JORDAN RUDESS : Permission To Fly

Permission To Fly - JORDAN RUDESS
JORDAN RUDESS
Permission To Fly
Rock/metal progressif
InsideOutMusic

Si Jordan Rudess est essentiellement connu et reconnu pour être le clavier de Dream Theater, le bougre a toujours multiplié les projets en parallèle au cours de son énorme carrière en collaborant notamment avec Liquid Tension Experiment depuis 1998 et en ayant développé depuis, une immense carrière solo avec pas moins de dix-neuf albums à son actif !! Impressionnant ! Alors en attendant le prochain album studio Parasomnia de Dream Theater qui s’annonce de très bons augures (nous l’avons déjà écouté en avant-première !), l’artiste américain nous propose Permission to Fly, idéal pour patienter un peu même si les métalleux ont déjà le dernier Opeth à se mettre sous la dent, ou celui de Devin Townsend paru sur le même label, ce dernier s’étant digéré très facilement.. (retrouvez notre chronique de Devin Townsend ici ainsi que notre chronique album là). Dans tous les cas, ce  vingtième effort s’avère à la première écoute nettement moins expérimental que le précédent Wired for Madness. Très influencé par le rock progressif des seventies allant de Yes à Genesis en passant par Pink Floyd, Emerson, Lake & Palmer ou encore King Crimson, on est plongé directement dans cette ambiance veneu d’un autre temps avec “The Final Threshold“ qui ouvre l’opus, enchainé directement avec “Into The Lair“, long morceau de plus de neuf minutes où les longues envolées mélodiques sont légion, accompagnées de breaks parfois surprenants et complexes.

Au microphone, le frivole et étonnant That Joe Payne (Ex-The Enid) rempli le job avec son chant planant et haut placé “Haunted Rêverie“, les textes ayant été concoctés par Ariana Rudess, la fille de Jordan himself, distillant un message de paix et d’antiviolence à travers la plupart des neuf chansons. Darby Todd (batteur sur Power Nerd de Devin Townsend justement) aux percussions s’avère impressionnant par sa technicité (il n’y a qu’à écouter le single « The Alchemist »). Les ballades mélancoliques sont aussi de la partie avec “Footstep In The Snow“ ou “Embers“ par exemple, sublimés par de superbes arrangements et un travail d’orchestration de haute volée, le tout magnifié par les solos du guitariste chilien Bastian Martinez. Pas de doute, le prog’ fait partie intégrante de l’ADN de Jordan Rudess depuis des lustres, et le claviériste aux multiples facettes s’en donne à cœur joie sur Permission to Fly , nous offrant une galette de grande classe, profondément cérébrale où il brille de mille feux (“The Alchemist“), adressant même un petit clin d’œil à ses camarades de DT sur le dernier morceau intitulé « Dreamer ». Pour tous les purs fans de pur prog’ ! [Pascal Beaumont]

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