Haliphron récidive déjà, un an après un premier effort plutôt réussi nommé Prey, quoi qu’un peu trop inspiré des œuvres de Dimmu Borgir, Fleshgod Apocalypse ou Hollenthon peut-être… Bref, nos Bataves ont retenu la leçon des critiques et persévèrent dans ce qu’ils ont entrepris avec passion (il était convenu que si ça ne fonctionnait pas dès le départ, ils arrêteraient tout net après leur premier album). Tous les curseurs ont donc été montés : production solide signée Andy Classen, riffs plus concièrement death metal, jolis soli parfaitement intégrés et pas pompeux, chants extrêmement convaincants de Marloes (growls, screams, et même un petit chant clair) pour un résultat vraiment puissant mêlant death metal néerlandais et black/dark metal symphonique de haute volée. Sur Anatomy of Darkness, le sextet hollandais affine même son style, grâce notamment à des orchestrations plus travaillées et personnelles signées (qui ne jouera plus en live par contre et sera remplacé par des samples, comme Septicflesh depuis longtemps). Haliphron a déjà tout d’un grand, et leurs concerts l’ont déjà prouvé en live. On les attend de pied ferme à présent en France, terre de leur actuel label qui a lancé la carrière d’un certain Gojira… [Seigneur Fred]
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