Que l’attente fut longue depuis 2017 et la sortie de La caída de Tonatiuh ( @seasonofmist ) !! On était donc plus qu’impatients de revoir nos musiciens orléanais d’ @IMPUREZA revenir sur la scène death metal avec ce magnifique 3ème opus baptisé Alcázares. Nous avons donc rencontré ici-même son guitariste versatile Lionel (alias « Lionelito ») tranquillement dans leur fief natal orléanais même si nos quatre amis ont des origines franco-espagnoles… Rendez-vous a donc été pris au Dropkick Bar à Orléans, lieu incontournable de la scène metal et hardcore underground à Orléans. Musicalement, IMPUREZA récidive donc avec un disque passionnant composé de 11 morceaux au top à tous les niveaux, nous faisant revivre à leur manière l’histoire de la Reconquista espagnole depuis le Moyen-Âge jusqu’à la prise de Grenade en 1492. Si bien sûr ils se permettent quelques digressions, cela au profit de la narration et de folklore, nous voyageons ainsi en musique dans un style qu’IMPUREZA a su forger, le death metal folklorique ibérique, et ce, à travers les années et simplement 3 albums studio, à l’instar des Américains de NILE et leur death metal ès sciences en Egyptologie… La grande classe ! Buenissimo !! Merci à Lionel d’avoir joué le jeu de l’interview (un petit regret, nous n’avons pas eu malheureusement d’interprétation à la guitare acoustique), et au Dropkick Bar ! [ https://www.facebook.com/ledropkickbarorleans ] IMPUREZA Alcázares : Album du mois de JUILLET 2025 (note finale : 4,5), ex-aequo avec Ghadam de BEHEADED. [Entretien réalisé au Dropkick Bar à Orléans (FR) avec Lionel Cano Muñoz (guitares) par Seigneur Fred – Photos : DR]
->> Single « Verdiales & Bajo las Tizonas de Toledo » par IMPUREZA extrait de l’album Alcázares (Season of Mist)
ALBUM DU MOIS DE JUILLET 2025 A METAL OBS :
Un, dos, tres !! Impureza par-ci ! Un, dos, tres, Impureza par-là ! Voici enfin la troisième précieuse et magnifique galette l’on attend depuis 2017, date du précédent opus La caída de Tonatiuh des Franco-espagnols orléanais. Que l’attente fut longue !! Alors, vous pensez bien, on n’allait pas manquer ça (Album du Mois de juillet 2025 oblige) ni vous faire manquer ça (interview oblige) car Impureza, c’est la grande classe en matière de death metal mélodique et technique, avec la touche hispanique en plus ! Si Nile a trouvé son credo, ou plutôt son créneau (à savoir l’Egyptologie), le quatuor orléanais, lui, puise dans ses influences culturelles de la péninsule ibérique (son guitariste Lionel (Lionelito pour les fans) étant par exemple originaire d’Extremadura). Et quoi de mieux qu’une douce intro acoustique typique du flamenco (« Verdiales ») pour nous mettre au parfum en ouverture d’Alcázares. Ce terme désigne d’ailleurs les fêtes populaires dans le répertoire flamenco, essentiellement dans le sud de l’Espagne, comme à Malaga (Andalousie). Puis les chevaux sont lâchés sur « Bajo las tizonas de Toledo », ou plutôt les épées sont sorties du côté de Tolède (Castille), comme nous l’a expliqué et nous a repris d’ailleurs en entretien son talentueux guitariste versatile, Lionel Cano Muñoz. La grosse artillerie est de mise, et on s’en prend plein la tête, le tout avec une cohésion sans faille et sous une production sonore monstrueuse signée Sébastien Camhi (ACOD, Death Decline, Akiavel (old), Swarm, Outburst…). En plus, l’album a été confié au célèbre ingé son Danois Jacob Hansen (du groupe Pyramaze, et producteurs des Hatesphere, Aborted, KK’s Priest, Arch Enemy, ACOD, C-187, Anubis Gate, etc.). On remonte un peu plus dans le passé et direction « Covadonga », dans la province des Asturies, au nord de l’Espagne. Là où eut lieu la bataille de Covadonga en 722, qui marqua l’arrêt définitif de l’avancée musulmane dans la péninsule Ibérique grâce à la victoire des forces chrétiennes asturiennes, l’équivalent de notre bataille du seigneur carolingien Charles Martel à Poitiers en 732. Et de nouveau, Impureza part à l’assaut avec des riffs assassins et des rythmiques qui déboitent sur le premier single qui claque : « Pestilencia »…
Succède alors la chanson « Reconquistar Al-Ándalus » qui n’a franchement rien à envier à l’une de leurs influences majeures : Nile. Karl Sanders n’avait qu’à bien se tenir !! Et si l’apprenti dépassait le maître à présent. Et rappelons encore une fois qu’Impureza est une formation franco-espagnole !! Ajoutez à cela des chœurs soignés, parfois polyphoniques (I Muvrini n’avait là aussi qu’à bien se tenir !) et l’apport des percussions du plus bel effet par Xavier Hamon (par exemple sur « Castigos eclesiásticos »). Les orchestrations ne sont pas en reste non plus tout du long sur Alcázares. La fin d’ailleurs de « Reconquistar Al-Ándalus » rappelle même un poil les dernières œuvres de Septicflesh ou Fleshgod Apocalypse. Une saveur méditerranéenne règne clairement ici. Puis un nouvel interlude instrumental, intitulé « Murallas », tout en guitare classique espagnole et une basse fretless assurée par l’impressionnant Florian Saillard, avec un léger effet que n’aurait pas renier Cliff Burton ou Steve Di Giorgio (interview à retrouver ici avec son nouveau super projet QUADVIUM). Si l’on retrouve assez souvent tous les clichés de la musique folklorique hispanique, c’est toujours bien dosé et sans abus pour ne pas trop endormir l’auditeur et rester metal, le tout pour conférer cette atmosphère qui colle parfaitement à l’histoire que nous déclame et hurle Esteban Martin. Et oui ! Nous avons oublié de mentionner le chanteur multi-voix qui livre là peut-être sa meilleure performance vocale sur Alcázares, quand on sait qu’il évolue également dans le side project death metal plutôt brutal à la Decide : Misgivings.
Pour revenir aux parties instrumentales, on retrouve ici et là diverses influences très appréciables comme Cynic, Aghora, Forbidden, et même parfois Opeth (le nouvel interlude plus mélancolique « Ruina del Alcázar « ). C’est pour vous dire le haut niveau technique, que ce soit sur les parties plus mélodieuses et progressives ou frontales purement death metal. Enfin, salutations au batteur berrichon Guilherme qui accomplit lui aussi un énorme travail sur ce troisième album où tout est de très haut niveau (l’énorme mais plus classique « La Orden Del Yelmo Negro » avec son groove contagieux). En fait, Impureza a pris le temps de préparer haut et fort ce troisième opus et a monté d’un cran chaque partie, chaque instrument, chaque partie vocale, et surtout construit des compositions magistrales et intenses (l’épique et final « Santa Inquisición »), où technique et émotion se marient à merveille, et qui demeureront longtemps dans nos crânes. Alcázares s’avère donc un album intournable de part sa richesse absolue, qui raconte une véritable histoire, avec violence et paradoxalement aussi mélodie, interprété avec passion et une grande maîtrise technique qui ne demande qu’à prendre vie sur scène en live très bientôt. Et si c’était l’un des albums majeurs de l’année 2025 ? A vous de juger mais pour nous, la réponse est claire comme de l’eau de roch : « si, señor, claro que si » !! [Seigneur Fred]
IMPUREZA se produira le samedi 06/09/2025 au festival français MENNECY FESTIVAL (91) !

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