#Aorlhac

La dix-septième édition du Motocultor 2026 s'est achevée tard dans la nuit du 16 août à Carhaix, et ce, pour la quatrième fois consécutive sur le site des Vieilles Charrues. La clôture revenait à la tête d'affiche suédoise ARCH ENEMY qui se produisit sur la scène principale (Dave Mustage) dans la joie et la bonne humeur, à l'image de sa nouvelle chanteuse américaine tout sourire, Lauren Hart (ex-ONCE HUMAN) alors que nous les avions vus il y a deux semaines à peine dans la petite salle parisienne de La Maroquinerie. Cette édition du Motocultor s'est achevée aussi dans la chaleur (toute relative, nous sommes en Finistère) et la poussière. Comptant près de 61 000 spectateurs (sur la durée totale de l'évènement), soit une légère baisse de fréquentation par rapport au record historique atteint l'an dernier (62 500 personnes en 2025), nous avons passé une nouvelle fois d'excellents moments durant ces quatre jours de festivités. Il faut dire que l'affiche était tout bonnement énorme, allant des tôliers de JUDAS PRIEST, KILLERS ou VOIVOD, à des petits jeunes qui n'en veulent comme PILORI ou MONDE DE MERDE, en passant par les brutes de CRYPTOPSY, UNLEASHED, AORLHAC, ou bien encore MASS HYSTERIA, WITHIN TEMPTATION, ou les très rares GODSMACK (troisième venue française)...). Mais le but d'un festival réside aussi dans la curiosité et la découverte musicale...

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La scène metal extrême française a toujours été quelque peu à part. Marginalisée dans son propre pays, très souvent laissée de côté par les médias « officiels », y compris spécialisés , elle a souvent dû, contre vents et marées, avancer, évoluer, grandir quasiment seule, même si quelques groupes profitaient d'une petite lumière médiatique, pour ne pas mourir et surtout se démarquer des autres scènes extrêmes. Si on peut parler de scène metal suédoise ou celle norvégienne comme un tout (même si ce n'est pas une vérité absolue car il existe des différences parfois criantes), bien malin celui qui pourra définir en quelques mots la scène française. Quel rapport clair entre des entités aujourd'hui comme Agressor, Blut Aus Nord, Tanork, Monolithe, Gojira ou Sublime Cadaveric Decomposition si ce n'est leur origine hexagonale ? Fondé à l'origine en 2019 par le chanteur Spellbound d'Aorlhac sous le nom d'Asphodèle finalement mort né, son premier album, Jours Pâles, donnant ainsi naissance au projet éponyme...

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Pur projet personnel de Spellbound, chanteur et parolier d’Aorlhac, Jours pâles nous revient déjà sur la scène française avec un troisième opus. Après Éclosion, Tensions, voilà venue l’heure de la Dissolution. Un périple audacieux et intime dans la tête de Spellbound, un musicien à cœur ouvert, en décalage avec une société consumériste...

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Pour rappel, Jours Pâles est né de la dissolution d’Aspholède, side-project de Spellbound et Audrey Sylvain, qui a accouché d’un unique album intitulé Jours Pâles en 2019, donnant par la suite naissance au projet du même nom ici présent. Nous trompons-nous en y trouvant quelques échos dans le titre, Dissolution, de ce troisième opus de la formation toujours portée par Spellbound ? Sans doute pas tout à fait...

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Tensions est le second effort de Jours Pâles, le side-project de Spellbound, chanteur d’Aorhlac. Il s’inscrit dans la veine française de ce black metal catchy et entêtant, chanté dans la langue de Molière.

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Forts du succès de L’Esprit des Vents il y a déjà trois ans, nos nouveaux seigneurs du Black Metal occitan avaient alors évoqué la possibilité d’une suite musicale plus heavy où le rythme serait quelque peu ralenti. Que nenni !

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A l’heure où un méchant volcan se réveille en Méditerranée (bah oui, on avait oublié que les Îles Canaries étaient constituées de volcans plus ou moins endormis…), un autre, français celui-ci, se manifeste violemment dans notre contrée en Auvergne : j’ai nommé Aorlhac ! Il faut dire…

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