NIGHT IN GALES : Shadowreaper

Shadowreaper - NIGHT IN GALES
NIGHT IN GALES
Shadowreaper
Death metal
Apostasy Records

Ah nostalgie, quand tu nous tiens ! C’est un peu le sentiment qui prédomine à l’écoute de cet excellent cru 2024 de Night In Gales qui opère un retour aux sources. Pour les plus anciens d’entre vous, les années 90, ce fut l’exposition musicale du black, du death, et notamment du death metal mélodique made in Göteborg, avec ce son suédois typique des combos tels qu’At The Gates, Dark Tranquillity, In Flames, Gardenian, etc. dont la signature sonore provenait du fameux Studio Fredman du producteur suédois Fredrik Nordström (actuel Dream Evil). Toute une époque dorée, toute une génération qui continue d’influencer moult formations encore aujourd’hui (The Black Dahlia Murder en tête). Et de cette génération est issu également Night In Gales, contemporain et acteur de ce développement, sauf qu’il connut un peu moins de succès du fait qu’il n’était pas suédois, mais cousin germain des groupes cultes précités. Signé pourtant dès son premier album culte Towards The Twilight sur le géant Nuclear Blast en 1997, il accomplit de très belles choses, tournant en Europe au côté des légendes Dismember, Children of Bodom, et ce, donc, dès ses débuts. Avec une carrière en dents de scie,Night In Gales était un peu sorti de nos radars, à vrai dire… Pourtant le quintet teuton avait remis les pendules à l’heure en 2018 avec l’album The Last Sunsets (Apostasy Records), suivi de Dawnlight Garden (2020) et The Black Stream (en 2023).

Alors pour ce nouvel et neuvième brulot, nos gaillards ont décidé d’enregistrer à la maison et de confier le mixage et le mastering à, tiens donc, Fredrik Nördstrom, et ce, étonnamment pour la première fois de leur carrière ! Quel bonne idée leur a pris ! Il en résulte Shadowreaper, un disque tout simplement énorme et excellement produit, à l’ancienne. Au micro, on note l’authentique performance vocale de Christian Müller, leur chanteur originel (1995-1996), revenu au bercail déjà en 2016 et qui sied à merveille, alors que Björn Gooßes était parti depuis un bail pour son autre projet plus orienté groove metal The Very End (signé également sur le même label allemand Apostasy Records). Tout ça est une histoire de famille, finalement. Ainsi, dès les premières notes d’ouverture du premier single « Into The Evergrey » avec ses superbes parties de guitares acoustiques signés des frères Basten, on frissonne déjà. Et ensuite, c’est parti pour des tonnes de riffs de guitare catchy et mélodieux qui bastonnent (normal avec les frérots Basten !), et finalement pas si redondants que ça, même si on le sait, la recette est éculée. Quant à la batterie, elle pilonne, Adriano Ricci étant un véritable métronome en puissance. Que ce soit le très féroce « The Horrors Of Endlessness » au plus heavy et sombre « The Nihilist Delta » en passant par « Sculptured and Defleshed », le méchant « Dead Inside », ou leur dernier single et plus classique « Spirals », c’est bien simple, vous ne pourrez résister à l’envie d’aller les voir en concert pour headbanguer comme des forçats afin de (re)découvrir ce mythique groupe européen, un peu facilement sous-estimé, même si au final, ça respire un peu trop At The Gates ici. Disons que c’est le seul bémol à noter à propos de ce très bon Shadowreaper, mais on va dire que c’est pour la bonne cause ici ! Merci Night In Gales et à bientôt ! [Seigneur Fred]

–>> Retrouvez notre interview du guitariste Jens Basten en vidéo ci-dessous à propos du nouvel album Shadowreaper (Apostasy Records) :

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