
NETHERWILDS est un projet de « metal médiéval » totalement barré, imaginé par David Monks, leader du groupe de pop/rock canadien Tokyo Police Club. Il y développe l’univers viral de son alter ego — un paysan couvert de crasse baptisé « Worm Chewer » — pour en faire un monde musical à part entière. Ce qui a commencé sous la forme de vidéos immersives de jeu de rôle médiéval, tournées au milieu des ruines dans la campagne irlandaise, a rapidement cumulé des millions de vues sur TikTok et Instagram. Le projet séduit par un mélange d’humour noir, de fantastique et de réflexions étonnamment percutantes sur les classes sociales, le travail et la survie. Sur son premier album, Peasant Rising (paru le 9 octobre 2026 chez King Volume Records), Netherwilds transforme ces thématiques en un récit ambitieux, utilisant la révolte féodale comme métaphore du fossé grandissant entre les classes sociales aujourd’hui. Peuplé de paysans, de rois, de bourreaux et de mystiques, l’album alterne entre fresque épique et légèreté, tout en explorant des notions comme la résilience, la lutte collective et la capacité des gens ordinaires à remettre en question le statu quo. Sur le plan musical, Peasant Rising est une œuvre totalement déjantée : elle fusionne punk hardcore, thrash metal, sludge metal, metal industriel et instruments folk médiévaux pour offrir une expérience cinématographique inédite dans le paysage de la musique extrême. À la fois écrasant et théâtral, Netherwilds déploie un univers où les *blast beats* rencontrent les bouzoukis, où l’histoire se heurte au fantastique, et où le soulèvement paysan ne fait que commencer. Nous avons fait connaissance en exclu pour la France avec l’auteur de cette révolte. [Entretien vidéo réalisé par Zoom avec Worm Chewer (guitares, chant) par Seigneur Fred – Photos : DR]
Véritable OVNI sur la scène metal ou simple supercherie ? A vrai dire, lorsque l’on a entendu parler de NETHERWILDS que le promoteur nord-américain nous a proposé d’écouter l’album l’été dernier et, si intéressé, d’effectuer une interview vidéo, nous étions plutôt circonspects… Mais attention !! L’habit ne fait pas toujours le moine même si c’est très souvent le cas dans le metal honnêtement (un logo, l’artwork d’une pochette, le look du groupe, le label, etc.)…
On a donc pris le temps et le soin d’écouter, comme d’habitude on vous dirait, l’entièreté de ce premier album studio du groupe canadien mené par un certain Dave Monks (« moine » en anglais, tien donc…), connu pour son activité au sein du groupe de pop/rock TOKYO POLICE CLUB, mais aussi alias « Worm Chewer ». Cela ne vous dit peut-être rien, mais le bougre est apparemment très connu sur la toile, notamment sur TikTok, pour son délire avec son personnage médiéval à la tête d’une révolte paysanne, et on est tout simplement rester sur le cul pour parler familièrement comme parlerait un paysan du Moyen-Âge ! En voici la bande-originale en quelque sorte ici et ça s’appelle Peasant Rising. Ce disque s’avère très copieux puisqu’il regorge entrecoupés de divers interludes variés et jamais redondants par paradoxalement dans le track-listing. Mais surtout, la musicalité est au rendez-vous, les chansons sont étonnamment construites et tiennent parfaitement la route, même si musicalement ça part dans tous les sens et tire sur tout ce qui bouge, non sans humour et ironie.

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