KHEOS : Oxymore

Le quatuor lillois KHEOS possédait jusqu’à maintenant un seul EP, Down To Hell, (2018) dans sa besace. Le 4 mars 2026, les Nordistes ont sorti l’artillerie lourde avec leur premier long format baptisé Oxymore, qui se veut une œuvre moderne et brutale, dans la lignée d’un LORNA SHORE, par exemple, mais aussi des récentes énormes sorties metalcore nord-américaines plus généralement (OV SULFUR, OF MICE & MEN, etc.). Et pour faire plus ample connaissance, l’ensemble du groupe français a bien voulu se prêter au jeu de l’interview filmée. Et on remercie encore nos Ch’tis coreux ! [Entretien vidéo réalisé avec le groupe entier par Zoom par Norman « Sargento » Garcia – Photos : DR]

Oxymore - KHEOS
KHEOS
Oxymore
Deathcore/metalcore
Autoproduction

Oxymore débute par un « Immortal Warfare » ultra violent, dans un registre deathcore symphonique à la Lorna Shore (et Cyril « Hunter Blxck » de SOLAR ERUPTION en guest) avec une touche très moderne, notamment avec une fin électro.

Le second morceau « Wrath Of Cronos », après une intro au piano continue le travail de sape, blasts beats et riffs de guitare acérés à l’appui, et toujours avec une bande son théâtrale et un tempo des plus élevés. En seulement deux titres, nous voilà déjà un genoux à terre !

Avec « Against The Gods » et son intro digne d’un Carrie Au Bal Du Diable, des touches plus metalcore et djent commencent à apparaître, une partie du chant se diversifie également, mais l’ensemble reste violent et dans la mouvance des deux premiers titres. Les 3 morceaux suivants, « We Are Chaos », « Macabre » avec Valérie Chantraine de PENUMBRA, et « Where Sunshine Cannot Be Met » sont eux du même acabit.

C’est alors que « The Figure Of Echo » marque un véritable changement de cap pour cette seconde partie d’album. Telle une Face A et B d’un bon vieux vinyle. On y retrouve une alternance chant clair – chant hurlé, des sonorités toujours plus électro mais aussi typées djent. Et cela fonctionne plutôt bien !

« Lost In The Circle » continue dans la même voie, avec un aspect encore plus mélodique, idem pour « Jikan », l’un des meilleurs morceaux de l’album, bien metalcore moderne, où les growls ne sont pas pour autant délaissés.

« Home » commence lui par un début de morceau à la LANDMVRKS et s’offre un duo plutôt sympathique avec Oriane Ame (AHNA). Vous l’aurez compris, l’avant dernier titre « Echoes Of Tomorrow » reste dans la même veine, même un poil plus calme et toujours très mélodique, pour laisser place en guise de conclusion au mélancholique « Solitude Of Kaonashi ».

Oxymore est donc un premier opus qui porte plutôt bien son nom, avec cette parité de styles bien installée, le deathcore symphonique d’un côté, et le metalcore moderne de l’autre, que le quatuor venu du Nord a préféré proposer plutôt que de faire un choix entre les deux, ce qui aurait certainement été un crève-cœur. [Norman « Sargento » Garcia]

KHEOS au complet

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