DIRKSCHNEIDER & THE OLD GANG : Babylon

Udo DIRKSCHNEIDER, l’emblématique ancien chanteur d’ACCEPT est insatiable, un vrai stakhanoviste qui ne s’arrête jamais, le véritable Terminator du metal ! Alors qu’il assure toujours la promotion de son dernier album Balls To The Wall Reloaded qui célèbre les 40 ans de Balls To The Wall (version Accept, l’opus réinterprété étant sorti en février 2025) en donnant ici et là de nombreux concerts à travers le monde, il profite d’un moment de répit pour nous proposer le 1er album intitulé Babylon sous le nom du projet hard rock DIRKSCHNEIDER AND THE OLD GANG (DATOG pour les intimes), quatre ans après l’EP Arising (AFM Rec.). Derrière ce nom, on retrouve une fine équipe avec pas moins de trois ex-ACCEPT : le fidèle Peter Baltes (basse, voix), Stefan Kaufmann (guitare), et donc Udo lui-mêle. On a droit également au retour de Mathias Dieth qui a officié sur les quatre premières galettes de Udo de 1987 à 1991. Et tel père, tel fils, le père Udo est toujours accompagné du fiston Sven Dirkschneider à la batterie. A ce line-up déjà talentueux, vient s’ajouter la voix féminine et les claviers de Manuela « Ella » Bibert présente sur tous les titres pour notre plus grand plaisir, car elle apporte beaucoup à chaque chanson. L’artiste féminine n’est plus vraiment une inconnue puisqu’elle avait déjà collaboré avec notre chanteur sur le 1er EP en 2021 donc, mais également sur un autre concept (We Are One en collaboration avec le Musikkorps der Bundeswehr, un orchestre symphonique militaire). La grande nouveauté se situe ici donc au niveaux des morceaux qui sont basés sur trois voix différentes : Dirkschneider, Bibert, Baltes, le tout offrant une nouvelle dimension musicale, comme nous l’ont expliqué deux des chanteurs, et pas des moindres, cela dans la bonne humeur habituelle… [Entretien réalisé par Zoom avec Udo Dirkschneider (chant) et Manuela Bibert (chant, claviers) par Heavy Pascal Beaumont – Photos : DR]

->> Single « It Takes Two To Tango » par DIRKSCHNEIDER & THE OLD GANG extrait de l’album Babylon (Reigning Phoenix Music)

Babylon - DIRKSCHNEIDER & THE OLD GANG
DIRKSCHNEIDER & THE OLD GANG
Babylon
Hard rock
Reigning Phoenix Music

Qui aurait pu penser que quelques mois à peine après l’excellent Balls To The Wall Reloaded le charismatique Udo Dirkschneider (ex-ACCEPT) reviendrait déjà à la charger pour nous présenter le second album de son autre projet sous le nom d’UDO AND THE OLD GANG. Pas de doute, le célèbre chanteur de heavy metal allemand demeure très prolifique malgré les années, et ne semble ne jamais s’arrêter, bien au contraire, il nous propose cette fois-ci Babylon, un opus plus subtile de hard rock mélodique, et non pas de heavy metal comme c’est davantage coutumier, même si la frontière est parfois mince. Babylon fait suite à un EP caritatif Arising qui était constitué de trois singles sorti en 2021 (chez AFM Records) qui généra alors plus de plus de 23 millions de streams durant la pandémie, une motivation supplémentaire pour revenir au plus vite sous les spotlights de la scène hard rock européenne. Ce super groupe réunit donc des anciens membres d’Accept : Udo Dirkschneider (chant), Peter Baltes (basse) et Stefan Kaufmann (guitare), ainsi que le fils d’Udo, Sven Dirkschneider (batterie) que l’on croise déjà depuis quelques années au côté de son père en solo, ainsi que la chanteuse et lyriciste Manuela Bibert, qui a déjà accompagné Udo sur l’opus orchestral We Are One (2019), ainsi que Mathias Dieth (guitare) qui signe là son grand retour. Une chose est certaine le gang semble avoir pris beaucoup de plaisirs à nous concocter cette petite merveille. Il suffit de regarder les six clips déjà en ligne pour comprendre que le combo ne se prend pas au sérieux. Que ce soit “It Takes Two To Tango “ avec son riff de guitare entraînant morceau très accrocheur “Time To Listen“, “The Law Of A Madman“, le très heavy “Hellbreaker“, idem pour “Metal Sons“, un hymne pour tous les fils du metal, ou encore l’imparable “Propaganda“, Mathias Dieth s’en donnant à cœur joie ! En fait c’est cette bonne humeur collective et sans chichi qui prédomine à chaque riff, à chaque couplet puis refrain.

La ballade “Strangers In Paradise“ est des plus efficaces avec son piano et ses cordes et nous présente un Udo chantant dans une autre gamme accompagné de Manuella qui excelle, idem pour “Blindfold“ qui est juste magnifique. C’est d’ailleurs le cas sur de nombreux titres, Udo sachant intelligemment s’adapter, malgré son timbre de voix si reconnaissable, à un registre différent face à Manuela Bibert qui est très mélodique et s’aventure dans les aigues d’une façon remarquable. “Babylon“, la chanson phare de l’album et nouveau single en date, nous emmène dans des rythmes arabisants très bien maitrisés, tout comme “Batter The Power“ dans le même esprit. Pas de doute, c’est une belle découverte ce premier long effort, avec une belle fraîcheur qui illumine tous les morceaux ! Une autre très bonne surprise réside dans le jeu de Mathias Dieth qui assure toutes les parties lead de manière irréprochable et surtout créatives. Le guitariste est très inspiré dans ses solos (“Dead Man’s Hand“), chaque titre apportant son lot de guitares explosives ! Mathias effectue un retour convaincant, il n’a rien perdu de sa superbe, bien au contraire, il apporte en lui-même un second souffle créatif qui semble désormais l’habiter, malgré de nombreuses années hors du monde de la musique. Il domine parfaitement son sujet. Enfin, le duo Udo/Manuela Bibert fait des étincelles et fonctionne à merveille, chacun sachant s’effacer devant l’autre au moment opportun avec briop. Quelle classe ! Mention spéciale à “Beyond The End Of time“ de plus de 7 minutes qui n’est pas sans rappeler un certain “Princess Of The Dawn“ de qui vous savez… Bref, une excellente façon de clore cette galette. Babylon est une belle réussite et on se surprend à rêver qu’un jour le projet se transforme en véritable formation au vu du talent des musiciens et de la qualité musicale offerte ici à la fois avec simplicité et générosité ! Un bien bel opus : vivement les concerts ! [heavy Pascal Beaumont]

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