Alors que certains ne se sont toujours pas remis du double passage français de Hatebreed en juin dernier, précisément le 21 juin 2026 au Hellfest à 01h00 du matin sur la War Zone à Clisson, suivie moins de 24 heures après d’un petit concert au petit club du Bateau Ivre à Tours en pleine fête de la musique et canicule (notre live report 2026 ici), voici enfin la nouvelle bombe hardcore metal des Américains tant attendue !
Fatal Paradox, produit par le fidèle Chris « Zeuss » Harris, est leur neuvième déflagration studio (onze exactement si l’on inclut leur album de reprises For The Lions paru en 2009, et leur EP Under The Knife de 2000) qui fait office de vétéran aujourd’hui sur la scène hardcore/metal. Pour rappel, le groupe originaire du Connecticut s’est formé en 1994 ! Et ça commence très fort avec le single révélé il y a quelques mois : « Kill Count Increase ». Avec son tempo relevé, Hatebreed ne fait pas dans la dentelle avec ce morceau, vous vous en doutez, celui-ci se terminant par un un habituel breakdown et un ralentissement cher au quintette de Jamey Jasta. On notera d’ailleurs, pour ceux qui l’ignorait encore, l’arrivé à la basse de Carl Schwartz (frontman de First Blood) pour ce qui ne devait être qu’un intérim finalement prolongé par un CDI intérimaire comme c’est courant. En tout cas, on sent bien sa présence sur un missille tel que « Decisions Become Destinies » par exemple.
La recette est la même sur « The Carrion Choir » avec son phrasé « Remind us who you are » et un gros breakdown pour achever le morceau. On reste aussi séduit par « Total Invicible » et « »Make The Demon Obey » en mode rouleau compresseur, avec leurs riffs basiques, mais ô combien efficaces… A défaut d’originalité, Hatebreed mise comme à l’accoutumée sur l’efficacité avant toute chose !
Même ressenti avec « Fatal Paradox » et son mid tempo, la petite intro slayerienne de « Still A Threat », et les sing-alongs de « Truth Is A Lion » (vous me direz, il y en a dans quasi toutes les chansons !). « Sacrifice Season » constitue également un petit moment jouissif avec son solo thrash vintage et pour tous ceux qui ont une appétence pour la voix d’outre-tombe du légendaire growler John Tardy (Obituary) qui vient accompagner Jamey Jasta au micro sur ce titre qui ne demande qu’à s’exprimer en live lors de prochains duos scéniques, pourquoi pas ?
Et puis l’album se termine avec deux petites surprises (enfin !) avec « None Left To Save » et sa fin plutôt surprenante pour du Hatebreed, puisqu’instrumentale et plutôt heavy pour une durée totale de 6min 35 ! Pour autant nos Yankees ne tombent pas dans le post hardcore ou autre metal progressif… (rires), soyez rassurés ! Enfin, « Poison Planet », une reprise punk hardcore d’un (très) vieux titre de 1984 de leurs potes de Corrosion Of Conformity (Eye For Eye) qui a publié un excellent double album au passage plus tôt cette année 2026 (notre chronique à retrouver ici).
Avec Fatal Paradox, que l’on préfèrera à son précédent méfait Weight Of The False Self paru en 2020, Hatebreed fait donc sans surprise du Hatebreed, ce qui au moins contentera à coup sûr les fans, et assure au groupe américain sa place de maître du genre. [Norman « Sargento » Garcia]
->> INTERVIEW DU GROUPE HATEBREED TRES BIENTÔT ICI ET SUR METAL OBS TV !!

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