WARBRINGER : Wrath & Ruin

Avec un tel nom d’album et de groupe, difficile de ne pas croire que Warbringer n’est pas un oiseau de mauvais augures, n’apportant que maux, guerres et famines, partout où ils trépassent, surtout dans ces temps sombres et bellicistes que traverse notre époque… Pourtant, ce n’est qu’un humble quintet de thrash metal originaire de Ventura (Californie) et fondé en 2004, vouant un culte envers les pionniers de ce genre musical, mais avec une solide identité forgée à travers des albums solides et des concerts toujours musclés où ses membres ne font jamais semblant sur scène, à l’image de leur frontman, chanteur et parolier, très inspiré visiblement sur leur septième bombe studio : Wrath and Ruin paru en mars 2025 chez Napalm Records… [Entretien réalisé avec John Kevill (chant) par Seigneur Fred – Photos : DR]

->> Single « A Better World » par WARBRINGER extrait de leur album Wrath and Ruin (Napalm Records)

->> Single « The Sword and The Cross » par WARBRINGER extrait de leur album Wrath and Ruin (Napalm Records)

->> Single « Through A Glass, Darkly » par WARBRINGER extrait de leur album Wrath and Ruin (Napalm Records)

Wrath and Ruin - WARBRINGER
WARBRINGER
Wrath and Ruin
Thrash metal
Napalm Records

C’est en fidèles combattants et fers de lance du thrash metal contemporain que nos sympathiques Américains de Warbringer (nous les avions rencontrés juste avant leur show au Motocultor à sa première édition à Carhaix en 2023, c’était alors le calme avant la tempête qui allait s’abattre dan le pit du festival breton…) envoient une nouvelle bombe en provenance de Californie. Si bien sûr leurs influences résident dans leurs références nationales du genre des années 80/90, et tout particulièrement celles de la Bay Ara, Warbringer a su néanmoins forger son identité à l’aide d’albums très solides et réguliers, accompagnés en live par des prestations musclées où le quintet californien donne tout ce qu’il a dans les tripes, à l’image de son chanteur John Kevill qui ne fait jamais semblant…

Et justement, sur Wrath and Ruin, sixième album qui s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs dont Weapons Of Tomorrow qui fut un coup d’épée dans l’eau car sorti en pleine pandémie comme bien d’autres, si là il n’y a pas grande surprise, on note une nouvelle fois un grand soin apporté aux paroles et au concept ici représenté visuellement par le superbe artwork signé. Son chanteur nous explique d’ailleurs en interview son travail inspiré, bien sûr de notre triste époque en proie à la guerre, aux  famines (bon ça, c’est pas très nouveau malheureusement), et comment il transforme ça, à partir de faits historiques, en métaphores et réflexions pour l’exprimer à travers des paroles emplies de colère mais aussi de mélancolie.

Le parfait exemple serait le morceau épique « Through A Glass, Darkly », adaptation ou plutôt l’inspiration provenant du poème du fameux général américain Patton (et oui, à ces heures perdues, l’un des officiers militaires les plus puissants durant la Seconde Guerre Mondiale écrivit quelques vers en prose entre deux cigares et un débarquement…).

Musicalement, c’est donc aussi du costaud, avec des compositions plus recherchées et nuancées, où tout n’est pas simplement un empilage successif de riffs réchauffés, là encore un gros travail de compositions dans les structures et les mélodies faisant clairement de Wrath And Ruin un album qui sort un peu du lot dans ce revival thrash metal plus ou moins crossover auquel on assiste aux quatre coins de la planète cette dernière décennie. Un must have de thrash pour cette année 2025 qui commence fort sur tous les fronts (Chemicide au Costa Rica, Sarcator depuis la Suède, Warfield en Allemagne, Maltuka avec son 1er EP en provenance de Norvège, Nervosa qui met le feu dans les pits de France dans le cadre du Warm Up du Hellfest 2025, Game Over en provenance d’Italie…). [Seigneur Fred]

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