#Nuclear Blast

"Envie de vous remettre au sport cet été ? Alors écoutez du hardcore !!" Cela pourrait très bien être le slogan d'une salle de sport climatisée au coin de la rue pour attirer le client cet été durant la canicule, mais colle bien aussi au leitmotiv qui anime toujours autant le gang new-yorkais MADBALL depuis 1988 !! Si l'on était un peu sceptique pour la suite des opérations après le départ en 2023 de l'un des éléments piliers du groupe, à savoir le bassiste Hoya Roc, les fans de MADBALL (et nous les premiers) peuvent être rassurés ! Côté live, on les avait déjà revus vite se remettre en scène après la pandémie mais côté discographie, c'était la disette. Rien de neuf depuis For The Cause (Nuclear Blast) paru en 2018 !! Entre-temps, de l'eau a coulé sous les ponts de Brooklyn...

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Que peut-on rêver de mieux pour une fête de la musique que d'assister à la venue des patrons américains du hardcore/metal HATEBREED pour leur début de tournée européenne (Still A Threat European Tour 2026), quasiment chez vous en province (Tours), moins de 24 heures à peine après leur concert du Hellfest en tête d'affiche de la War Zone à Clisson ? Ah si, on se serait bien passer de la canicule, mais pour ça, on ne pouvait pas faire grand-chose ! Pour ce petit évènement local rassemblant coreux et métalleux, rendez-vous était pris au Bateau Ivre derrière la gare de Tours. Et si nous n'attendons plus grand-chose de nos jours du combo originaire du Connecticut qui n'a plus rien à prouver...

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CORROSION OF CONFORMITY, ou COC, souvenez-vous ce sont les auteurs, entre autres, des énormes Deliverance et Wiseblood parus chez Columbia dans les années 90, deux albums marqueurs d'un véritable tournant dans la carrière du groupe, puisque c'est Pepper Keenan qui prendra les rênes du chant, mais aussi de la composition avec le toujours fidèle et présent Woody Weatherman à la guitare. COC signe donc son grand retour discographique depuis No Cross No Crown paru en 2018, période qui a vu la disparition du regretté batteur Reed Mullin et le line-up du groupe changer à plusieurs reprises. Et c'est même plutôt de double album dont il est question cette fois puis que séparé en deux parties, Good Good et Baad Man, pour un total de 14 titres !

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Si Dimmu Borgir nous avait habitués à des sorties régulières et rapides dans les années 1990 et 2000, force est de reconnaître que depuis le départ de Vortex et Mustis il y a déjà fort fort longtemps, le rythme s'est considérablement ralenti : Abrahadabra en 2010, Eonian en 2018 et enfin Grand Serpent Rising en 2026 ! Certes, l'illustre combo norvégien a tourné avec un énorme orchestre dans les années 2010, et, de l'aveu même de Silenoz, guitariste et membre cofondateur, ils ne savent pas écrire sur la route, mais ces laps de temps interpellent. Traduiraient-ils un manque d'inspiration ? Ou bien la musique du groupe d'Oslo est-elle devenue si complexe avec toutes ces orchestrations, cette chorale, qu'il faut bien plus de temps pour l'écrire qu'à l'époque de Stormblåst, alors avec bien moins de moyens ? Qui plus est, le départ de Galder pour continuer son ouvrage avec Old Man's Child, a amené, une fois encore, Silenoz et Shagrath à devoir compléter le line-up de Dimmu Borgir, même si l'on sait que depuis 2010, on est plus dans une formation dont le noyau dur repose sur le duo...

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Peut-être n'est-ce qu'un au revoir après tout ? C'est ce que l'on s'est dit quand on apprit fin 2023 que le légendaire quatuor brésilien SEPULTURA allait mettre fin à sa carrière, avant une ultime tournée d'adieu en 2024 qui reprend actuellement jusqu'à une date indéterminée... Celle-ci voit donc se prolonger les hostilités, pour le plus grand bonheur des fans qui ont été marqués par des albums cultes comme Schizophrenia, Beneath The Remains, Arise, Chaos AD, ou encore Roots avant l'implosion, et pour certains, une perte croissante d'intérêt malgré la volonté de ne pas se répéter chez SEPULTURA... Mais preuve de leur éternelle sincérité et générosité, histoire de ne pas partir les mains vides, les thrasheurs brésiliens nous gratifient d'un ultime EP 4 titres intitulé The Cloud Of Unknowing, savant prétexte à repartir en tournée une dernière fois. Plus inspirés que jamais paradoxalement, Derrick Green, Andreas Kisser, Paulo Xisto, et leur toute nouvelle recrue à la batterie Greyson Nekrutman, vont donc arpenter les scènes et festivals du monde entier, tels des éternels nomades...

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Quand débarqua en 1991 Dawn of Possession sur les platines des fans de metal extrême du monde entier, ceux-ci ajoutèrent, en compagnie des légendaires Suffocation, New York et la côte est américaine sur la carte de la brutalité death metal après avoir épinglé la Floride, la Suède et l'Angleterre. Prélude à une vague qui n'épargnerait aucun pays, aucune région, Immolation montra alors que l'on pouvait faire du death metal en s'éloignant de ses épicentres. Et tous ceux qui ont eu la chance, une fois au moins, de les voir en live à l'époque – votre serviteur en faisant partie – ne sont vraiment jamais remis de la puissance déployée des titres sur scène et de l'hallucinant charisme de Ross Nolan, son impressionnant bassiste/chanteur ! Avec leur douzième méfait studio, Descent, le quatuor de Yonkers ajoute donc une pièce de choix à son impressionnant tableau, une nouvelle collection de titres à la fois technique et brutaux, pour une durée de quarante-deux minutes de pur death metal...

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Hasard de circonstance dans le calendrier des conflits économico-géopolitiques internationaux, Monsieur Rob ZOMBIE revient nous hanter avec The Great Satan qui arrive comme un cheveu sur la soupe à vrai dire en ces temps sombres, à ne pas confondre cependant avec le brûlot du même nom signé du combo britannico-iranien TRIVAX (chronique & interview ici) l'an passé. Et connaissant l'artiste américain, nul doute que ce nom ait été choisi sur un coup de tête car il accorde toujours une grande importance à chacun de ses titres, même ceux uniquement composés de dialogues comme dans le passé avec "Call of the Zombie" ou "The Beginning of the End" par exemple sur Hellbilly Deluxe (1998). Chaque album tourne en général autour d’un concept et est ordonné comme un film d'horreur (car pour rappel, il est aussi réalisateur et scénariste de cinéma). On retrouve toujours une intro et une fin, commençant et se terminant par des dialogues tirés de films d'horreur ou d'ambiances effrayantes, entrecoupés d'autres effets sonores... Sauf que dans le genre metal indus contemporain visant l'ordre établi au pays de l'Oncle Sam et les politiques américains, cela a déjà fait. Comment ne pas penser ici à Al Jourgensen avec MINISTRY qui visa directement le président George W. Bush à travers sa série de pamphlets musicaux durant la période 2006-2007 ?

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Même si The New Flesh est un album qui envoie une férocité rare, c’est aussi le disque le plus viscéral et chargé en émotions de toute la discographie de Sylosis. Tout d'abord, son titre, The New Flesh, en relation avec le fait d’accepter qu’on va tous crever tôt ou tard... "On espère qu’il y a un truc après, mais franchement, même le néant ce serait pas mal après tout ce bordel !". Propos de Josh Middleton, le guitariste/chanteur du groupe anglais originaire de Reading (vous savez, la ville du fameux festival de rock !)

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Depuis quarante-quatre ans donc, la bande de Mille Petrozza et Ventor, duo indissociable et socle du Kreator originel - même si Ventor s’éloigna durant deux ans - assisté par le guitariste Sami Yli-Sirniö (WALTARI), offre à ses fans à chaque nouvel album ce qu’ils sont en droit d’attendre, à savoir un florilège de riffs thrash hargneux et mélodiques à la fois, un chant toujours aussi agressif et des ruptures de tons fréquentes au niveau du rythme. Qui plus est, Kreator demeure une machine de guerre en concert, une valeur sûre pour tous les festivals metal de la planète et au final, le meilleur représentant du Big 3 teuton, ses compares étant les terribles et actuels Sodom (même si Tom Angel Ripper stoppe les concerts, voire notre interview ici) et Destruction. Alors que vaut donc Krushers Of The World, le nouvel opus qui sort ce mois de janvier de l'an 2026 ?

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Sans doute l'album le plus excitant de ce début d'année ! Découvrez le sixième opus studio de BEYOND THE BLACK, groupe allemand de metal symphonique moderne au groove exceptionnel ! Celui-ci se nomme Break The Silence. Le style symphonique, quant à lui, remonte davantage à leurs débuts, quand en 2014 à Mannheim, la chanteuse Jennifer Haben lança son propre groupe après avoir remporté des concours télévisés en Allemagne et menait déjà très tôt une carrière musicale. Retrouvez notre première interview, donc, de BEYOND THE BLACK avec sa chanteuse à la voix incroyable, captée juste après son retour de vacances au Japon ! Entre-temps, nous avions également réalisé une seconde interview avec Chris Hermsdörfer, le « nouveau » guitariste, chanteur et compositeur (aux côtés de Jenni) arrivé en 2016. Cette deuxième interview vidéo est également disponible sur METAL OBS TV !! Chris nous y dévoile alors son parcours (SERENITY, ex-VISIONS OF ATLANTIS) ainsi que tous ses secrets de guitare. Il nous expliqua comment il compose et travaille en totale alchimie avec Jennifer, notamment pour Break The Silence, un album conceptuel sur la communication...

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Dans la famille Cavalera, je voudrais le chef de clan Max "Possessed" Cavalera. Ensuite, parmi ses nombreux groupes et moult projets artistiques, voici celui que l'on pourrait qualifier de principal ici, enfin on ne sait plus trop à force, mais disons, SOULFLY, vous l'aurez peut-être deviné. Mais alors que le père Maxou a réenregistré et ressorti à sa sauce une relecture des classiques de feu SEPULTURA sous le nom de CAVALERA CONSPIRACY (ex-INFLIKTED) avec son frérot de batteur Igor Cavalera, dont le cultissime Schizophrenia (Nuclear Blast) l'an dernier (2024), puis resuscité l'énorme projet thrashcore/indus NAILBOMB à travers une vaste tournée estivale en 2025, il est venu le temps et le tour dans son planning bien chargé de publier le treizième opus de Soulfly baptisé Chama, signifiant la "flamme" en portugais...

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S'il avait fallu rajouter un illustre membre et agrandir le Big Four of Thrash (metal) pour en faire un Big Five, alors très certainement Testament aurait mérité cette 5ème place du podium, au côté des grands noms que sont Metallica, Megadeth, Slayer, et Anthrax. Bien sûr, d'autres noms se bousculèrent dès les années 1980 au côté de ces fameux groupes, comme Exodus, Forbidden, Overkill, ou feu Sanctuary. Mais Testament a toujours été l'un des titans et leaders du genre, et a connu, et connaît encore, une incroyable carrière musicale. Pour preuve, ce Para Bellum, quatorzième album studio du groupe de la Bay Area !! Et quel album encore ! Cette nouvelle offrande de thrash belliqueuse se veut carrément mousse costaud, à l'instar des violents The New Order ou Demonic...

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