Attention, talent !! Et français, qui plus est, encore une fois ! SKAPHOS a réenregistré certains morceaux issus de ses 2 premiers opus, Bathyscaphe et Thooï, pour accoucher d’un faux 4ème album studio intitulé The Descent tout simplement énorme en matière de death/black metal !! Un an à peine après Cult of Uzura, le quatuor lyonnais vient donc atomiser la concurrence avec des titres gonflés à bloc, et part en tournée européenne en tête d’affiche en avril 2026 pour conquérir le Vieux Continent, et pourquoi pas traverser les mers pour conquérir le monde et faire trembler les monstres du genre !! Ne loupez pas SKAPHOS en live ! Ils seront notamment à l’affiche du festival @MotocultorFestProd le 14/08/2026 ! Pour fans de : BEHEMOTH, HATE, SVART CROWN, TOWERING, INCANTATION, IMMOLATION, etc. Un grand merci à Jérémy (guitares/chœurs) pour sa disponibilité alors qu’ils’apprêtait à partir en tournée ! [Entretien vidéo réalisé par Zoom avec Jérémy (guitares, chœurs) par Seigneur Fred – Photos : DR]
Que vous soyez fan de l’œuvre de HP Lovecraft, de Vingt Mille Lieues Sous Les Mers de notre Jules Vernes national, ou de la série TV US River Monsters, et bien sûr, de death & black metal, il faut absolument vous plonger dans les abysses musicaux des Lyonnais de SKAPHOS ! Originaire de Lyon, ce quatuor né en 2018 a déjà publié trois albums studio, Bathyscaphe (2020), Thooï (2022), et Cult Of Uzura (2025). Mais The Descent qui sort en avril chez le label français Les Acteurs de l’Ombre Productions (LADLO pour les intimes) n’ajoute point un quatrième album studio en tant que tel dans leur déjà riche discographie, puisqu’il ne fait que reprendre une sélection de morceaux figurant sur leurs deux premiers opus. Ceux-ci ont été néanmoins réenregistrés ici pour l’occasion avec une production sonore tout bonnement énorme, afin de mieux percevoir toute la puissance déjà naissante de leurs compositions maousses costaud ! Au delà donc du fait qu’il ne s’agisse pas d’un nouvel album en tant que tel, pour autant, il s’écoute dans une grande fluidité artistique, et dans une intensité qui vous prend en haleine tout au long des trente-trois minutes que dure The Descent. A commencer par le terrible titre d’ouverture, « Nese Ende », signifiant en quelque sorte « Si vous ne le faites pas » en latin, la plupart des titres ayant été rebaptisé pour l’occasion. Entre riffing tranchant entrecoupé de quelques arpèges, rythmiques belliqueuses aux breaks ravageurs, et chant guttural rageur, on est scotché si l’on ne connaissait pas déjà Skaphos. Certains croiront entendre le nouveau Behemoth ou Belphegor, et bien non !! S’enchaîne alors sans crier gare « Okean », d’une construction remarquable, avec tout autant d’intensité mais peut-être plus de linéarité cependant. Le single « Mireborn », tel un monstre née dans les profondeurs des marais, met ensuite tout le monde d’accord, avec son côté puissant et surtout poisseux, et malsain.
Si le chant de Stéphane Petitjean officie clairement dans un death metal sombre et véloce, à l’instar d’un Immolation (dont le dernier album Descent est aussi une réussite, lire notre chronique ici), il digresse parfois vers un black/death metal rappelant donc Behemoth ou Hate. C’est extrêmement sombre et malsain, et la mélodie à la fin de la chanson sous des cris diaboliques nous entraîne un peu plus dans l’univers de Skaphos. D’une vélocité incroyable, « Ube » jette l’ancre un peu loin encore, avant que les choses se tempèrent un peu, puis repartent au galop. Puis la chanson-titre, avec sa superbe mélodie d’intro, nous entraîne dans les eaux troubles de l’univers de Skaphos encore une fois, et inlassablement on coule sous le poids des riffs et des rhythmiques sans pitié. Le terrible après un peu plus d’une minute de lutte pour remonter à la surface nous surprend, et provoque des mosh parts écrasantes, puis ça repart à 300 bpm au moins…
Avec « Horror Squid », vous ne mangerez plus du calamar en antipasti comme avant, et vous repenserez forcément au calamar géant face Capitaine Nemo dans le film Vingt Mille Lieues Sous Les Mers. On retrouve alors ce côté lourd et sombre du blackened death metal des regrettés Svart Crown (leur chanteur JB Le Bail officiant désormais dans Igorrr). Les riffs dissonants et ce chant torturé ravivent chez nous ce manque sur la scène metal française, récemment hérité chez le jeune groupe Towering. L’influence d’un groupe sous-estimé comme Ulcerate est également perceptible ici. Enfin, dans la même lignée, les morceaux « The Brine Seal » et « Mariana Tomb » (baptisé à l’origine « La Tombe des Mariannes ») concluent ces hostilités encore une fois puissantes, intenses, et incroyablement evil. Et au final, on ressort à la fois lessivé de l’écoute de cette trentaine de minutes de death/black metal, mais avec une banane énorme, et on ne demande qu’à voir Skaphos en live pour voir s’exprimer toute cette rage et ce potentiel ! Car mine de rien, même si The Descent est encore une fois pas un album à proprement parler, mais une compilation de titres réenregistrés pour l’occasion, il en ressort un gros travail de réarrangement et de réinterprétation, et surtout de cohésion artistique. [Seigneur Fred]

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