
Furya ne fait pas partie de cette nouvelle génération de combo français qui tente de s’imposer sur une scène déjà surchargée, bien au contraire. Originaire de la Ville Rose, cette formation de heavy metal a débuté en 1998, œuvrant dans un genre mélodique et symphonique, et ne publiant que des démos. Vingt-sept ans plus tard, ils sont toujours là, malgré de nombreuses éclipses et une production discographique chaotique. Ils n’ont jamais baissé les bras et ont tout de même réussi à donner de nombreux concerts à travers l’Hexagone, et même ouvrir pour Saxon au Bikini en mai 2000 ! Le quintet français est aujourd’hui toujours composé de l’un de ses deux fondateurs, le guitariste et compositeur Benoit Trevise, éternel mentor et leader de Furya, seul membre d’origine en activité avec le batteur Johann Brassac qui a accompagné la formation de 1999 à 2001 avant de revenir en 2025. A ses coté, on retrouve aujourd’hui Nick Dawson, bassiste accompagné de Paul Via à la lead guitare, et enfin de Marjorie Bevon au chant. Un line-up très récent pour un nouveau départ avec l’album Eternal Fight qui nous propose un heavy/power metal plus ou moins symphonique, et très mélodique, assez accrocheur, teinté de mélancolie, le tout accompagné d’une signature chez M&O Music pour compléter le panel. Une vraie résurrection qui espérons perdurera ! Furya n’a donc pas dit son dernier mot, qu’on se le dise ! [Entretien réalisé par Zoom avec Marjorie (chant) et Nick (basse) par Pascal « Fury » Beaumont – Photos : DR]
->> Single « Eternal Fight » par FURYA, extrait de l’album Eternal Fight (M&O Music)
Furya ne fais pas vraiment partie de tous ces nouveaux combos qui déboulent sans crier gare chaque année. Bien au contraire, originaire de Toulouse, Furya a débuté en 1998 et vingt-sept ans plus tard est toujours là, malgré de nombreuses éclipses et une production discographique assez faible (5 EP au total et une poignée de démos), ils ont pu tout de même donner de nombreux concerts à travers l’Hexagone, et même ouvrir pour Saxon au Bikini en mai 2000 ! La formation française s’est reformée en 2021 et se compose aujourd’hui de l’un de ses deux fondateurs, le guitariste et compositeur Benoit Trevise, éternel mentor et leader de FURYA. C’est donc le seul membre originel en activité. A ses cotés, on retrouve Nick Dawson, bassiste de son état, accompagné de Paul Via à la lead guitare et de la charmante Marjorie Bevon au chant, le tout complété par Johann Brassac à la batterie. Un tout nouveau line-up donc, pour un tout nouveau départ ! A présent, Furya nous propose avec Eternal Fight du power metal mélodique très accrocheur, accompagné de riffs puissants comme l’excellent premier single “Eternal Fight“ faisant l’objet d’un vidéo clip professionnel pour l’occasion, et doté d’un superbe solo de Paul Via qui brille tout au long des neufs morceaux. Ses parties sonnet vraiment très inspirés et mélodiques, pour autant, on n’est pas dans la démonstration ici, chaque solo venant soutenir les titres d’une façon très efficace.
Les textes qui accompagnent cet opus explore les thèmes de la résilience et des luttes intérieures, et sont en parfaite adéquation avec la pochette sombre et mélancolique empreint de tristesse sur laquelle pose leur nouvelle égérie. Une chose est certaine, Eternal Fight ne révolutionnera pas le genre power metal mélodique à chanteuse, mais utilise d’une façon parfaite tous les codes du genre, et tout est savamment pensé, dosé, sans trop en faire, et l’on prend un réel plaisir à l’écoute, en attendant les concerts où le quintet de la Ville Rose compte bien briller. Il n’y a qu’à écouter “Let me rise“, le tout emmené par la voix claire et envoûtante de Marjorie Bevon, avec ce petit côté lyrique, ou le second single “Swallowed by the night“, ou encore le très réussi “Into the shadows“. La balade “Burn my pain“ met en valeur les talents de la nouvelle frontwoman qui va devoir s’imposer (la concurrence est rude, entre Manigance, Nightmare, etc.) alliés à une rythmique implacable et un superbe solo encore une fois, de même que “Hope for a new dawn“. Ce titre s’inscrit dans le même esprit power balade, et s’avère tout simplement juste superbe avec son violon, pour une durée de 6 minutes 14 de bonheur. “Ashes of time“ pourrait être une osmose parfaite de ce qu’ils savent faire, idem sur “Lost in the night“. Eternal Fight permet à Furya un retour réussi sur la scène française. Pas de doute là-dessus, nous avons affaire a du très bon power metal à tendance hard symphonique avec un line-up de qualité. Reste à prouver et confirmer tout cela sur scène dans un genre quelque peu en déclin ces dernières temps (le Hellfest a refait une place pour le genre metal mélodique et symphonique en 2025). Espérons à présent que nos quatre Toulousains ne vont pas disparaitre une fois de plus, et nous proposer rapidement une suite à cette superbe première galette, car on en redemande déjà ! [Pascal « Fury » Beaumont]

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