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WOLF
Shadowland

WOLF
Shadowland
Heavy metal
Century Media

Wolf fait partie de ces formations qui alignent les albums de qualité depuis des années et qui n’ont jamais réussi à véritablement s’imposer. Les voilà de retour avec Shadowland, deux ans après l’excellent Feeding The Machine sorti en 2020 en pleine pandémie et malheureusement passé relativement inaperçu (lire notre interview de Wolf de l’époque ici). Il est clair que la formation suédoise était pressée de revenir sur le devant de la scène car mieux vaut battre le fer tant qu’il est chaud ! Toujours tenu de main de fer justement par le seul et unique membre d’origine depuis 1995, Niklas Stålvind, le moins que l’on puisse dire c’est que Wolf frappe très fort avec cette nouvelle offrande. D’abord avec cette pochette nous ramenant à la grande époque de Mercyful Fate réalisé par Thomas Holm (Mercyful Fate, King Diamond) et surtout en proposant un heavy/power metal traditionnel de grande classe qui ravira tous les fans du style. L’arrivée de deux nouveaux membres en 2019 et pas des moindres Pontus Egberg (ex-King Diamond) à la basse et Johan Koleberg (ex-Therion) à la batterie semble avoir eu un effet plus que bénéfique, une véritable renaissance après un Devil Seed trèssombre qui avait quelque peu surpris et désarçonné, heureusement corrigé quatre ans plus tard par l’excellent Feeding The Machine précité. Ce dernier avait marqué un véritable retour au heavy de leur débuts. Shadowland poursuit donc à présent cette voie et vous transporte directement au cœur des années 80 tout en restant résolument moderne, notamment dans sa production sonore. Il suffit d’écouter « Dust » « Exit Sign » ou « Shadowland » pour s’en convaincre. Le tout agrémenté de duels de guitares de haute volée dans la lignée d’un Iron Maiden ou de Mercyful fate de la grande époque à l’instar de « Visions for the Blind » ou « Trial By Fire ». Et le côté épique des compositions demeure grâce à des morceaux comme « The Ill-fated Mr Mordrake » ou le superbe « The Time Machine ». Un retour en force magistral ! [Pascal Beaumont]