Mine de rien, DANKO JONES fête ses trente ans de carrière en 2026, le combo de hard rock de Toronto ayant débuté en 1996 et s’offrant de belles opportunités durant sa carrière en partageant la scène avec les plus grands du rock, que ce soient les ROLLING STONES en 2006 ou en ouverture des GUNS’N ROSES en 2010 au Canada et à travers le monde. Trois décennies où DANKO a toujours maintenu le cap, un parcours très régulier qui nous propose régulièrement (tous les deux ans) un nouvel opus avant de repartir sur les routes, notre ami adorant ce rythme infernal et à la fois très régulier, même s’il apprécie être chez lui au calme comme un lendemain de fièvre du samedi soir, les concerts sur la route étant comme une fête chaque soir avec le public. Sorti fin 2025, Leo Rising succède à l’album Electric Sounds paru deux ans plus tôt et qui reste dans un esprit punk rock à tendance hard rock sans fioriture mais terriblement efficace, ça sent la sueur et la testostérone, la pureté d’une musique qu’il aime défendre par-dessus tout live ! Danko Jones ne triche pas et reste un fan dans l’âme. Quel plaisir de pouvoir échanger avec le sieur Danko et d’en savoir un peu plus sur cette excellente douzième galette mais aussi connaître sa passion pour Kiss dont il reste toujours un fan absolu. En pleine tournée européenne avec Tuk Smith & The Restless Hearts, nous avons discuté de bon matin avec l’artiste au parcours impressionnant alors qu’il s’apprêtait à se produire live au Trabendo en novembre 2025, concert explosif ! [Entretien réalisé par Zoom avec Danko Jones (guitare/chant) par Pascal « heavy » Beaumont – Photos : DR]
Danko Jones est du genre régulier, il le dit lui-même : il adore le rythme album/tournée qui s’enchaine sans jamais s’arrêter, sans temps mort, pas d’étonnant donc de le voir redébouler avec Leo Rising sous le bras, deux ans après Electric Sounds. Pour son douzième bébé, l’artiste canadien ne déroge pas à son style et nous propose du bon punk rock/hard rock sans fioriture mais très efficace à l’instar des deux singles “What You Need“ et “Everyday Is Saturday Night“, très festifs et taillés pour la scène, accompagns tous deux de vidéo clips plutôt réussis, écrits, réalisés et montés par le cinéaste italien Giacomo Triglia (Måneskin, Dolce & Gabbana, Jovanotti). Ceux-ci ont été captés à Osaka (Japon) de nuit pour la plupart du temps avec Lidia Passarelli. Aucun morceau du nouvel album n’excède ici les 3 minutes 30, et c’est aussi ça la force de Monsieur Jones : précision, concision, efficacité. Ici on mise avant tout sur l’énergie et la puissance, toutes deux alliées à des refrains accrocheurs comme sur “Love It Louder“. C’est brut de pomme et percutant, et même parfois un peu plus sombre comme avec « Gotta Let It Go » ou « I’m Going Blind » dotés de textes plus introspectifs… Leo Rising ayant été produit par leur fidèle comparse depuis de nombreuses années, Eric Ratz (Monster Truck, Billy Talent, Arkell, Cancer Bats…), et masterisé par Harry Hess, le son est donc en parfaite osmose pour servir les onze morceaux proposés ici. Ça sent la sueur et les tripes, car Danko Jones ne fait pas semblant (souvenez-vous son épisode il y a une dizaine d’années avec un œil bandé suite à une opération et il continuait sans relâche ses concerts), sur la route ou en studio, chaque titre a pour unique but de marteler votre crâne avec des riffs assassins et une rythmique implacable : “Hot Fox“, “I Can’t Stop“, “Too Slick For Love“ le tout étant taillé pour la scène, là où Danko Jones prend toute sa dimension.
Ce grand fan de Kiss devant l’éternel leur rend une fois de plus hommage à travers “Diamond In The Rough“, un morceau qui fleure bon les seventies inspiré des premiers disques de Kiss (voir notre chronique de la réédition de Dressed To Kill ici). D’ailleurs, on retrouve avec plaisir notre ami Marty Friedman (ex-Megadeth, Cacophony), avec lequel nous nous étions entretenus en 2024 pour son album solo Drama, délivrant un solo magistral comme il sait si bien le faire… Pas de doute, « Diamond In The Rough » constitue assurément d’un des meilleurs titres de la galette, accompagné là-encore d’un vidéo clip très réussi réalisé par Patric Ulleaus mettant en scène Wicked Kisser, un groupe de reprises de Kiss en parodiant le film Kiss Meets The Phantom Of The Park sorti en 1978. Vraiment hilarant !
Leo Rising s’inscrit en toute logique dans la continuité des onze opus précédents du prolifique guitariste/chanteur canadien, procurant une décharge de rock hard teinté de punk puissant et accrocheur qui vous met à terre, et vous donne une irrésistible envie de taper du pied et de headbanguer. En résumé, Danko reste fidèle à Danko, à ses racines, et c’est très bien ainsi. [Pascal « heavy » Beaumont]
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