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CLEAVER
No More Must Crawl

CLEAVER
No More Must Crawl
Punk/hardcore/metal
Klonosphère

Mais pourquoi tant de haine ? Ce premier album des Meusiens de Cleaver fait tout simplement office de véritable bombe en pleine tronche, comme si l’on en avait pas assez de violences et de troubles à l’heure actuelle dans notre monde de brutes… Véritable catharsis artistique pour ces trois membres après avoir connu la perte d’un proche et vécu les différentes étapes de la maladie (le choc initial ; le déni ; la révolte ; négociation / réflexion ; acceptation), No More Must Crawl exprime ici des sentiments très personnel de ses frères Léo-Paul et Mathis Garelli, à l’instar de ce qu’avait pu faire notre ami guitariste Greg Mackintosh avec son side-project Vallenfyre (devenu par la suite Strigoï) pour faire le deuil de son paternel. Autre point commun avec ce dernier sans pour autant faire d’amalgame, leurs influences punk et metal. Ainsi le grindcore et le crustcore renforcent tout du long cette sauvagerie exprimée à fleur de peau par les frères Garelli et Franck Fortina qui les a rejoints rapidement à la basse et au chant après leur drame familial. Cependant, Cleaver évolue dans un registre foncièrement punk/hardcore résolument moderne qui ravira les fans de Code Orange, Converge, Nails, voire The Dillinger Escape Plan. Frontal, électrique, nerveux, noisy, leur premier single single « Sunset » résume formidablement les atouts du jeune trio français qui fait parler la poudre avec émotions et breaks dévastateurs. Leur musique de Cleaver est aussi, et en surprendra plus d’un, comme un riff à la old Mastodon (« Grief ») ou Gojira par ci (la chanson-titre « No More Must Crawl »), ou bien encore un passage industriel (« Light On »). Toutes ces touches et influences déjà savamment digérées font donc toute la fraîcheur et l’intérêt de No More Must Crawl. Si l’impression de spontanéité et rage au ventre prédomine, son batteur nous confiera toutefois l’attention et le travail porté avec détail sur ce premier long enregistrement où rien n’a été finalement laissé au hasard, la production sonore signée Tim De Gieter (Amenra) n’y étant pas étrangère. L’artiste belge a dû déceler leur talent en misant sur ce jeune poulain français. Cleaver délivre un premier album vraiment prometteur qui ne demande qu’à prendre vie sur scène et s’exprimer live, tant leur punk/hardcore est brutal et poignant, sombre et cinglant, mais aussi très personnel. N’hésitez pas alors à les voir en concert près de chez vous car ils devraient enflammer les pits des clubs cette année dans l’Hexagone très bientôt. [Seigneur Fred]


=> Interview du batteur Léo-Paul Garelli de CLEAVER à retrouver ici !