La déferlante DISCOZERO arrive avec son tout premier opus, mais qui est loin d’être un tout premier essai pour ses géniteurs chevronnés et bien connus de la scène alternative française. Car derrière ce projet à la fois sombre et dansant on retrouve Katia Jacob (GLACIATION, VENT DEBOUT), Nicolas Foucaud (LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL, KWOON, SAPIENS), Zacharie Mizzi (BRIGHT CURSE) et Matthieu Miègeville (MY OWN PRIVATE ALASKA). Alors au vu des CV des 4 musiciens, le résultat est vraiment bluffant et des plus surprenants, c’est le moins que l’on puisse dire ! DISCOZERO, c’est donc un cocktail de rock alternatif à la fois heavy et groovy, et très catchy !! Alors prêt pour un tour de rock à la « French touch » sur le dancefloor ? [Entretien vidéo réalisé par Zoom avec Nicolas F. (guitares/chœurs) et Zacharie M. (batterie/chœurs) par Norman « Sargento » Garcia – Photo : Benjamin Hincker]
Avec « Joy & Fire » et comme toute première phrase prononcée « This is the dance of joy & fire » le décor est très vite planté, il va s’agir de danser, ou tout du moins bouger son corps, suer et crier pendant les huit titres qui composent cet OVNI musical. Alors attention, il ne s’agit pas de disco, hein, mais bel et bien de musique entraînante à coups de gros riffs (« And Again », Get It ! Get It ! Get It ») et d’influences très marquées par les nineties, allant du punk rock au grunge en passant aussi par des sonorités plus modernes, indus et post-punk.
« Forgive Forward » permet de tranquillement de reprendre son souffle dans une ambiance western et laisse place à un « Mary & Jessy & » aussi bon instrumentalement qu’au niveau du texte. La palette vocale de Matthieu M. n’est y pas étrangère mais ne serait rien sans l’apport excellent de ces autres compères. Ce morceau vaut vraiment le détour !
« Oh My God » vient doucement mais surement durcir le ton (son final grunge et noisy), on vous laissera deviner le petit clin d’œil à un morceau phare de l’année 79 (!) sur « Coffe.Drive », et vous délecter sur les sept minutes de « Do You Dance », intenses, groovy et…dansantes bien évidemment !
Bref, on ne s’ennuie pas un instant tout au long de ces huit titres masterisés par le maître Alan Douches (!) pour un résultat nerveux et catchy, et bien que des groupes comme les IDLES ou TURNSTILE soient souvent évoqués, on citera également le FFF des débuts (et qui revient sur le devant de la scène e 2026), autre OVNI français quand on le vit débarquer pour la première fois, pour le côté folie et mélange des genres assumés. DISCOZERO frappe fort et juste et dégomme toutes les boules à facettes sur son passage. [Norman « Sargento » Garcia]

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