UNEARTHLY RITES : Tortural Symphony of the Flesh

Déjà le second effort pour nos brutes scandinaves d’UNEARTHLY RITES qui remettent le couvert, ou plutôt les watts, deux ans après l’album remarqué Ecdysis (Prosthetic Records) sur la scène death/sludge metal avec leur son sale et brut, mais aussi grâce à leurs textes très personnels et engagés comme par exemple un discours ouvertement pro queer. Et derrière les apparences, se cache une jeune formation à l’expérience pourtant déjà riche dans son pays (la Finlande), avec une recherche quelque peu plus plus mélodieuse sur leur second album donc, intitulé Tortural Symphony of the Flesh, qui vient de paraître début avril 2026 chez Svart Records. Côté paroles, ils y mènent collectivement une lutte de tous les instants pour la bienveillance et l’inclusion dans notre société, comme nous l’ont expliqué deux de ses membres à la sortie de leur journée de labeur… [Entretien réalisé par Zoom avec Jennika (basse/chœurs) et Simo (guitare) par Seigneur Fred – Photos : DR]

Tortural Symphony of the Flesh - UNEARTHLY RITES
UNEARTHLY RITES
Tortural Symphony of the Flesh
Death/sludge metal
Svart Records

Avis aux amateurs de death & sludge metal !! Et de décibels… mais pas que !! UNEARTHLY RITES nous offre un second méfait violent, lourd et bien gras, mais derrière les apparences de cette production brute made in Finland, Tortural Symphony of the Flesh présente plus de subtilités cette fois dans sa conception par rapport à son prédécesseur Ecdysis paru en 2024 sur le label californien Prosthetic Records. On peut y déceler avec un peu de patience et d’apprivoisement quelques rares bouts de mélodies, voir même quelques soli de guitares noisy intéressants, notamment développés par le guitariste Simo que nous avons interviewés. Il y a presque, par moment, un peu de lumière et une once d’un début de mélodie dans les morceaux comme si un éléphant marchait par moment sur des oeufs, vous voyez l’image ? Si les singles « Solstice » ou « Ignis Fatuus » ne font pas de quartier, dans leur développement alambiqué, il y a finalement plus de subtilité qu’on pourrait l’imaginer. Le combo finlandais va donc un peu plus loin ici que sur son premier méfait…

Mais la nuance est subtile, encore une fois… Si côté chant, les growls de la mystérieuse chanteuse Sisli sont monstrueux au micro, épaulés par ceux de la bassiste Jennika aux multiples side-projects (en interview vidéo en haut de cette page), ils écrasent des compos déjà extrêmement massives, malsaines, et violentes.

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