Le groupe suédois originaire de Trosa et mené par son charismatique frontman Robert Ljung a sorti à l’automne 2025 son premier album en l’espace de neuf ans (!), le bien nommé et superbe Blood Covenant. L’occasion était trop belle pour taper la discussion et revenir sur le parcours d’un des piliers du metalcore scandinave de ces dernières années malgré cette disette discographique, mais que voulez-vous, c’est la vie ! Alors METAL OBS a tenu à remettre les pendules à l’heure avec le principal intéressé : son chanteur ! [Entretien vidéo réalisé par Zoom avec Robert Ljung (chant) par Norman « Sargento » Garcia – Photos : DR]
->> Single « Heaven » par ADEPT extrait de l’album Blood Covenant (Napalm Rec.)
Cinquième album et le premier en neuf ans (!), Blood Covenant marque le retour aux affaires du combo suédois fondé autour de 2004. Un retour que l’on pourra qualifié d’explosif mais également comme une sorte de remise des pendules à l’heure, pour ces pionniers du metalcore nord européen. Eh oui ! Après presque une décennie de silence (le dernier album Sleepless date de 2016), on aurait pu penser que le quintette soit devenu, un temps soit peu, rouillé et déconnecté des dernières évolutions musicales d’un genre en ébullition. Que nenni ! Ce nouvel opus se veut au contraire résolument moderne, tant sur le fond que sur la forme, et donne aussi l’impression qu’Adept n’a jamais vraiment arrêté alors qu’il été en retrait de la scène metalcore discographiquement parlant… Alors Blood Covenant, c’est donc un message au monde ou comment remettre à l’ordre du jour une hiérarchie mise à mal ces dernières années. Dans la continuité de Sleepless, ce nouveau disque alterne avec une facilité déconcertante les compositions violentes (« Filthy Tongue », « Blood Covenant », « Battery Skin »…) ou plus mainstream (« Heaven », « YOU », Time Is A Destroyer »…).
Produits et mixés par Monsieur Henrik Udd (Bring Me The Horizon, Architects) en collaboration avec Robert Ljung (chant) et le guitariste Lithammer, le tout ayant été masterisé par Thomas « Plec » Johansson (Soilwork, Dynazty), les onze titres de Blood Covenant méritent plus que votre attention et permettront également aux non-initiés de remettre en question le grand échiquier du metalcore contemporain et devenir adeptes du metalcore de ces musiciens, encore une fois, scandinaves. [Norman « Sargento » Garcia]

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