Acteurs du doom metal contemporain, mais aussi enfants de Vangelelis, Pink Floyd et de Stanley Kubrick, les Français de Monolithe pourraient être tout ça à la fois, tels les héritiers artistiques des illustres noms précités. Mais depuis leurs débuts sur la scène metal parisienne un beau jour de 2001 (tiens donc, comme un certain film 2001, L’Odysée de l’Espace qui leur inspira le nom du groupe avec le fameux monolithe), Sylvain Bégot et ses différents musiciens et complices ont très vite façonner leur propre univers, leur style musical (un doom/dark metal que nous qualifierons de progressif), avec ses codes et ses histoires futuristes et dystopiques, sans se soucier des formats et durées de chansons (leur quatre premiers opus ne contenaient qu’une seule plage de plus de 50 mn !), créant eux-mêmes leur terrain de jeu mais aussi leurs propres limites. Alors que Okta Khora nous avait totalement captivé en 2019, et deux ans après leur très bon Kosmodrom sorti à la fin de la pandémie en 2022, le sextet francilien nous livre Black Hole District, un fantastique dixième opus où tout tourne autour des chiffres 1 e 0, et donc de 10. Présentations et explications par le cerveau de Monolithe. [Entretien réalisé par Zoom avec Sylvain Bégot (guitare, claviers, programmations) par Seigneur Fred – Photos : DR]

-> Single video « Sentience Amidst The Lights » extrait de l’album Black Hole District (Hammerheart Records)
-> Single video « On The Run to Nowhere » extrait de l’album Black Hole District (Hammerheart Records)
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