Même si The New Flesh est un album qui envoie une férocité rare, c’est aussi le disque le plus viscéral et chargé en émotions de toute la discographie de Sylosis. Tout d’abord, son titre, The New Flesh, en relation avec le fait d’accepter qu’on va tous crever tôt ou tard… « On espère qu’il y a un truc après, mais franchement, même le néant ce serait pas mal après tout ce bordel ! ». Propos de Josh Middleton, le guitariste/chanteur du groupe anglais originaire de Reading (vous savez, la ville du fameux festival de rock !)
Avec ses onze titres, nos quatre musiciens affichent une impressionnante maturité sur cette septième bombe de thrash metal moderne à tendance metalcore. Et durant leur passage à Paris le 10 février dernier à la Machine à Paris, on a eu le droit à trois nouveaux titres en live : « Erased », « All Glory No Valour », » The New Flesh. Une ambiance de metal extrême de dingue avec circle pits en veux-tu en voilà, crowd surfings et death walls ! Bref, tout ce que l’on aime. Et notre morceau préféré, s’il fallait faire un choix parmi tous ces excellents missiles figurant sur cette nouvelle galette anglaise, serait certainement « All Glory, No Valour », avec de gros riffs, des changements de tempos du presto au moderato, voire du très lourd, avec ce refrain scandé « All Glory, No Valour » ! ».Tout aussi qualitatif, le single « Lacerations » dévoile des mélodies superbes avec des voix en alternance, claire ou gutturale.
Plus classiques dans leurs morceaux de death/thrash mélodique « Miror » Miror » et « Spared From The Guillotine ». Si « Adorn My Throne » débute dans le calme c’est pour mieux rugir de riffs par la suite. Du thrash avec leur titre éponyme The New Flesh parti sur les chapeaux de roue. Le point d’orgue dans cet album, c’est également « Everywhere At Once », une ballade dévastatrice où Josh Middleton livre ses tripes sur l’angoisse de laisser ses gosses derrière lui pour partir sur la route. Ce titre prouve que le quatuor a clairement encore gagné en élégance et en maturité, comme déjà indiqué, tout en envoyant valser les étiquettes habituelles du genre. L’album est aussi porté par un sentiment d’urgence : l’horreur face à l’état du monde et une haine pure contre la noirceur de l’humanité banale.
Le verdict : Du riff, du vrai. Sombre, destructeur, mais d’une précision chirurgicale : Sylosis est au sommet de son art. Le « reset » entamé avec The Sign Of Things To Come s’est transformé en une machine de guerre inarrêtable. Si vous cherchez du gros son qui brise des nuques, c’est là que ça se passe. Comme le conclut Middleton lui-même : « Moi, ma religion, c’est le culte du riff ». [Martine Varago]
=> INTERVIEW DE SYLOSIS A RETROUVER BIENTÔT ICI !
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