SABÏRE : Jätt

Jätt - SABÏRE
SABÏRE
Jätt
Glam metal
Listenable Records

Après un EP, divers singles, et un album live, voici Jätt, le premier opus studio de Sabïre, très bonne surprise de ce début d’été 2024. Si la formation, actuellement basée à Sydney en Australie, est menée par son leader Scarlett Monastyrski (guitare/chant) depuis 2010 suite à sa fondation du côté de Winnipeg au Canada, elle sévit principalement aux USA et en Amérique du Nord plus généralement où elle semble avoir déjà conquis son public grâce à son glam metal, ou plutôt acid metal, dirons-nous précisément. Il leur aura donc fallu quatorze ans pour nous offrir ce premier enregistrement, si l’on excepte Gates Ajar, un EP sorti en 2019 suivi du single en 2020 « Mistress Mistress ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour un premier LP, c’est un coup de maître ! Sabïre nous propose ici pas moins de quinze morceaux qui fleurent bon le heavy metal et le glam des années 80 !

La voix de son guitariste/chanteur peut surprendre au début, avec se son bardé de réverbération sur tous les titres, elle apparaît finalement très vite unique et inimitable à l’instar d’un certain Blackie Lawless (Wasp) ! De celle que l’on n’oublie pas… Pas de doute, passé l’intro « The Doorway (Entry) », Jätt nous invite à un voyage chaotique basé sur une thématique développée à travers plusieurs titres dont celui de clôture, « The Stairs (Exit) ». A vrai dire, nous sommes plongés dans le vif du sujet avec « Pure Fucking Hell », « Ice Cold Lust », ou « I’m A Rock » qui constituent des brûlots tout simplement irrésistibles, aux refrains accrocheurs et puissants. On en frissonne presque tant l’émotion est palpable. Jätt a été enfanté dans la douleur, la souffrance de son leader Scarlett Monastyrski, tombé dans la dépression suicidaire d’où il a puisé son inspiration pour enfanter des textes bien plus profonds et personnels que le style le laisse supposer. Des morceaux comme « The Last Day », « Your Rending Hands », ou « Chained Down » vous transportent littéralement dans les tréfonds de son âme d’artiste torturée avec des titres plus lents et introspectifs ! Pour un premier long effort, quel effort ! Sabïre s’en sort haut la main et avec les honneurs ! [Pascal Beaumont]

Publicité

Publicité