Déjà auteur d’un second album remarqué (et remarquable) en 2022 avec Darwin, le trio bordelais revient à la charge avec un Summerchild inspiré et diablement efficace, à l’énergie punk rock et à la teneur des plus contrastées et envoutantes. Pour sûr, RED SUN ATACAMA augmente la température ambiante et signe là un retour fracassant ! [Entretien vidéo réalisé par Zoom avec Clément Marquez (chant, basse) et Vincent Hospital (guitare) par Norman « Sargento » Garcia – Photos : Jessica Calvo]
Enregistré et mixé par Amaury Sauvé, dont le nom apparait souvent ces derniers temps chez Metal Obs (BIRDS IN ROW, POINT MORT…), tout comme Thibault Chaumont (FATIMA, KLONE…) pour le Mastering, Summerchild est d’abord très « Made in France » puisqu’également distribué par le label indépendant des Mars Red Sky. L’album débute par « Passenger » qui est le premier morceau à avoir été composé par le trio. Et le moindre que l’on puisse dire est qu’il envoie du bois, s’offre un intermède jazzy, bluesy, avant de lâcher un hurlement qui débouchera sur une belle débauche d’énergie (à noter que Laurent McPake de Clegane apparait en guest sur les vocaux). Cette structuration sera ainsi la marque de fabrique de Summerchild, rempli de contrastes, pourvu d’une intensité élevée, et ne donnant pas dans la linéarité. C’est donc un « Conveyor » tout aussi énergique qui prend la suite. Robin Caillon y tabasse sa casse claire comme un forcené, tandis que Vincent Hospital se délectera seul avec sa guitare sur un nouvel intermède, pour mieux laisser place un final au fuzz diabolique et groovy à souhait. Pour sûr, ces deux premiers titre vont cartonner en live !
Le troisième brûlot, « Weighless », vient calmer un peu le jeu avec une intro des plus aériennes, avant que le fuzz et le côté heavy du groupe ne reprennent le dessus. La voix de Clément Marquez est toujours aussi reconnaissable et reste l’autre marque de fabrique de RED SUN ATACAMA. Et que dire de cette partie psychédélique bien secondée par des claviers aux relents seventies. Puis c’est au tour du premier single « Commotions » de prendre le relais. Le tempo est élevé, là aussi une courte accalmie vient donner le temps pour reprendre sa respiration, pour un final encore une fois des plus lourds. Quand on vous dit que cet album est un condensé de contrastes et d’émotions diverses !
Le schéma devient donc récurrent avec un « Graze The Sun » qui s’offre lui une partie contemplative plus longue… Place maintenant au titre éponyme, où les claviers à la Dizzy Reed se font une belle place. Pour autant le côté heavy et brulant du groupe restent de mise et ce n’est pas le titre suivant, « Ragdoll » et ses huit minutes (!) qui viendront nous contredire. Le tempo y est des plus élevés, le milieu de morceau emprunte aux PINK FLOYD, et la fin de morceau, instrumentale, est un sacré mélange de rock inspiré et endiablé !
Cet album aurait pu (ou dû) se clôturer ici, mais c’était sans compter sans cette petite lueur d’inspiration supplémentaire de C. Marquez, qui armé de son orgue Korg CX3 et accompagné par guitare et percussions, nous propose une conclusion digne des plus beaux couchers de soleils. Ah, nous n’aurions pas bouder notre plaisir avec un ou deux morceaux supplémentaires, mais la qualité primant sur la quantité (en parlant de qualité, l’artwork de l’album signé Nicolas Marciano vaut également le détour), RED SUN ATACAMA met tout simplement la barre très haute avec ce Summerchild sans concession et captivant du début à la fin. En pleine tournée qui a débuté en Espagne et au Portugal, on retrouvera le trio à Caen le 12 juin 2026 (Pepper Rock Fest) et au Motocultor en août à Carhaix cet été. Alors soyez au rendez-vous ! [Norman « Sargento » Garcia]

Publicité