêtue, dans laquelle une boots qui écrase le visage d’un membre du clergé, s’inscrit d’ailleurs parfaitement dans cette démarche. Elle est dessinée par l’artiste Suisse Nicko METALINK, avec son style reconnaissable et un crayonné précis, et il s’agit probablement d’une référence au cinquième titre de ce opus, « Cendres » avec son vers « Sous mes bottes, la foi succombe »…
Le programme est donc clair et savamment distillé tout au long des onze pistes de la galette incluant en bonus une reprise de MOTÖRHEAD à la sauce MIASMES : le trio français privilégie l’efficacité, sans ambiguïté ni artifice, fier d’être un représentant de l’underground, comme ils le scandent dans « Redemption », dixième piste et conclusion de cet album, qui se termine par la phrase suivante « Je suis fier de ce que je suis ». [Miju 666]
-> Interview du groupe MIASMES au complet très bientôt sur METAL OBS TV !!!

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