Du rock classique, du vieux hard rock bien vintage qui sent les seventies, bref, du old school, voilà le leitmotiv du trio américain (quatuor à la scène, avec un bassiste live de session) fondé du côté de Portland en 2014 !! Si leur premier essai Eternal Rock ne fut pas vraiment éternel mais plutôt discret en 2020 noyé dans la masse des sorties du genre, et ce, malgré l’attention du public durant la pandémie de covid-19, ce nouvel effort de nos Yankees passe un cap. Si l’originalité n’est pas de mise, vous l’aurez compris ici, l’apport de la nouvelle chanteuse Domino Monet est indéniable cependant dans le groove et la dynamique du groupe à travers ces neuf nouvelles compositions et ce, tant sur disque donc, que sur scène, alors que dernièrement, c’était le guitariste/fondateur et principal compositeur Justin Kaye qui se chargeait de la voix en plus de sa six cordes avant son arrivée même s’il y eut un chanteur intérimaire dont le nom nous a déjà échappés… (voir notre interview de Domino Monet qui l’évoque par moment dans notre entretien vidéo en bas de cette page). Se recentrant ainsi sur son instrument, le leader chevelu et moustachu digne d’un personnage hippie dans le dernier Tarantino Once Upon a Time… in Hollywood dégaine sur In Flight des riffs simples mais tout bonnement imparables (le single « The Hunter », « I Am The Spear », « Follow Tomorrow », « Thunder Calling »…), alors que la section rythmique qui s’appuie sur la solide Terrica « Catwood » Kleinknecht derrière ses fûts, et pas que de bières ceux-ci. Côté influences, on baigne là dans les premiers Led Zepellin, MC5, The Who, Hawkwind, Motörhead, Scorpions, Girlschool aussi ou Doro Pesch pour le côté féminin, mais pas Janis Joplin car la voix est ici plus mélodieuse.
Il en résulte des chansons taillées pour la scène, sans grande originalité donc, mais d’une efficacité. Mais on y trouve quand même de la fraîcheur paradoxalement, grâce notamment aux variations et envolées vocales de sa nouvelle frontwoman (« Thunder Calling »). Un morceau plus calme et mélancolique comme « Into The Stillness », situé au milieu du disque, se fond parfaitement aussi dans le décor où la chanteuse sait se faire moins sauvage. Soyez rassurés, des morceaux plus heavy figurent également, avec de légères influences heavy/rock du début des années 80 se font également sentir, comme sur « In Flight », ou le dansant et nerveux « Dancing With The Sun », avant de conclure ce second album par l’étonnant « Hellbound » qui, s’il n’a rien d’une reprise power/thrash metal de Pantera provenant tout droit de Reinventing The Steel, emprunte son riff énorme à celui de Tom Morello (RATM) sur la célèbre chanson « Know Your Enemy ». Bizarre et surprenant, mais là encore, efficace ! Nous poserons peut-être la question une prochaine fois directement à son guitariste, mais pour l’heure vous trouverez ci-dessous l’interview de sa chanteuse Domino Monet qui a écrit les paroles d’In Flight que vous ne manquerez pas d’écouter en fond à la lecture de cette chronique vintage… [Seigneur Fred]
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