HATEBREED / PAVEMENT PUNISHMENT : LIVE REPORT JOLLY ROGER FESTIVAL @Le Bateau Ivre – TOURS (FR) LE 21-06-2026

Que peut-on rêver de mieux pour une fête de la musique que d’assister à la venue des patrons américains du hardcore/metal HATEBREED pour leur début de tournée européenne (Still A Threat European Tour 2026), quasiment chez vous en province (Tours), moins de 24 heures à peine après leur concert en tête d’affiche du Hellfest sur la War Zone ? Ah si, on se serait bien passer de la canicule, mais pour ça, on ne pouvait pas faire grand-chose ! Pour ce petit évènement local rassemblant coreux et métalleux, rendez-vous était pris au Bateau Ivre derrière la gare de Tours. Et si nous n’attendons plus grand-chose de nos jours du combo originaire du Connecticut qui n’a plus rien à prouver, si ce n’est un neuvième album prévu à l’automne prochain chez BLKIIBLK Records (un single « Make The Demons Obey » est sorti en 2025), on s’attendait à un peu plus de proximité, que ce soit avant ou après le show. L’idéal aurait été, on ne vous cache notre déception, d’obtenir une interview également pour nous média et surtout pour vous, mais contrairement au Motocultor 2023 où METAL OBS obtint la quasi exclusivité (avec METAL ZONE) avec une interview (avec son guitariste Wayne Lozinak, remis depuis d’une opération cérébrale), cette fois rien du tout ! Même pas une petite rencontre auprès des fans au stand de merchandising, ni même une petite séance photos ou de dédicaces auprès du public français. Petite déception donc, pour un petit concert sans fioritures dans une salle néanmoins surchauffée et quasi complète ! [Texte et photos : Seigneur Fred – Remerciements au Bateau Ivre, aux organisateurs du festival JOLLY ROGER FEST, ainsi qu’à RIIPOST et son président Emile Duputié]

Il fait chaud, très chaud, et la lourde tâche d’ouvrir cette soirée hardcore torride revient aux locaux de PAVEMENT PUNISHMENT (que nous recroiserons quelques jours plus tard en tant que simples spectateurs au festival RIIP FEST à Notre Dame d’Oé, au nord de Tours (37)). Mais les quatre musiciens tourangeaux s’en moquent bien de la canicule, car ouvrir pour l’un des poids lourds américains de la scène hardcore/metal internationale est une occasion rare !! C’est donc parti pour un set d’environ quarante minutes dans la sueur et la bière (eh oui, peu de coreux straight edge ce soir visiblement), avec un son tout à fait correct pour un groupe de première partie ainsi que les lumières plutôt bonnes dans ce magnifique cadre du Bateau Ivre, salle culte à Tours, resté longtemps fermée (20 ans !) entre l’an 2000 et la pandémie de covid-19.

PAVEMENT PUNISHMENT

Œuvrant dans un punk/hardcore teinté d’influences metal dans certains riffs, le set de PAVEMENT PUNIHSMENT se veut intense et énervé, même si, forcément, les spectateurs se réservent pour la tête d’affiche, bien entendu, histoire de s’économiser tellement la chaleur est torride (il ne doit pas faire loin de 45 degrés dans la salle, et pire à l’étage du balcon exceptionnellement ouvert où la chaleur monte)…

Malgré la petite taille de la scène avec le matériel de HATEBREED déjà installée derrière, PAVEMENT PUNISHMENT essaie de se mouvoir devant ses fans car ils commencent à être connus dans le coin et parmi l’audience tourangelle de ce soir (même si des gens sont venus de tous les coins de la région Centre-Val de Loire, voire plus !). Le quatuor balance sans crier gare les brûlots de son premier EP, alors qu’il prépare actuellement en studio un prochain album. A gauche de la scène, le guitariste dégaine des riffs vraiment bons sur sa Flying V, alors que le bassiste, sur la droite, a une attitude scénique qui ressemble étrangement à celle du bassiste et co-fondateur de HATEBREED, Chris Beattie, récemment débarqué avec lequel le groupe américain est d’ailleurs en litige…

PAVEMENT PUNISHMENT (vue balcon du Bateau Ivre)

La salle est quasi pleine. Débarquent alors sur scène vers 21h15, sans aucune intro, les tôliers du hardcore metal US, HATEBREED, moins de 24 heures après leur concert en tête d’affiche du Hellfest sur la War Zone à Clisson…

Visage fermé, sans même dénier livrer un sourire au public français ni saluer ce dernier par un geste, ou un simple lever de baguette, c’est le batteur Matt Byrne qui entre le premier sur la petite scène du Bateau Ivre, pas vraiment ravi d’être là sous cette canicule qui sévit en région Centre-Val de Loire. Lui qui est habituellement plus souriant et sympathique en interview (il nous parle parfois en interview de sa méconnaissance du français alors que sa mère était professeur de langue aux Etats-Unis). Très vite, le reste de HATEBREED envahit la scène emmené par son frontman (et business man, mais aussi ex-présentateur TV de Headbangers Ball avant que Vanessa Warvick reprenne son trône sur MTV) Jamey Jasta aux mimiques inspirées par son mentor, Mike Muir (SUICIDAL TENDENCIES)… Les autres musiciens prennent place. Et on découvre au passage entre les guitaristes titulaires Frank Novinec et Wayne Lozinack, un nouveau venu à la basse, en remplacement de Chris Beattie, remercié donc il y a un peu plus d’un an maintenant et avec lequel un litige demeure…

Etonnamment, ce n’est pas Matt Bachand (SHADOWS FALL) ici présent à la quatre cordes, mais Carl Schwartz dont le visage nous est familier. En effet, il s’agit du leader de FIRST BLOOD (dont il porte un T-shirt militaire), groupe réputé dans le milieu du hardcore originaire de San Francisco que l’on a d’ailleurs pu voir déjà live à Tours dans le cadre du festival Riip Fest dans le passé à l’Espace Gentiana, dans la chaleur également… C’est parti pour une bonne heure de boucherie hardcore/metal comme on aime avec HATEBREED, pour un show à la fois plus intime mais sans réelle surprise… Ce sera là notre petite déception malgré le plaisir de les (re) voir ici presque à la maison chez soi.

Jamey se met d’emblée les fans dans la poche, et joue son rôle de frontman à la perfection, sans non plus trop forcer, quelque peu limité sur l’espace de la scène à parcourir ici au Bateau Ivre, qui forcement le change de celle de la War Zone au Hellfest il y a moins de 24 heures. Aucune prise de risque. A droite, le guitariste Wayne, avec toujours sa casquette vissée sur son crâne, rencontre un souci de retour et continue malgré tout sans chipoter durant une bonne moitié du concert. S’il n’a jamais été très démonstratif en live, il semble s’être bien remis néanmoins du retrait de sa tumeur bégnine au cerveau diagnostiquée en France par un IRM en octobre 2025. Il dût tout de même réapprendre à parler avec un orthophoniste et jouer de la guitare car elle avait affectée en partie la zone du cortex dédiée au langage suite à un léger AVC provoqué dans le même temps… Résultat : il n’a plus le droit de headbanguer ! Un peu comme, à un autre niveau, Phil Anselmo (PANTERA, DOWN, SCOUR…) qui doit prendre soin de son dos. Mais bion, il fit quand même quelques exceptions…

HATEBREED va alors enchaîner en interprétant chacun de ses missiles hardcore/metal comme il l’aurait fait n’importe où finalement. On aura droit à quelques nouveautés comme le tout single tout frais « Kill Count Increase« , très offensif et percutant, ainsi que le single paru il y a déjà un an, « Make The Demons Obey« , deux chansons déjà bien rôdées, toutes deux annonciatrices d’un prochain album studio, tout cela interprété plutôt dan le premier tiers de la set list des Américains, entre deux classiques de leur large répertoire. Côté innovation ou surprise, rien à l’horizon, la recette bien huilée fonctionne à merveille et ça fait toujours du bien par où ça passe, canicule ou pas. Riffs en béton armé, accélérations suivies de breaks et mosh parts brise-nuques. Et le public répond largement à chacun des hymnes. On constate d’ailleurs un public davantage métalleux que coreux, mais bon, la frontière est mince parfois de nos jours, le genre musical de HATEBREED rassemblant divers public, et c’est tant mieux. Comment peut-on résister à des hymnes aussi féroces et fédérateurs que « Destroys Everything » ou « To The Threshold », toujours aussi efficace.

La chaleur monte au Bateau Ivre, la porte est ouverte pour la première fois lors d’un concert (législation contre le bruit oblige) car c’est aussi la fête de la musique en France, alors qu’importe les décibels !! A l’étage au balcon, ouvert pour l’occasion, la température est au plus haut (entre 45 et 50 degrés probablement). A noter que le prochain album studio des Yankees sortira le 6 novembre 2026 sur le label Blk II Blk Records et s’appellera a priori Fatal Paradox. Affaire à suivre de près donc sur Metalobs.com et METAL OBS TV cet automne !! [Seigneur Fred]

Remerciements aux organisateurs : Le Bateau Ivre, Jolly Roger Festival, et le roadie grec Georges pour de nombreux groupes célèbres et en charge du merchandising de HATEBREED !!

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