Avec un line-up pareil, il y a peu de doute que l’on nous propose du médiocre, on a affaire ici à de l’exceptionnel très ancré dans les années 70/80. On est immédiatement plongé dans l’ambiance avec « Crash Down Love », un morceau hard pop très dansant ou l’influence musicale nipponne est très présente. Au chant, Eric Martin (Mr Big) est impérial comme à son habitude et la section rythmique imparable (avec Matt Sorum des Guns’N Roses aux baguettes !!). Ce qui surprend le plus est certainement cette influence orientale qui survole certains morceaux (« The Story of Love » par exemple). Citons également « Eternal Flames » avec un featuring bien commercial des Baby Metal. Les Nippons ne dérogent pas à leur règle en proposant un morceau très poppy metal, entrainant et groovy. Bien sûr, le célèbre guitariste nippon, Tak Matsumoto, s’en donne à cœur joie sur ce second volet de TMG. Sur tous les titres, il étincelle de son talent tout en humilité, en évitant les démonstrations techniques abusives (« Color In The World »), le puissant en mode heavy « My Life ». On a affaire ici à de véritables chansons sur lesquelles la guitare vient se greffer en apportant le plus nécessaire à tout bon morceau. Si les trois premiers titres sont des tubes en puissance, l’esprit rock des seventies n’est pas en reste et plane sur certains morceaux comme sur « Endless Sky » ou « Dark Island Woman », deux belles réussites, idem avec « The Great Divide ». La ballade « Faithful Now » quant à elle, constitue aussi un bon point, loin des stéréotypes. L’excellent « Guitar Hero » vient clôturer l’opus tout en beauté, hommage de Jack Blades à Tak Matsumoto. Quel beau final pour un album qui est déjà un succès au Pays du Soleil Levant, Tmg II étant sorti un peu plus tôt en septembre 2024 au Japon. [Pascal Beaumont]
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