Si les deux premiers EP des Picards donnaient déjà dans un metalcore, certes assez classique, mais plutôt de bonne facture, ce premier opus voit et va plus loin. L’expérience scénique en plus et une pandémie après, le tableau musical de March of Scylla se noircit superbement sur Andromeda à l’artwork soigné (et signé du duo Pierre Gacquer / Gilles Masson (le batteur du groupe). A travers différentes histoires et métaphores empruntées à la mythologie grecque (comme leurs compatriotes de Kronos dans un registre plus brutal), le chanteur Florian, qui assure chant clair et screams, et ses compagnons nous entraîne dans des compositions sombres et dynamiques, à la croisée du post metal, djent, et metalcore à la mode Dropdead Chaos. Si des influences comme Dagoba parfois, ou Landmarks sont aussi présentes, on ne leur en porte pas grief, il faut que jeunesse se passe. Le potentiel est là et ne demande qu’à exploser sur scène.[Seigneur Fred]
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