METAL CHURCH : Dead To Rights

Dead To Rights - METAL CHURCH
METAL CHURCH
Dead To Rights
Heavy/thrash metal
Reaper Entertainment Music

Alors que l’on croyait Metal church sorti d’affaire après la publication de Congregation Of Annihilation en 2023 (chez Rat Pak Records), que nenni !! Pourtant, grâce à un tout nouveau line-up très convainquant laissant espérer le meilleur pour la suite, ces dernières années furent nettement plus compliquées que prévues. En effet, une fois de plus, son leader incontesté Kurdt Vanderhoof se retrouva seul après la défection tous les membres de la formation à savoir Marc Lopes (chant), Steve Unger (basse), et le batteur Stet Howland (W.A.S.P.)… Bis repetita… Mais voilà, Metal Church a la peau dure depuis ses débuts en 1980, alors sous le nom de Shrapnel. Et malgré les changements incessants de line-up conduisant même parfois à plusieurs splits du groupe américain, son guitariste Kurdt Vanderhoof porte toujours en lui cette volonté indestructible de poursuivre l’aventure et de ne jamais lâcher l’affaire, quoi qu’il arrive.

C’est donc avec un nouvelle équipe haut de gamme, comprenant l’ancien leader de Vicious Rumors, Brian Allen, au chant ; le bassiste original de Megadeth, David Ellefson (actuel DIETH que nous avions interviewé en 2022) ; et le batteur Ken Mary de Fifth Angel et Flotsam & Jetsam (qui s’apprête d’ailleurs à sortir un nouvel opus cet été 2026), ainsi que le guitariste historique Rick Van Zandt. Bref, du beau monde ! Un vrai casting de rêve qui nous offre le bien nommé Dead To Rights, quatorzième album de cette légende inébranlable du heavy/power/thrash metal US. Comprenant dix morceaux, ce brûlot 2026 sonne comme un véritable retour aux sources pour Metal Church, à l’époque de son album éponyme (1984) et The Dark (1986), c’est-à-dire la meilleure époque (pour les fans nostalgiques) ! De quoi donc ravir tous les aficionados de la première heures, ces disques étant la référence absolue en matière de heayv/thrash, version Metal Church, bien sûr ! L’arrivée de ce line-up de mercenaires ouvre sans conteste un nouveau chapitre dans l’histoire de « l’Eglise du Metal ». On peut même affirmer que cet enregistrement studio constitue un défi important en sot, surtout avec ce changement de vocaliste, un exercice souvent difficile à gérer dans une formation de telle envergure…

D’emblée, Brian Allen met justement les pendules à l’heure au micro avec un chant impressionnant, très haut perché se rapprochant de David Wayne parti trop tôt (R.I.P.) qui a sévi sur les deux premiers opus avant de réintégrer les rangs une dernière fois en 1998 avec un Live et un enregistrement studio, Masterpeace, en 1999. Et c’est “Brainwash Game“, second single, qui ouvre la galette de manière saisissante. Il vous attrape immédiatement vous donnant la folle envie de headbanguer, tout comme avec le très speed “F.A.F.O.“ premier single initialement paru. On revient en force avec ce son si caractéristique de Metal Church. Les brûlots s’enchainent alors : “Deep Cover Shakedown“, “Feet To the Fire“, et “Wasted Time“, tous soutenus par une production monumentale signée comme d’habitude par Kurdt Vanderhoof himself, et mixé et masterisé par Zeuss (Queensryche, Iced Earh, Heaven, Hatebreed…) aux fameux Planet Z Studios. Et que dire de “Dead To Rights“ et sa rythmique puissante juste phénoménale, tout comme les parties vocales de Brian Allen encore une fois, vraiment convaincantes. Derrière les fûts, Ken Mary est impérial. Celui-ci offre un jeu de batterie hallucinant soutenu par la basse de David Ellefson. Prenez le morceau “The Show“ et ce break guitare/basse suivi d’un solo de gratte de haute volée, quelle force ! Les solos sont brillants tout du long sur Dead To Rights, sans être démonstratifs. Ils sonnent comme jamais. Metal Church ne cesse de ressusciter comme si il était immortel finalement, ou plutôt éternel, comme s’ils avaient toujours été là. Dead To Rights est une réussite absolue que l’on attendait plus vraiment, et qui nous replonge dans ce qu’il sait faire de mieux. Le groupe californien (d’origine, à présent relocalisé à Aberdeen, la ville de Kurt Cobain, dans l’état de Washington) revient plus que jamais inspiré et brillant, c’est juste une véritable leçon de thrash à l’ancienne qui pose les bases ancrées dans les Eighties, forcément. “No Memory“ et “Heaven Knows (Slip Away)“ sont plus dans des tempos heavy/thrash accrocheurs et mélodiques, toujours avec ce chant qui marque les esprits, quelle voix !

Avec son quatorzième méfait, Metal Church se présente dans une forme olympique et nous propose une cuvée millésimée heavy/thrash de très belle facture avec un line-up de grande classe. Maintenant, espérons juste que ca dure ! [Pascal « heavy » Beaumont]

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