Déjà la 4ème bombe hardcore/metal de la part de nos cinq Tourangeaux plus déterminés que jamais à conquérir les scènes de France et de l’étranger, comme c’est déjà le cas depuis plusieurs années. Fondé en 2010, ils ont notamment déjà joué au Hellfest en 2023 en pleine journée, et tourné en Europe. Et à l’écoute de leur excellent nouvel album Divid ( @InnerstrengthRecords ) plus engagé et fédérateur que jamais, nul doute qu’ils vont aller plus loin et vont certainement même mettre une bonne claque à leurs challengers nord-américains, spécialistes de ce genre musical de hardcore moderne aux influences metal. Cette musique en pleine ascension ramène toujours plus de monde sur scène dans les pits, et ce, malgré un climat socio-économique morose et un monde plus divisé que jamais à cause notamment des guerres dans le monde. Entretien ici avec son chanteur, enregistré quelques jours avant la sortie de Divid. Merci à lui pour sa disponibilité et gentillesse. A bientôt en live dans le pit dans le respect de chacun ! [Entretien réalisé par Zoom avec Emile (chant, paroles) par Nel666 & Seigneur Fred – Photos : DR]

Oh la grosse claque en ce mois de mai 2026 !! En plus, ça tombe bien, comme dit le dicton français : « En mai, fais ce qu’il te plaît ! ». Eh bien, un peu mon neveu que l’on va se faire plaisir avec cette quatrième galette au format longue durée de nos coreux tourangeaux de BEYOND THE STYX (il paraît que l’on peut écrire BTSTYX quand on est fan, et ça tombe bien, on l’est !) formés pour la petite histoire un beau jour de 2010 en région Centre-Val de Loire. Fort d’un nouveau deal avec le label américain Inner Strength Records, et d’une expérience réussie sur la War Zone du fameux festival Hellfest en juin 2023 dans une chaleur étouffante, le gang français remet le couvert avec Divid. Et si le nom pourrait croire à un ordre de division, bien au contraire, il est fédérateur face aux dérives de notre monde, et a pour but de réveiller un sursaut d’âme et de conscience alors que des guerres éclatent pour satisfaire les égos de nos dirigeants afin de défendre, non pas la veuve et l’orphelin, mais les pétrodollars. Si le single « Dust Off » commence sans préliminaire pour ouvrir les hostilités de Divid, il invite d’emblée les mosheurs, pogoteurs, et autres adeptes de violent dancing et crowd killing (euh non, pas ça, on en veut pas de ça dans le pit, surtout pensez à nos dos de journalistes quand on prend des photos dans le pit presse sans barrière…). Sur ce titre court et percutant, c’est en fait tout le contraire de diviser qui se passe. On assiste à un élan hardcore fédérateur, sur lequel le chanteur Emile, en pleine forme, se voit rejoindre au mic’ par Okan Deniz (ex-I AM REVENGE et qui travaille déjà sur de nouveaux projets) pour un résultat 100% gagnant ! Puis « Bystander », très heavy dans son intro et ce riffing particulièrement méchant des deux guitaristes Guillaume et David, risque de faire tout aussi mal dans le pit que son prédécesseur. A mi-parcours, quelques chœurs punk/hxc viennent dynamiser quelque peu ce morceau ultra lourd et oppressant. Et ça fait déjà mal aux cervicales et lombaires au bout de deux chansons… Survient alors le single « Never Ending War », tristement d’actualité, quelque soit la direction que l’on regarde sur notre planète Terre, à moins de faire la politique de l’autruche, et de se taire. Mais ça, son chanteur Emilie Duputié n’en veut pas de l’indifférence, ni de l’ignorance. Et la musique de BTSTYX ne peut que faire réagir ! Et pour le coup, c’est réussi, on sursaute de partout et on a envie de dire : « faites l’amour, pas la guerre ! ».
Si côté chant, Emile a encore monté d’un galon (exemple au hasard : « Kiss Of the Cobra ») et impressionne tout du long de l’album, côté section rythmique, c’est du béton armé, entre le batteur Adrien et la basse de Yoann, que l’on entend véritablement ! Son instrument à quatre cordes groove, alors que les accords des guitares s’enchaînement. On constate un énorme travail dans les riffs de guitares, avec un son tout simplement énorme côté production. Totalement en confiance, les musiciens ainsi qu’Emile ont tout donné en studio. Cela se voit, ou plutôt s’entend à chaque note, à chaque break, à chaque parole scandée par le frontman moustachu, comme sur l’énorme missile « ANYØNE ». Un morceau qui a d’ailleurs pas mal évolué lors de sa conception puis enregistrement en studio, nous confiera en interview son chanteur Emile…
Si les grattes sont principalement accordées en Ré (D), la paire Guillaume/David se renouvelle à tous les instants, et si les soli sont extrêmement rares (on apprécie les licks de guitare sur « Chaosystem »), on sent une cohésion totale avec la section rythmique, et nos zicos n’ont rien à envier aux grandes formations actuelles du genre hardcore/metal, que ce soit sur la scène européenne ou américaine d’ailleurs. Les influences punk moderne ponctuent des titres courts comme « Flower Violence » où l’on notera une seconde collaboration au passage avec la chanteuse Delphine (ex-SISTERS OF ISSUES), bien connue sur la scène locale punk/hxc tourangelle locale. Et puis, on vous l’avez déjà dit : « faites l’amour, par la guerre ! », peace & love ! Autre exemple, l’excellent « Deadlock V » au groove punk/hxc moderne imparable et à la rage destructrice. Et le truc est qu’il y a une certaine innovation malgré tout. On remarque encore une évolution chez BTSTYX par rapport à ses précédentes bombes toujours actives comme Sentence (2022) ou STIGMA (2018). Le quintet a encore franchi un cap ici. Et un single comme « Deadlock V » en atteste encore ou le précité « ANYØNE ».
En fin de parcours, nos cinq coreux relancent même la machine avec l’ultime et terrifiant « Storm of Life », histoire d’en remettre une couche supplémentaire. Emile s’époumone comme un diable une nouvelle et dernière fois. Très clairement, vous pouvez compter sur BEYOND THE STYX pour mettre le feu sur vos platines, dans vos esgourdes, et surtout très prochainement en concert dans l’Hexagone et plus loin !! Le combo tourangeau dégage une telle puissance et en même temps une folle sérénité. Et ils peuvent avoir confiance en leur travail magnifiquement en fond et en forme, représenté d’ailleurs par un superbe artwork aux teintes bleutées avec un Bouda à mille bras créé par un artiste asiatique, mais peuvent aussi faire confiance en leurs fans fidèles et loyaux (surtout dans le milieu du hardcore), toujours plus nombreux de part le monde. Les dix morceaux de Divid sont taillés pour le live et risquent de faire tous mal sur scène pour les prochains shows et festoches à venir du combo tourangeau. Chapeau, messieurs ! [Seigneur « Styx » Fred]

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