KLONE : The Unseen

The Unseen - KLONE
KLONE
The Unseen
Rock/metal progressif
Pelagic Records

Des anciennes sessions d’enregistrement de Klone, seulement sept morceaux figurent sur ce nouvel album ? Enfin, compilation ou album, telle est la question ? Au-delà de la forme, penchons-nous sur le fond de ces inédits et la qualité est une nouvelle fois au rendez-vous avec nos amis poitevins. Certes, la quantité n’est peut-être pas là, mais la qualité, elle l’est, indéniablement ! « Interlaced », avec sa mélodie feutrée et ce brin de nostalgie qu’il peut procurer, marque les esprits avec cette intervention pleine d’audace du saxophone. Puis, le titre éponyme, à l’ambiance d’abord calme et posée, se veut plus nerveux au fur et à mesure de son cheminement. Cela nous amène à cette furieuse envolée vocale suivie d’une nouvelle apparition, du saxo en guise de final. Superbe.

Quant à « Magnetic », il dévoile un groupe qui sait aussi aller à l’essentiel en à peine plus de trois minutes, toujours porté par la voix impeccable de Yann Ligner… Place maintenant au single « After The Sun », pierre angulaire de cet album, son refrain et ses mélodies imparables, qui permettent à l’auditeur de vivre un rêve éveillé et de voyager, à nouveau, comme sur Le Grand Voyage. Là encore, c’est du grand art. Vient ensuite le tour de « Desire Line », à la fois léger et riche musicalement, d’insuffler cette sensation de finesse et d’apesanteur. « Slow Down » reste dans cette mouvance et trouve sa place parmi les autres chansons, marquant ainsi la belle homogénéité de l’ensemble. Il revient alors à « Spring » de venir conclure The Unseen, soit plus de douze minutes de plaisir coupées en trois parties, la première et la dernière aériennes et instrumentales, et la seconde à l’image de cet opus, envoûtante et techniquement irréprochable. Un peu comme Nirvana à son époque avec son album/compilation de fonds de tiroirs Incesticide qui contenait de belles pépites avec un artwork fait maison : un disque tout simplement indispensable, sauf qu’ici, l’artwork est plus joli. [Norman « Sargento » Garcia]

Publicité

Publicité