
BUY JUPITER frappe fort avec son tout 1er album Earth (autoprod.) ! Le groupe lyonnais a déjà publié une trilogie d’EP’ en y développant son propre style (Departure en 2016, Crossworlds en 2017 et Eclipse en 2019) relatant l’épopée d’un groupe de travailleurs exploitant Jupiter et se retrouvant exilés par-delà l’espace. Aujourd’hui, BUY JUPITER continue de développer son concept et prépare la suite de l’histoire avec EARTH, son 1er album paru le 15 mai 2026, et qui relate l’arrivée sur terre des exilés joviens et avec eux l’avènement d’une nouvelle lutte pour la domination ou la libération de l’espèce humaine. Chaque titre se voit accompagné d’une nouvelle, disponible sur le site Internet du groupe, venant enrichir l’univers autour de l’album en adoptant un point de vue original sur les situations développées dans les paroles. La musique de BUY JUPITER se veut variée et immersive, dont la composition est en adéquation avec son propos, avec toujours à l’idée de proposer des concerts intenses et de qualité. En 13 ans de carrière, BUY JUPITER s’est fait remarquer lors de performances au Sylak Open Air 2017 et 2023, au festival Les Lunatiques en 2018, au Lions Metal Fest 2019, au WinteRock Fest 2020 et 2026, au Warm Up du Hellfest en 2022, et a pu partager l’affiche avec des groupes tels que Between The Buried And Me, Protest The Hero, Benighted, Smash Hit Combo, Atlantis Chronicles, Gorod, et bien d’autres… [Entretien vidéo réalisé par Zoom avec Manu (guitare), Vincent (guitare), et Lucas (batterie) par Seigneur Fred – Photos : DR]
->> Découvrez le single « Embrace Of The Serpent God » par BUY JUPITER, extrait de l’album Earth (autoprod.) actuellement disponible :
Encore une fois, nos régions ont du talent !! Si BUY JUPITER est bien originaire du Rhône (Lyon), apparu en 2013 sur notre planète Terre, leur premier album nous emmène tout droit dans le ciel, direction les étoiles et l’espace, avec un univers lyrique orienté science-fiction, extrêmement réfléchi, et développé puisque Earth s’inscrit comme suite directe en long format de la trilogie joviane constituée de leurs trois EP’s (Departure (2016), Crossworlds (2017), Eclipse (2019)) ! De plus, chacune des huit chansons qui composent Earth se voit accompagnée en parallèle d’une nouvelle à lire sur leur site internet !! Intéressant, non ? Idéal pour forcer la nouvelle génération à ouvrir les livres, tout en écoutant du metal. Un concept lyrique riche donc, qui séduira les amateurs d’auteurs SF tels que Isaac Asimov (Fondation, Les Robots…), Frank Herbert (Dune), voire même de HP Lovecraft pour le côté obscur de la force…
Vous l’aurez compris, ce quintet ne fait pas les choses à moitié : artwork, design, concept lyrique, des vidéos clips à l’esthétique colorée magnifique, mais aussi production sonore. Celle-ci revient à Sébastien Viola qui d’ailleurs intervient en tant que guest au chant sur le morceau. Musicalement, il faut être honnête : BUY JUPITER transpire de bonnes influences ici et là, et c’est peut-être leur talon d’Achille car cela a tendance à les desservir par moment en fin de compte, mais attention, encore une fois Earth n’est que leur premier album ! Et BUY JUPITER a travaillé comme un monstre à tous les niveaux pour accoucher de cet enregistrement à la fois puissant et captivant.
Ainsi, on évolue entre rythmiques syncopées djent et vélocité à la TEXTURES, passages plus telluriques et à contre-temps avec riffs heavy et hypnotiques à la MESHUGGAH (« Defeat », « The Wake »), mais aussi avec un côté deathcore old school à la DESPISED ICON, voire même du NOSTROMO sur les accélérations en pleine face comme sur le single éclair et massif « Surge », tel un TGV lancé à pleine vitesse (hors période de grève ou de canicule quand les rails se déforment) qui nous traverse le lobe frontal.
Les moments d’accalmie se font rares et sont d’autant plus appréciables (l’intro de « Allegiance » avec ses arpèges en son clean qui reviennent à plusieurs reprises, « Neural TV Broadcast » avec ses breaks et passages plus mélodieux). Deux invités discrets figurent sur l’album, l’un au chant et un autre à la guitare pour un rare solo de guitare, les gros riffs aux accords plombés étant légion et prédominants ici. Un autre bémol que l’on note sur Earth et que l’on s’est d’ailleurs permis d’évoquer auprès de ses musiciens, c’est la prédominance, voire l’omniprésence du chant, exclusivement growlé, et sur la longueur, on peut s’en lasser ou décrocher. En fait, peut-être que ce premier LP aurait mérité plus de respiration instrumentale. Cette omniprésence vocale a en effet tendance à écraser les choses, rendant le propos encore plus heavy, ce qui constitue un bon point, mais empêche d’apprécier la musique et les instruments totalement, même si la production sonore est énorme ici et parfaite. Alors quand PY cesse quelques secondes d’hurler au micro, on apprécie les passages plus mélodieux, comme par exemple sur les deux dernières plages épiques : « Ascension », et « Battle For Earth ». Sur la fin, une dimension dramatique se révèle enfin, presque à la CULT OF LUNA, les fumigènes étouffants en moins sur scène, on l’espère.
A présent, avec Earth, on ne souhaite qu’une chose à BUY JUPITER : être davantage connu et exprimer sa musique sur scène en live où elle prendra véritablement vie ! Et n’oubliez pas qu’en complément du support physique ou digital de ce premier album, s’ajoutent les nouvelles écrites par Lucas et Vince (que traduit dans la langue de Shakespeare le guitariste et professeur d’anglais Manu) pour chaque morceau, ce qui rend Earth d’autant plus passionnant. Et le dernier album de TEXTURES vous a quelque peu déçu par son approche plus formatée et metalcore, que les derniers MESHUGGAH et DESPISED ICON sont déjà digérés et que vous n’en pouvez plus d’attendre une suite à Bucéphale de nos amis helvètes de NOSTROMO, alors ruez-vous sur ce premier long enregistrement studio des Lyonnais sur lesquels il faudra compter désormais, en espérant qu’ils continuent sur cette belle voie lactée… [Seigneur Fred]

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