RIIP FEST #8: Live report @L’Oésia – Notre-Dame-d’Oé/Tours (FR) les 05-06/07/2024

Le fun et l’énergie étaient au rendez-vous une fois de plus au Riip Fest en ce début juillet 2024, et le public aussi, répondant doublement présent en termes de billetterie, et ce, dès le premier jour. A l’affiche de cette huitième édition : de sérieux poids lourds du genre hardcore/metal sur la scène internationale (The Acacia Strain, Judiciary…), des vétérans n’ayant plus rien à prouver (Knuckledust), mais aussi des p’tits jeunes qui n’en veulent (Sheol, Hook and Bones…), et de sympathiques troublions qui ont réjouit l’audience en matière de thrash crossover comme Insanity Alert ou les Tourangeaux de Verbal Razors. Retour sur deux jours intenses dans la liesse, la bière, et la sueur… [Textes et photos par Seigneur Fred – Remerciements à l’organisation RIIP ASSO]



Vendredi 05/07/2024

18h30 : C’est parti pour le départ, non pas en vacances, mais pour cette huitième édition du festival hardcore/metal 100% indépendant qui monte, qui monte, en région Centre-Val de Loire… Les Toulousains de Sheol (« enfer » en hébreu) ont l’honneur d’ouvrir les hostilités. S’ils ont fait spécialement le déplacement depuis la Ville Rose, après plus de six heures de route, ses membres ont visiblement les jambes coupées car ils sont relativement statiques. Bon, il faut dire que leur écrasant deathcore s’y prête. Seul à bouger sur la scène de L’Oésia alors que les spectateurs arrivent déjà en nombre, au centre, leur chanteur impressionnant et plus dynamique, fait le job avec ses growls.

Le quatuor méridional qui s’est déjà produit avec les locaux bien connus de Beyond The Styx, enchaîne cinq nouveaux morceaux avec ses collègues, dont Charline qui évolue avec application sur sa Legator 8 cordes. (N.B. : Au passage, on notera néanmoins, côté artistes, la quasi-absence de musiciennes justement durant tout le festival, sur une scène hardcore/metal qui demeure encore trop conservatrice finalement). Ces compos toutes chaudes, donc, de Sheol, feront l’objet d’un prochain EP très bientôt cet automne, nous confiera sa jeune guitariste, alors que leur unique enregistrement, Collapse (également un format court), remonte déjà à 2019…

19h30 : Allez, l’ambiance monte nettement d’un cran avec Six Grammes Eight et leur hardcore musclé. l’énergie communicative du combo alsacien (Colmar) fait mouche, et les premiers pas de danse punk/hardcore et pogos apparaissent dans le pit. La bière commence déjà à couler également. Super set qui donne le ton des festivités.

20h30 : Cela faisait un bail finalement que l’on n’avait pas revu live les locaux de Beyond The Styx, dont son chanteur Emile n’est autre que le vice-président de Riip Asso et organisateur/programmateur du Riip Fest, jouer à domicile dans « son » festival. Quel plaisir donc, et quelle rage toujours aussi intacte et sincère, mais toujours dans le respect ! Dès le second titre, le quintet est vite rejoint au micro par un invité, Guillaume, chanteur de Final Shodown (autre formation locale underground qui devrait sortir son nouvel album le 18/10/24 et que l’on attend avec impatience), pour un duo endiablé, alors qu’ils avaient repris ensemble « Territorial Pissings » de Nirvana sur scène, mais à l’inverse, l’an dernier. Alors que le groupe de hardcore/metal se fait de plus en plus brutal dans ses compositions tiré de Sentence (WTF Records/2022), c’est dans la poche que son frontman moustachu se met un public déchaîné, avec un discours grave mais sobre, pour provoquer une prise de conscience en cette veille de weekend électoral dans notre beau pays. Quelle claque ! On en redemanderait presque tellement les trente minutes passent trop vite. Le pit est à présent chaud comme la braise…

21h30 : Place au trio américain originaire de Milford (Massachusets) de Fuming Mouth qui revient de loi avec son second opus, Last Day Of Sun, paru en 2023 (Nuclear Blast). En effet, cet enregistrement fut comme une catharsis et un raccrochage à la vie après la leucémie qui atteint son guitariste/chanteur Mark Whelan qui l’évoquera en milieu de set avant d’annoncer une chanson plus mélancolique extrait de ce dernier. Si le genre death metal/crustcore apporte un peu de diversité à cette première journée en termes de programmation musicale, tous n’apprécièrent pas, voire furent déçus par la performance assez classique, il faut bien l’avouer, des trois yankees, comme nous le confièrent des fans vendéens (et membres du groupe Doze), venus spécialement sur cette seule soirée du Riip Fest… Même si ses musiciens ne font pas semblant à l’image de son frontman, contrairement à son bassiste discret sur la gauche de la scène qui apporte toutefois plus de profondeur avec sa quatre cordes par dessus les accords saturés au possible, façon guitare tronçonneuse à la old Entombed/Unleashed (Nihilist) et Disfear sur pédale Boss HM-2. Le dernier morceau interprété, plus mélancolique, tournera presque à un style émo alternatif, qui là encore, déçut certains. A revoir dans un autre cadre peut-être pour mieux les apprécier, car difficile de ressentir la variété des styles et des arrangements qui figurent sur leur dernier disque.

Jake Collison (JUDICIARY)

22h30 : Place au dossier Judiciary. Originaires de Lubbock, les Texans sont prêts à en découdre sur leur tournée européenne, et vont tout faire ici pour retourner le pit tourangeau de Notre Dame d’Oé, à commencer par son chanteur Jake Collison, qui va arpenter la scène de long en large et faire monter la température avec leur méchant hardcore/thrash metal crossover savamment burné. Véritable bête sur scène, il s’avère un ange quand on le croise au stand de merchandising et tape la discussion avec le gaillard. Malheureusement, ce n’est pas le cas de son collègue et voisin de gauche, le guitare blondinet Jimmy LaDue, totalement furax au début de set au niveau de ses retours sonores, et cela à plusieurs reprises. Et à un moment donné, le bonhomme tellement énervé sur sa gratte, qu’il viendra donner gratuitement un coup de pied en plein thorax d’un spectateur innocent du premier rang à côté de votre serviteur en train de photographier. Ceci est tout simplement inadmissible, et en retour, certains membres du public n’hésiteront à lui faire un beau doigt d’honneur, car franchement, on veut bien être là pour se déchaîner, mais pas ainsi, nous public ou média, hauts supporters d’un tel festival et des artistes ici présents. Jake ne manqua pas d’ailleurs de calmer un instant son guitariste un peu trop énervé… Bref, pas finot pour un sou, le gars. Pas vu ça depuis un jour de 1999 au Gibus de Paris (à moins que ce ne fusse au Club Dunois, la mémoire nous faisant défaut après un festival aussi intense) où Glen Benton renvoya paître un slammer un peu trop actif sur le devant de la scène, sous prétexte qu’il touchait au matériel. Bon, là c’est plus justifié… Morale : mieux vaut écouter Judiciary sur disque finalement, c’est moins risqué (leur second LP Flesh + Blood est paru chez Closed Casket Activities en 2023)…

23h30 : Enfin, tête d’affiche de cette première journée déjà riche en intensité et émotions : The Acacia Strain (lire notre précédente interview ici). Auteur de deux albums ambitieux et remarqués l’an passé, Failure Will Follow et Step Into The Light (Rise Records), véritables coups de cœur de la rédaction de Metal Obs en 2023, ces autres Américains du Massachusetts (Springfield) de la soirée débarquent en maîtres absolus du deathcore sur la scène devant des fans impatients et énervés. Il fallait être patient jusque là. Et d’emblée, les spectateurs les plus die hard et connaisseurs du premier rang volent le micro du chanteur Vincent Bennett, et le remplacent, connaissant les paroles en anglais par cœur et assurant avec brio les screams et growls. Le ton est donné, et l’ambiance est surchauffée ! Le quintet jouera là son répertoire le plus musclé, totalement adapté aux circonstances d’un tel festival. Si le son de batterie n’est pas des agréables (un peu trop de réverb’), le rendu sonore est énorme, et le public totalement ravi. Mosh parts endiablées, pogos, violent dancings, tout y passe, dans la joie et surtout la bonne humeur ! C’était une claque attendue, après leur récent passage au Hellfest (Altar), et The Acacia Strain n’a pas démérité. C’était même ici plus appréciable. Enorme !

Crédit photo : Corentin Charbonnier


Samedi 06/07/2024

15h30 : Si les organismes ont déjà souffert la veille dans le pit de l’Oésia après une habituelle soirée karaoké en guise d’after, ce second jour de Riip Fest débute en milieu d’après avec Hook And Bones. Les Normands mettent le feu direct sans crier gare grâce à un punk/hardcore énergique et très efficace. Cela commence fort ! Et c’est tant mieux !

16h30 : Puis c’est au tour des Auvergnats de No More Waiting qui bouclent là leur tournée de promotion scénique pour leur EP Tales Of Woe. Pas le temps de faire la sieste là encore. Varié et spontané, doté de riffs punk/hardcore plus recherchés par moment, le style du groupe clermontois s’avère relativement intéressant et frais. La fin du set se voudra plus lourde… Pendant ce temps-là, les fûts de bière commencent à manquer au bar, notamment à celui des artistes…

17h30 : On va nettement monter un cran dans la violence musicale avec nos amis belges de Fatal Move. Leur hardcore enflamme alors le pit du Riip Fest et son chanteur, véritable frontman branché au 220 volts, arpente la scène, n’hésitant pas à communiquer en anglais, le groupe originaire d’Anvers étant flamand. Leurs influences rappellent Hatebreed ou Lionheart, un hardcore/metal extrêmement comme il s’en fait beaucoup en Europe ou outre-Atlantique, et qui colle parfaitement aux attentes du public du Riip Fest. Les violent dancings deviennent monnaie courante dans le pit, mais pas de crowd killing, non, car c’est pas le genre de la maison ici…

18h30 : Place au thrash metal des locaux de Verbal Razors avec un guitariste, Mathieu Loublier, aux riffs savamment exécutés et au jeu véloce qui impressionne toujours sur sa Flying V. Alors que l’on a pu croiser les quatre Tourangeaux en mai dernier un peu partout en France (festival Betizfest de Cambrai (59) dans Ch’Nord, ou bien à Orléans (Dropkick Bar). Les titres s’enchaînent, avec son chanteur qui assure la communication sur scène entre deux brûlots thrash. Si son chant s’inscrit plus dans une lignée punk (le thrash étant hérité du heavy/speed metal et du punk justement), on aimerait peut-être entendre plus d’agressivité dans son timbre vocal. A voir sur un éventuel prochain album studio, successeur à By Thunder and Lightning (Deadlight Entertainment) paru il y a déjà quatre ans…

19h30 : Les Allemands de Words Of Concrete va à présent tout détruire, et dépasser les 100 db dans la salle de l’Oésia. Grâce à son hardcore beatdown de mammouth, le quatuor de Desde, après s’être offert une pause fraîcheur en centre-ville de Tours l’après-midi, s’impose comme un monstre sur la scène hardcore européenne. Ayant rapidement tombé le maillot, son chanteur fait presque concurrence à l’incroyable Hulk (et au chanteur à venir aussi de Harm’s Way) en exhibant sa musculature que les fans féminines des premiers rangs apprécieront derrière leur mobile. Néanmoins, son jeu de scène s’avère assez monolithique, marchant sur le devant de la scène dans le sens de la longueur.

20h30 : Voici la pause récréative que l’on attendait toutes et tous : Insanity Alert. Déjà vus et croisés à maintes reprises dans l’Hexagone, en festivals ou autres, mais aussi à l’étranger, ces Autrichiens énervés délivrent un thrash metal crossover déjanté et vitaminé, enfin surtout alimenté à la bière, normal pour des Tyroliens ! Son chanteur Heavy Kevy (enfin Kevin pour les intimes) a tout compris : bière, skateboard (il en a fait durant la semaine passée en Normandie, nous confiera-t’il en entretien backstage où l’on a littéralement vidé le frigo en sa compagnie), humour beauf, communication (à l’aide de panneaux successifs en aggloméré que les spectateurs se feront une joie de récupérer et casser), et surtout thrash’n roll !!

Résultat : le public en redemande, car trente minutes (comme pour les autres artistes), c’est bien trop court ! Alors nos gaillards vont miser sur l’intensité et enchaîner les missiles thrash, entre deux discours parfois un peu en français de la part de son frontman d’origine néerlandaise mais qui venait chaque été en vacances en France durant sa jeunesse… Sur des lumières colorées et festives, son guitariste Phil Gimpl alias « The Inphiltrator », dégaine ses plus beaux riffs, alors que la section rythmique emmenée par nous fait headbanguer comme jamais et les mosh parts se succèdent dans un festival de décibels. On pense beaucoup aux autres groupes qui récoltent un beau succès actuellement comme Crisix ou Municipal Waste. Avec seulement un nouvel EP 4 titres en poche, Moshemian Thrashody, sorti en mai dernier (Season Of Mist), ils joueront comme nouveautés des titres relativement courts (normal pour ce style musical) dont deux reprises, ou plutôt deux parodies (comme ils aiment à préciser car tous les textes sont revisités pour des raisons évidentes de droits d’auteurs) extraites de cet EP : « Moshemian Rhaspody » donc (tiré de Queen comme vous l’aurez deviné), et « Beer In The Dark » (inspiré par le fameux « Fear Of The Dark » du légendaire groupe de Steeve Harris). Tout simplement fun et jouissif !! Une belle récréation dans un univers hardcore parfois un peu trop conventionnel et dur…

–>> Interview d’INSANITY ALERT à retrouver très bientôt sur www.metalobs.com !

Pelbu (KNUCKLEDUST)

21h30 : Dans un registre plus sérieux à présent, place aux tôliers du hardcore outre-Manche : Knuckledust. Vus l’an passé au Superbowl of Hardcore de Rennes, et sans aucun nouvel album, EP ou split à proposer, les quatre Britanniques arrivent néanmoins ici en terrain conquis. Dans l’après-midi, nous croiserons le gang très décontracté, notamment son guitariste Wema, très concentré sur son mobile dans sa loge, en train de regarder en direct le match de foot Angleterre-Suisse (Euro masculin)… Très attendus par les fans de hardcore old school aux influences rap, genre popularisé dans les années 90 (en 1996 dans la capitale britannique précisément), Nic (basse), Ray (batterie), Wema, et le chanteur Pierre Pelbu, vont délivrer un set puissant mais classique, s’ouvrant par l’habituelle intro « The Return » tirée de leur premier LP culte Time Won’t Heal This (Blackfish Rec.) Tout le monde commence à bouger dans le pit, dans une ambiance toujours bon enfant. Sur la gauche, le toujours impressionnant Wema balance des accords typiques du hardcore sur sa guitare Les Paul, tout en prenant la parole de temps à autre pour faire bouger la foule qui lui rend bien, alors que le chanteur Pelbu, d’un air parfois peace & love, écume la scène de long en large avec un smile grand comme ça sur des petits pas de danse hip-hop.

Prônant la tolérance et le respect à plusieurs reprises, avec des revendications sociétales fortes, Knuckledust dégage toujours cette énergie communicative. Son guitariste sur la gauche de la scène n’hésite pas à haranguer le public entre les morceaux jusqu’à ce qu’il casse l’une de ses cordes. Autre incident survenant un peu avant la fin du show : un slammer effectue un stage diving, puis un second festivalier arrivera également dans le public au même endroit sur la gauche de la scène, celui-ci s’écroulant avec le premier spectateur en l’air qui fera alors une chute assez rude sur le sol… Très réactif, le groupe anglais cessa la musique et demanda de l’air et de l’aide, mais finalement ce ne fut rien de grave, fort heureusement. Pour meubler, Pelbu improvise une légère pause rendant hommage à notre jeunesse passée, et celle d’aujourd’hui avec la nouvelle génération représentée ce soir par une poignée d’enfants (équipés de protection sonore) présents sur le bas côté de la scène, avant d’interpréter encore deux titres de pur punk/hardcore bien énervé. Le chanteur s’écriera entre-temps : « One nation ! ». Un bon show classique de la part de nos quatre lascars, très disponibles ensuite au stand de merch’. D’ailleurs, le frontman nous confiera en aparté préparer tranquillement un nouvel album de Knuckledust pour 2026, pour l’instant sans label. Leur dernier LP, Songs Of Sacrifice, datant de 2016 (GSR Music) et leur toute dernière publication, l’EP …In Plain Sight (chez Bloodblast Rec.) remontant à 2021, il faudra donc encore prendre en mal en patience, mais de toute façon ce genre de musique se vit et se partage avant tout en live, la preuve ce soir…

22h30 : Changement d’ambiance avec nos Frenchys de Birds In Row qui tournent un peu partout à travers le monde, après avoir déjà donné des concerts outre-Atlantique avec par exemple les puissants Converge. Ayant annulé leur prestation au Hellfest en 2023, nous les avions croisés au festival Motocultor où là ils donnèrent une belle prestation. Défendant sans relâche leur dernier opus Gris Klein (chez Red Creek Rec., label de Johannes Persson (Cult of Luna) et Alexis Sevenier (ORA management)) depuis 2022, ils ne font jamais semblant sur scène, tout comme les précédents artistes d’aujourd’hui, à la différence près que l’émotion ainsi qu’une recherche plus mélodique et expérimentale constituent l’ADN du trio lavallois. A la fois trop brut pour certains festivals rock plus mainstream, ce soit ils font figure de style alternatif et plus rock avec le post punk/hardcore. Enchaînant leurs morceaux sans trop de communication, sauf quelques mercis et surtout un message clairement de mobilisation politique en cette veille de deuxième tour d’élections législatives dans notre beau pays, actualité oblige. Même si la plupart des gens ici viennent avant tout se changer les idées et écouter de la musique qui défoule, une partie du public n’appréciera pas forcément ce message, mais d’un autre côté, il faut des artistes engagés pour provoquer parfois cette prise de conscience, et de sursaut socio-politique. Et dans le cadre d’un festival hardcore engagé comme le Riip Fest, c’est donc tout naturel.

Le son est bon, quoiqu’il peut paraître un peu brouillon par moment pour tout distinguer et décoder, avec les divers effets et ces loops envoyés par moment par son chanteur/guitariste Bart au look plus que grunge ce soir. Les fans au premier rang sont ravis, d’autres plus circonspects. Après tout, il en faut pour tous les goûts dans un festival, et c’est une belle opportunité aux trois musiciens de démontrer de quoi ils sont capables en live tellement ils sont habités par leur musique. Ils ne joueront cependant pas ce soir d’extraits de leur album You And I In The Gap sorti en collaboration avec leurs (et nos) amis suisses de Coilguns sur le label Hummus Rec. de Jona Nido. « C’est logique » nous répondra en coulisses B. lors de notre entretien puisque Coilguns n’est pas de la fête au Riip Fest. Enfin, la dernière et ultime chanson sera carrément électro et hypnotique. Un beau show de la part de Birds In Row dont on attend un nouvel album studio sur lequel le trio bosse déjà. Ils sont vraiment sur tous les fronts…

–>> Interview de BIRDS IN ROW à retrouver très bientôt sur www.metalobs.com !

23h30 : Last but not least, voici les poids lourds du hardcore/metal de ce soir et tête d’affiche finale du festival : Harm’s Way. Le gang de Chicago n’est pas là pour rigoler, avec un son fort et massif, il va produire un show énormissime, tout en puissance, mais aussi avec groove. C’est ça que l’on apprécie chez le groupe straight edge, et les festivaliers ne s’y trompent pas. Avec cinq albums en poche, dont deux chez le géant Metal Blade et le petit dernier Common Sufferings paru l’an dernier, les Américains vont tout exploser, et tout le monde se lâche après le set plus intello de Birds In Row. Cela bouge à la fois sur scène que dans le pit. ça brasse, les infrabasses sont lourdes, le chanteur James Pligge impressionne par sa musculature et sa voix puissante, alors que l’on peut observer une croix sur chacune de ses deux mains tenant le micro.

Fin des hostilités après deux jours de totale réussite encore une fois pour le Riip Fest. Rendez-vous pour 2025, avec toujours autant de qualité et ce bon état d’esprit, même si l’on aimerait voir et surtout entendre plus de mixité sur scène parmi les artistes hardcore, avec pourquoi pas à l’avenir des groupes comme Gel, Bart, ou les vétérans de Walls Of Jericho et sa chanteuse Candice Kucsulain que nous connaissons bien à Metal Obs ? Aussi, une ou deux formations death metal, doom ou sludge (comme Konvent par exemple), histoire de varier les plaisirs en matière de brutalité, seraient les bienvenues, mais bon ce n’est peut-être là que des suggestions de notre part car après tout, ce qui fait aussi la force, c’est son indépendance, et ça, il doit le rester avant toute chose, sans aucun compromis. Affaire à suivre… [Seigneur Fred]

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