
Quel chemin parcouru en 10 ans depuis 2015 et leur Suisse natale ! Fondé à l’initiative de la guitariste (et prof de guitare) Romana Kalkuhl, BURNING WITCHES se compose de cinq princesses du metal. Le combo à l’envergure désormais internationale est toujours managé par le leader Schmier (du groupe culte de thrash metal allemand DESTRUCTION), et s’est très vite imposé en Allemagne à la suite de la sortie de leur tout premier méfait éponyme (2017) ! Nos sorcières bien aimées pratiquent un heavy metal traditionnel de grande qualité fortement influencé par JUDAS PRIEST, IRON MAIDEN pour ne citer que quelques-uns ! Depuis, elles n’ont cessé de tourner principalement chez nos amis teutons et d’enquiller les brûlots ! En 2018, elles reviennent avec Hexenhammer, puis en 2020 avec l’excellent Dance With The Devil qui leur permettra de visiter d’autres contrées jusqu’à lors inexploré et de se faire un nom sur la scène européenne en ouvrant pour des gangs comme GRAVE DIFFER Ou DESTRUCTION (dont le leader Schmier n’est autre que leur manager). Aidée par une signature chez Nuclear Blast, puis avec Napalm Records et Schmier qui gère à la fois leur carrière mais aussi la production de leurs albums, nos 5 Helvètes, ont depuis pu conquérir le monde et reviennent d’ailleurs tout juste d’un périple en Australie ! Un plus non négligeable qui leur a permis de très vite se faire remarquer aussi au niveau médiatique ! Elles ont dû pourtant faire face à de nombreux écueils avec de nombreux départs successifs le dernier en date étant celui de Larissa Ernst, l’une des 2 guitaristes, immédiatement remplacée par la talentueuse Courtney Cox directement venue des Etats-Unis. La guitariste Romana Kalkuhl a toujours su faire face aux changements de line-up. Après les excellents Dance with The Devil (2020), The Witch Of The North (2021) et The Dark Tower (2023), album basé sur la comtesse hongrois, voici Inquisition !!! Tout un programme… [Double entretien réalisé par Zoom avec Lala Frischknecht (batterie), suivi de Courtney Cox (guitare) par Heavy Pascal Beaumont – Photos : DR]
->> Single « Inquisition » par BURNING WITCHES extrait de l’album Inquisition (Napalm Records)
Formation désormais internationale mais à l’origine helvète car basée du côté de Brugg, en Suisse alémanique, BURNING WITCHES a gravi les échelons un par un sur la scène heavy metal européenne. Débutant son périple en 2015 à l’initiative de la guitariste Romana Kalkuhl (et principale compositrice du quintet) et de la batteuse Lala Frischknecht (accessoirement prof de batterie dans une école de musique privée), le combo s’est très vite imposé en Allemagne à la suite de la sortie de leur tout premier méfait, grâce à l’aide de leur parrain et manager, et pas des moindres, notre ami Schmier de DESTRUCTION (voir notre interview 2025 ici) ! Nos donzelles pratiquent un heavy metal traditionnel de grande qualité fortement influencé par JUDAS PRIEST, DIO, IRON MAIDEN, pour n’en citer que quelques-uns. Elles fêtent d’ailleurs leurs dix ans d’existence cette année en nous proposant leur sixième opus Inquisition qui colle d’ailleurs parfaitement avec l’univers de leur patronyme. Après les excellents Dance with The Devil (2020), The Witch Of The North (2021) et The Dark Tower (2023), les voilà donc de retour avec un nouveau concept comme elles savent si bien le faire ! Inquisition se veut une fois plus comme un vibrant hommage au heavy metal à son âge d’or, les années 80. Le résultat est très efficace car doté d’une production moderne exceptionnelle. A l’instar de The Dark Tower, les morceaux sont tout aussi, voire plus, sombres et plus tonitruants grâce à des thèmes hypra classiques cependant : la persécution médiévale, l’oppression religieuse et l’esprit de résistance inébranlable. Inquisition marque aussi l’arrivée de la terrible shreddeuse Courtney Cox à la guitare fortement influencé par IRON MAIDEN (elle a fait partie, au côté de Nita Strauss (ALICE COOPER) de THE IRONS MAIDENS, groupe-hommage féminin pendant existant durant quatorze ans). Mais cette dernière est aussi une grand fan de KING DIAMOND (qui ne l’est pas après tout ?), elle avait d’ailleurs joué sur un titre de Hexenhammer en 2018. En entretien, apprenant alors la mort en live d’Ozzy Osbourne, elle nous confiera avec tristesse qu’elle était fan également du Prince of Darkness en solo et de BLACK SABBATH…
On est ici d’emblée plongé dans une ambiance sombre et glaciale avec « Sanguini Hominum » : les processions, les bûchés, les tortures, alliés au mystique et à l’obscurantisme sont d’ores et déjà dans tous les esprits ! Courtney Cox brille de mille feu tout au long de cet opus à commencer par la chanson-titre « Inquisition“ et les trois autres singles plus terribles les uns que les autres “High Priestess Of The Night“ ; “The Spell Of The Skull“ ; “Mirror, Mirror“. Nos sorcières sont vraiment inspirées et revisitent les clichés du genre avec passion et énergie, apportant leur touche. Ces chansons en sont une preuve éclatante. Pas de doute, la belle américaine est très douée et apporte un surcroît de mélodies très accrocheuses. Citons également “Soul Eater“ dernier single en date. Chacun des duos guitaristiques emmenés par la guitariste Romana Kalkuhl aux côtés de Courtney Cox sont donc d’une redoutable efficacité.
Tout comme la chanteuse néerlandaise Laura Guldemond avec cette tessiture incroyable tout en puissance qui lui permet d’osciller entre les graves et les aiguës avec une facilité déconcertante, digne du grand Ronnie James Dio, mettant chaque titre en valeur comme avec « Shame » ou « Burn In Hell » où sa voix semble littéralement possédée. Et le pire, c’est qu’en live, elle est tout aussi impressionnante sur scène dans sa justesse à chacune de ses performances auxquelles nous avons pu assister à de nombreuses reprises (Alcatraz Festival, Hellfest, Motocultor…). Elle vous emporte avec émotion dans une superbe power balade sur “Release Me » par exemple. Allié à une production énorme et très limpide concocté par les fidèles compères Damir Eskić (guitariste de Destruction) et V.O. Pulver (GURD) au Little Creek Studio. Les power girls sont dans une forme créatrice éblouissante et le démontrent de fort bel manière avec Inquisition. Et même si elles n’ont déjà plus rien à prouver au vu de leur expérience scénique et de leur féconde discographie, quand on est une femme encore en 2025 sur la scène metal, il faut néanmoins donner deux fois plus, mais heureusement les temps changent. Ce sixième opus prouve de manière plus générale que le heavy metal de grande classe issues des eighties possède encore de belles heures devant lui. Nos sorcières bien-aimées en sont l’incarnation même ! Attention ! BURNING WITCHES ou les prêtresses du metal de demain veillent, et sont en train de conquérir le monde et notre petit cœur de métalleux/métalleuse, qu’on se le dise ! [Pascal « Heavy » Beaumont]
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