LOUDBLAST : Back to (old) school

C’est bien connu : c’est dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe ! Après un Manifesto frontal et plus moderne publié en pleine pandémie pour lequel Metal Obs fit un numéro hors-série en novembre 2020, la légende du death/thrash metal français effectue une sorte de retour aux sources sur son neuvième manifeste intitulé Altering Fates And Destinies qui sonne carrément old school. Son incontournable leader nous en a dit plus. [Entretien intégral réalisé par Zoom avec Stéphane Buriez (guitare/chant) par Seigneur Fred – Photos : DR]



La dernière fois que l’on s’est croisé, c’était il y a un an en festival lors d’un excellent concert avec ton side project T.T.T. pour une belle leçon de reprises thrash en pleine journée, et tu m’avais alors parlé d’enregistrer un nouvel EP ou bien un album studio avec T.T.T. ?
Alors pour T.T.T., non, il n’y a pas de projet d’album ou EP studio. Pour l’instant, avec Tribute To Thrash, le but est avant tout de se faire plaisir en faisant des reprises qu’on adore depuis que l’on est gamins, mais ça reste du live. Ce dont je t’avais parlé à l’époque, c’était en fait un EP de reprises en cours d’élaboration, mais pour Loudblast ! Pas T.T.T. ! Il sortira plus tard pour nos quarante ans de carrière… (sourires)

Ah d’accord ! En attendant, Loudblast sort son neuvième album studio Altering Fates And Destinies, disque que j’ai trouvé assez personnel et old school, je me trompe ?
Oh, je t’avouerai que je ne compte plus à force ! (rires). Mais oui, tu as vu juste, ton impression est bonne…

Parle-nous du premier single « From Beyond II (The Return) » extrait de ce nouvel album et qui fait suite à ta version de 1989 sur Sensorial Treatment. Cherches-tu à faire un triptyque comme le « Requiem » de Celtic Frost qu’a enfin achevé Tom G. Warrior avec Triptykon ?
(sourires) Tu sais, je suis déjà en train de composer autre chose… En fait, c’est surtout le thème que j’ai repris ici de « From Beyond » même si ce sont des paroles plus personnelles inspirées de ma vie de ces dernières années, à travers des métaphores, bien sûr, des images, car si je racontais simplement ma vie, on se ferait chier ! (rires) Disons que l’on peut se diviser en deux parties l’album, avec des textes tirés aussi de la littérature de Lovecraft que j’adorais étant plus jeune et que je relis toujours même si parfois c’est un peu lourd. (rires)

Question qui tue : pourquoi fais-tu appel à HK Krauss (Acod, Mercyless, Exocrine, Georgous, Bloodorn, The Order Of Appolyon, Toter Fisch…) en studio du côté de Clisson, et ne produis-tu pas toi-même l’album alors que c’est ton métier et que tu as produit bon nombre d’albums d’autres groupes ?
Non, pour Loudblast, je ne veux plus. J’aime avoir un avis extérieur, et que l’on me dise aussi « stop » à un moment donné quand on est en studio et que l’on retravaille sans fin les chansons. Mais là, je le fais déjà plus ou moins en amont le travail en pré-produisant des maquettes de tout l’album au départ avant d’apporter ça en studio et tout enregistrer. Sinon, il a déménagé, comme moi, il n’est plus à Clisson mais plus près de Chatres, par chez moi…

Tu ne regrettes pas cependant que Manifesto soit paru en pleine pandémie et de ne pas avoir attendu d’y voir plus clair pour le sortir et repartir en tournée au bon moment en 2022, quand les concerts commençaient alors timidement à reprendre dans le monde ?
Ça n’a pas été la meilleure période, c’est sur, comme pour bon nombre d’artistes, mais sans savoir ce qui allait advenir, non je ne regrette pas. Il fallait le sortir, et cela m’a permis en attendant de le jouer en concert.

–>> LE RESTE DE CETTE INTERVIEW AVEC STEPHANE BURIEZ EST A DECOUVRIR EN VIDEO CI-DESSOUS :



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